<?xml 
version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Busca Salsa</title>
	<link>http://www.buscasalsa.com/</link>
	<description>Site consacr&#233; &#224; la Salsa mais plus g&#233;n&#233;ralement aux musiques afro carib&#233;ennes. Articles, entrevues, traductions de chansons, chroniques de disques, Busca Salsa sera votre r&#233;f&#233;rence Salsa !</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Busca Salsa</title>
		<url>http://www.buscasalsa.com/local/cache-vignettes/L144xH90/siteon0-d510f.png</url>
		<link>http://www.buscasalsa.com/</link>
		<height>90</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&quot;Cha Cha with A Backbeat&quot; : Chansons et Histoire du Latin Boogaloo -3-</title>
		<link>http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,614</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,614</guid>
		<dc:date>2007-03-31T22:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juan Flores, Tito Diaz</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Traduction en fran&#231;ais d'un article de r&#233;f&#233;rence reprenant toute l'histoire du boogaloo.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.buscasalsa.com/-Boogaloo-" rel="directory"&gt;Boogaloo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.buscasalsa.com/local/cache-vignettes/L120xH117/arton614-e64a2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='120' height='117' class='spip_logos' style='height:117px;width:120px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un grand merci &#224; Tito Diaz pour avoir traduit ce texte tr&#232;s instructif de Juan Flores.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vu sa longueur nous l'avons publi&#233; en 3 parties :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;1&#232;re partie &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons' class='spip_in'&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;2&#232;me partie &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,613' class='spip_in'&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;3&#232;me partie ci-dessous.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;BuscaSalsa&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;BYE-BYE BOOGALOO&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Le Boogaloo n'est s'est pas &#233;teint tout seul. Il fut aid&#233; par des vieux bandleaders envieux, quelques promoteurs de danse et un c&#233;l&#232;bre disc-jockey latin&quot;.&lt;/i&gt; En 1969, exactement trois ans apr&#232;s son entr&#233;e explosive sur la sc&#232;ne musicale new-yorkaise, le Latin Boogaloo avait disparu et la plupart des musiciens impliqu&#233;s, les plus jeunes comme les a&#238;n&#233;s, sont d'accord avec l'explication de King Nando sur le rapide d&#233;clin du Boogaloo. &lt;i&gt;&#171; Nous &#233;tions les groupes les plus chauds du moment et on attirait les foules. Mais jamais on ne se trouvait en haut de l'affiche et jamais nous ne touchions d'importants cachets. Les leaders de groupes de Boogaloo &#233;taient forc&#233;s d'accepter les &#171; contrats tout compris &#187; qui nous emmenaient de gauche &#224; droite partout dans la ville...une heure l&#224;, une heure l&#224;-bas...juste pour changer. Quand le bruit se r&#233;pandit que nous allions nous unir et ne plus accepter ces &#171; contrats tout compris &#187;, nos disques ne pass&#232;rent plus sur les radios. La p&#233;riode Boogaloo ainsi que la carri&#232;re de la plupart des directeurs d'orchestres Boogaloo &#233;taient finies. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien s&#251;r, certains ne regrett&#232;rent pas sa disparition ou ne la consid&#233;r&#232;rent pas comme une conspiration. Apr&#232;s tout, Le Boogaloo &#233;tait juste une danse passag&#232;re de la sc&#232;ne pop am&#233;ricaine et, en cons&#233;quence, vou&#233; &#224; une dur&#233;e de vie limit&#233;e et &#224; tomber dans l'oubli. Le Latin Boogaloo signifiait beaucoup plus que cela. Il marquait une &#233;tape importante dans l'histoire de la musique latine et servir comme expression des cultures portoricaines et Afro-am&#233;ricaines durant ces ann&#233;es cruciales de leurs exp&#233;riences &#224; New-York. Mais au nom du Boogaloo, plut&#244;t que le concept plus &#233;tendu de Latin Soul, le style &#233;tait condamn&#233; &#224; &#233;chouer. Une nouvelle g&#233;n&#233;ration de jeunes Latinos &#233;mergeait, &#224; la recherche eux aussi quelque chose qui leur appartenait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La &lt;i&gt;&#171; grande sensation &#187;&lt;/i&gt; suivante dans la musique latine &#224; New-York allait s'appeler &lt;strong&gt;&#171; Salsa &#187;&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;&#171; Disparu le Boogaloo ?&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Je suppose que oui. Et vous savez, dans un sens, tant mieux&#8221;.&lt;/i&gt; Willie Torres, le vocaliste et compositeur exp&#233;riment&#233; dont le Boogaloo fut juste une &#233;tape dans sa carri&#232;re, se trouva soulag&#233; quand la fi&#232;vre retomba. Il nuance cependant son jugement quand il se rappelle le vrai plaisir qu'il avait &#224; jouer de la musique &#224; l'&#233;poque. &lt;i&gt;&#171; Un Vacilon &#187;&lt;/i&gt; dit-il &lt;i&gt;&#171; c'&#233;tait quelqu'un de stupide &#187;.&lt;/i&gt; Il ne continua pas sa carri&#232;re apr&#232;s le Boogaloo, quittant le business de la musique en 1970 pour devenir chauffeur de bus de la MTA. Mais il se consola en voyant que les vrais musiciens, qui s'&#233;taient brusquement retrouv&#233;s hors jeu par la folie du Boogaloo, eurent une nouvelle opportunit&#233; de revenir sur l'avant plan pour d&#233;montrer leurs capacit&#233;s. &lt;i&gt;&#171; C'est un fait certain que de jeunes talents ont &#233;t&#233; bloqu&#233;s, mais regardez &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Cheo-Feliciano-+' class='spip_in'&gt;Cheo Feliciano&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Eddie-Palmieri-+' class='spip_in'&gt;Eddie Palmieri&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Tito-Puente-+' class='spip_in'&gt;Tito Puente&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Ray-Barretto-+' class='spip_in'&gt;Ray Barretto&lt;/a&gt;, Larry Harlow... Eux et de nombreuses grosses pointures ont surv&#233;cu &#224; cette p&#233;riode Boogaloo et ont atteint d'autres sommets &#187;.&lt;/i&gt; Selon Willie Torres, la cause principale de la disparition subite du Boogaloo au b&#233;n&#233;fice de la Salsa, n'est pas &#224; chercher chez les musiciens eux-m&#234;me, mais chez &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-FANIA-+' class='spip_in'&gt;Fania Records&lt;/a&gt;. Bien que la cat&#233;gorie Salsa ne fut pas d'actualit&#233; avant 1972, c'est la Fania qui lib&#233;ra la musique latine new-yorkaise du Boogaloo et de par l&#224;-m&#234;me, d&#233;finira le son des ann&#233;es 70 pour le public mondial. Ni le Boogaloo, ni le Shing-a-Ling, ni le Jala Jala, - ni la fusion R&amp;B ou les origines urbaines de la musique - ne prirent part &#224; l'aventure. Les musiciens du Boogaloo ne furent pas mentionn&#233;s dans les Fania All Stars, et aucun d'entre eux n'&#233;tait pr&#233;sents lors de cette nuit historique au Cheetah quand &lt;i&gt;&#171; Our Latin Thing &#187;&lt;/i&gt; fut film&#233;. Non pas que la Fania ait logiquement supprim&#233; ces rythmes, ayant &#233;t&#233; la premi&#232;re &#224; enregistrer Joe Bataan, Willie Colon et d'autres....&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leur inoubliable anthologie 60'Gold de 1983, qui comprend plusieurs classiques Boogaloo, est une preuve que leur strat&#233;gie marketing n'&#233;tait pas consistante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais Izzy Sanabria, parfois surnomm&#233; &#171; Monsieur Salsa &#187; pour son r&#244;le de ma&#238;tre de c&#233;r&#233;monie et d'&#233;diteur du &lt;i&gt;Latin New-York Magazine&lt;/i&gt;, rappelle le r&#244;le de la Fania, tra&#231;ant les relations entre les styles musicaux et les possibles b&#233;n&#233;fices commerciaux : &lt;i&gt;&#171; la responsabilit&#233; de sa disparition &#187;,&lt;/i&gt; dit-il en parlant du Latin Boogaloo, &lt;i&gt;&#171; c'&#233;tait une impulsion initi&#233;e par la Fania &#187;. Ce qui se passait, c'&#233;tait que Puente et les autres, qui &#224; l'&#233;poque n'&#233;taient pas chez la Fania, mirent fin au Boogaloo, parce que les jeunes &#233;taient &#171; hors clave &#187;. Mais, somme toute, Puente enregistra du Boogaloo. Vous voyez, ils &#233;taient &#171; hors clave &#187;. Ils ne jouaient pas de fa&#231;on parfaitement syncop&#233;e. Mais ils chantaient en anglais. Et cette musique est devenue extr&#234;mement populaire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#199;a s'est donc finalement termin&#233; pour revenir vers une musique, soit disant, plus typique, jou&#233;e correctement. Ils &#233;taient critique envers tous ces jeunes. Tito Puente d&#233;crivait Willie Colon comme un groupe de gamins. Et il l'&#233;tait en fait &#187;.&lt;/i&gt; Suite au grand rayonnement de la Salsa des derni&#232;res ann&#233;es, Willie Colon fut le musicien associ&#233;, parfois erron&#233;ment, aux centres urbains et &#224; l'esprit de la rue du Boogaloo. N&#233; en 1950, Colon &#233;tait peut-&#234;tre trop jeune durant les ann&#233;es Boogaloo pour y participer. Il n'a jamais enregistr&#233; de Boogaloos, ni le style musical, ni utilis&#233; le terme dans ses enregistrements. Mais son premier album, &lt;i&gt;&#171; El Malo &#187;,&lt;/i&gt; sorti en 1967 en plein boom du Boogaloo, eu un immense succ&#232;s. Bien que les comp&#233;tences des musiciens du groupe de gamins soient critiqu&#233;es par les musiciens exp&#233;riment&#233;s, les couvertures de cet album et des suivants renforc&#232;rent son identit&#233; de m&#233;chant gar&#231;on des rues. Bien s&#251;r, l'album de &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Ray-Barretto-+' class='spip_in'&gt;Ray Barretto&lt;/a&gt;, paru en 1967, &lt;i&gt;&#171; Acid &#187;,&lt;/i&gt; devint un succ&#232;s majeur de la m&#234;me ann&#233;e, et avec son hit &lt;i&gt;El Watusi&lt;/i&gt; font de Ray Barretto une des stars de la Fania assurant la continuit&#233; de la p&#233;riode Boogaloo. Larry Harlow et Johnny Pacheco ( peut &#234;tre le cerveau musical derri&#232;re la Fania) qui essaieront en vain, pendant toutes ces ann&#233;es. Mais l&#233;gitimement ou pas, Willie Colon et son vocaliste, Hector Lavoe, dont beaucoup de musiciens se souviennent de lui dans les rues, r&#233;pr&#233;sentent le lien entre la p&#233;riode Boogaloo et l'av&#232;nement de la Salsa. Tout en appartenant &#224; l'&#233;curie Fania, Colon devint, &lt;i&gt;&#171; &#224; la grande stup&#233;faction de Tito Puente, de plus en plus une force au sein de ce business &#187;,&lt;/i&gt; conclut Sanabria.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le mouvement initi&#233; par Fania, son effort afin de cr&#233;er une certaine s&#233;rie de possibilit&#233;s stylistiques identifiables pour son concept &#171; salsa &#187;, &#233;tait concentr&#233;e sur le changement plut&#244;t que sur la continuit&#233;, au moins avec le pass&#233; r&#233;cent .&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'accent &#233;tait mis sur les &#171; racines &#187;, la d&#233;couverte continue et l'adaptation des traditions afro-cubaines dans leurs formes vari&#233;es de jazz. Les paroles en anglais &#233;taient &#171; out &#187; ; il en allait de m&#234;me pour les fortes empreintes de R&amp;B ou de Funk. Les riches h&#233;ritages de &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Arsenio-Rodriguez-+' class='spip_in'&gt;Arsenio Rodr&#237;guez&lt;/a&gt;, Orquesta Arag&#243;n, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Machito-+' class='spip_in'&gt;Machito&lt;/a&gt;, Arca&#241;o et des traditions Guaguanc&#243;-Son-Mambo eurent priorit&#233; par rapport &#224; toutes les exp&#233;rimentations utilisant des styles pop am&#233;ricains. M&#234;me la musique traditionnelle portoricaine, m&#234;me toujours secondaire par rapport &#224; la musique cubaine, constitua des sources d'inspiration pour les danzas, aguinaldos, seises et plenas et dans quelques uns des morceaux marquants d'Eddie Palmieri et Willie Colon de la p&#233;riode &#171; salsa &#187;. Les r&#233;f&#233;rences explicites aux racines de la musique africaine passaient directement via Cuba et les Cara&#239;bes, m&#234;me parfois sous forme de st&#233;r&#233;otypes, comme dans un des plus grands succ&#232;s de Willie Colon, &lt;i&gt;&#171; Che Che Cole &#187;.&lt;/i&gt; Les relations entre la communaut&#233; Afro-am&#233;ricaine et la communaut&#233; latino de New-York diminua en intensit&#233;, du moins en termes de styles musicaux indig&#232;nes. Willie Colon &#233;rige en question de principe le fait d'avoir toutes les paroles en espagnol, d&#233;clarant &lt;i&gt;&#171; la langue &#233;tait tout ce qui nous restait. Pourquoi devrions-nous l'abandonner ? &#187;&lt;/i&gt; Il est peut-&#234;tre plus facile d'insister sur ce point quand vous pouvez compter sur des personnes telles que Tito Curet Alonso, le compositeur prolifique portoricain qui composa beaucoup des c&#233;l&#232;bres paroles de Colon. &lt;i&gt;&#171; Le Boogaloo a peut-&#234;tre disparu &#187;,&lt;/i&gt; note l'historien Max Salazar, &lt;i&gt;&#171; mais le Latin Soul a surv&#233;cu &#187;.&lt;/i&gt; Gr&#226;ce &#224; une plus large connaissance sociale et musicale de l'aventure Boogaloo, ou le cas &#233;ch&#233;ant de la Salsa, il devient possible d'avoir une perspective plus claire de la continuit&#233; et de la coh&#233;rence de la fusion musicale Latino-Afro-am&#233;ricaine. Beaucoup de musiciens pr&#233;f&#233;raient l'id&#233;e de &#171; Latin Soul &#187;, m&#234;me pendant l'apog&#233;e du Boogaloo, et le terme peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme englobant les styles musicaux avant et suivant l'arriv&#233;e et la fin du Boogaloo, y compris &#233;ventuellement ce qui fut appel&#233; &#171; Salsa &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec l'aide de son concept pilote de &#171; rythmes afro-am&#233;ricains latinis&#233;s &#187;, Salazar est capable d'identifier une lign&#233;e compl&#232;te d'h&#233;ritage du Boogaloo, un inventaire reprennant non seulement des prolongements de cette p&#233;riode tels que Louie Ram&#237;rez, Bobby Mar&#237;n and his Latin Chords, et Chico Mendoza mais aussi les inattendus comme Johnny Pacheco, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Mongo-Santamaria-+' class='spip_in'&gt;Mongo Santamaria&lt;/a&gt; et la Fania All Stars, avec les Latinos non-car&#239;b&#233;ens comme Santana et Jorge Dalto.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dissoci&#233; de l'&#233;nergique influence de la Fania, le mot &#171; Salsa &#187; peut &#234;tre consid&#233;r&#233; en termes plus &#233;tendu et plus g&#233;n&#233;ral et, comme n&#233;cessaire apr&#232;s avoir &#233;t&#233; cr&#233;&#233; il y a 25 ans. Il peut &#233;galement &#234;tre examin&#233; dans ses diff&#233;rentes &#233;tapes et tendances. Peut-&#234;tre, comme Tito Ramos le sugg&#232;re, le Boogaloo devrait &#234;tre consid&#233;r&#233; comme appartenant &#224; ce qu'il appelle &lt;i&gt;&#171; Salsa Clasica &#187;&lt;/i&gt; (par opposition &#224; la &#171; Salsa Monga &#187;, &#171; Lame Salsa &#187; des derni&#232;res ann&#233;es) et le r&#233;pertoire du Boogaloo comme int&#233;gration significative au sein des &#171; oldies &#187; du genre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Incontestablement, la programmation radiophonique &#224; Porto-Rico et dans d'autres r&#233;gions de l'Am&#233;rique Latine le pr&#233;sente de cette fa&#231;on, de m&#234;me que certaines r&#233;centes anthologies de musiques latines des ann&#233;es 1960-70. La musique de Pete Rodriguez, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Joe-Cuba-+' class='spip_in'&gt;Joe Cuba&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Richie-Ray-+' class='spip_in'&gt;Richie Ray&lt;/a&gt; sont encore tr&#232;s appr&#233;ci&#233;es dans les pays tels que la Colombie et le Venezuela, o&#249; il n'y a pas de distinction tr&#232;s claire entre ces anciens morceaux et ce que l'on appelle &#171; salsa &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; R&#233;trospectivement, il est peut-&#234;tre exact, comme le pr&#233;tendent certains commentateurs, que l'influence du Boogaloo ne s'est pas fait ressentir dans le domaine de la musique latine mais bien dans la musique Afro-am&#233;ricaine, ayant &#233;t&#233; &lt;i&gt;&#171; un des plus grands facteurs en faisant &#233;voluer les sections rythmiques blacks d'un concept basique de four-to-bar vers une basse type tumbao et de plus en plus vers des rythmes des percussions latines &#187;.&lt;/i&gt; C'est peut-&#234;tre le cas, mais bien s&#251;r, cette influence d&#233;buta bien avant le Boogaloo, et il n'y a aucune raison de minimiser le changement que cette p&#233;riode occulte amena dans la musique latine, m&#234;me &#224; l'aide d'exemples n&#233;gatifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allant au-del&#224; d'une p&#233;riode &lt;i&gt;&#8220;d'une forte identifcation des portoricains envers la culture et les politiques blacks&#8221;,&lt;/i&gt; comme le critique culturel George Lipsitz le dit, &lt;i&gt;&#171; le Latin Boogaloo encouragea une reconsid&#233;ration des styles musicaux cubains et un r&#233;veil g&#233;n&#233;ral des &#233;l&#233;ments africains au sein de la culture portoricaine. Condamn&#233;e par les traditionalistes comme une trahison de la communaut&#233;, au lieu de cela le Latin Boogaloo montra que l'identit&#233; de la communaut&#233; avait toujours &#233;t&#233; faconn&#233;e par celles des autres communaut&#233;s des USA&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu importe les &#233;l&#233;ments musicaux du Boogaloo qui ont peut-&#234;tre &#233;t&#233; n&#233;glig&#233;s, le contexte social dont il &#233;tait l'expression, raison d'&#234;tre historique du Latin Soul, n'a fait que de croitre tout au long de ces ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un retour du Boogaloo ? De nombreux musiciens parlent d'un regain d'int&#233;r&#234;t de la part de la g&#233;n&#233;ration actuelle, et l'&#233;norme succ&#232;s, en 1998, de l'album &lt;i&gt;&#171; I Like It Like That &#187;&lt;/i&gt; de Tito Nieves, sur lequel on trouve &#233;galement une autre version de &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; est un signe clair. Ils font &#233;galement remarquer l'enthousiasme des fans &#224; Porto Rico, en Am&#233;rique Latine, en Europe Occidentale et au Japon. En Angleterre, on le classe comme &#8220;Acid Jazz&#8221;. Beaucoup d'autres styles sont repris sous cette m&#234;me &#233;tiquette : des r&#233;&#233;ditions d'anciens titres d'&lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Hector-Rivera-+' class='spip_in'&gt;Hector Rivera&lt;/a&gt; et de &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Mongo-Santamaria-+' class='spip_in'&gt;Mongo Santamaria&lt;/a&gt; jusqu'&#224; des morceaux de Pucho et d'autres musiciens afro-am&#233;ricains jouant des grooves latins. &lt;i&gt;&#171; The Latin Vogue, Nu Yorica : Culture Clash in New York City, and &#161;Sabroso !&#8220;&lt;/i&gt; sont autant de compilations de ces derni&#232;res ann&#233;es et toutes reprennent des morceaux latins !.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Author : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Flores, Juan &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Article Title : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&quot;Cha Cha with A Backbeat&quot; : Songs and Stories of Latin Boogaloo &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Publication Name : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Black Renaissance/Renaissance Noire &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Volume Number : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;V.2 ; N.2 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Publication Date : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;07-31-1999 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Page : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;p. 22 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Copyright (c) SoftLine Information, Inc. 1998&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&quot;Cha Cha with A Backbeat&quot; : Chansons et Histoire du Latin Boogaloo -2-</title>
		<link>http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,613</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,613</guid>
		<dc:date>2007-02-28T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juan Flores, Tito Diaz</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Traduction en fran&#231;ais d'un article de r&#233;f&#233;rence reprenant toute l'histoire du boogaloo.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.buscasalsa.com/-Boogaloo-" rel="directory"&gt;Boogaloo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.buscasalsa.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton613-b41e8.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un grand merci &#224; Tito Diaz pour avoir traduit ce texte tr&#232;s instructif de Juan Flores.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vu sa longueur nous le publions en plusieurs parties :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;1&#232;re partie &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons' class='spip_in'&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;2&#232;me partie ci-dessous&lt;/li&gt;&lt;li&gt;3&#232;me partie &#224; partir du &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,614' class='spip_in'&gt;1er avril 2007&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;BuscaSalsa&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;LE BOOGALOO PUR ET DUR : &quot;I LIKE IT LIKE THAT&quot; ET &quot;BOOGALOO BLUES&quot;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;&lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Eddie-Palmieri-+' class='spip_in'&gt;Eddie Palmieri&lt;/a&gt; &#233;tait la vedette&quot;&lt;/i&gt; se souvient Benny Bonilla, le timbalero de Pete Rodr&#237;guez y Su Conjunto. &lt;i&gt;&quot;Ils avaient besoin d'un groupe bon march&#233; pour faire sa premi&#232;re partie. Ils entendirent parler de nous. Je me souviens des deux agents de booking, c'&#233;taient deux gars des Antilles. Ils assist&#232;rent &#224; une de nos repr&#233;sentations et ils appr&#233;ci&#232;rent. Ils nous ont alors demand&#233; d'entrer en studio pour un court enregistrement afin d'aider &#224; la promotion radio de la danse. On s'est regard&#233; et on a dit, `Enregistrer ? On ne va rien enregistrer.' Alors ; ils ont dit, pas de probl&#232;me, on r&#233;servera un studio, vous ferez juste un spot d'une minute, et on s'en servira&quot;.&lt;/i&gt; Pete Rodr&#237;guez et les membres du groupe commenc&#232;rent &#224; chercher quelque chose &#224; jouer, mais n'arriv&#232;rent &#224; rien. &lt;i&gt;&#171; C'est alors que Benny Bonilla &#187;,&lt;/i&gt; se souvient Tony Pab&#243;n, &lt;i&gt;&#171; le trompettiste, vocaliste et compositeur du groupe dit &quot;Essayons &#231;a&quot;. Il expliqua &#224; Pete comment jouer cet accompagnement de piano et commen&#231;a &#224; improviser : &quot;Uh, ah, I like it like that&quot;. Le spot fut jou&#233; en radio et selon Benny, &quot;la centrale t&#233;l&#233;phonique de la radio &#233;tait satur&#233;e&quot;. &quot;I Like It Like That&quot;&lt;/i&gt; fut enregistr&#233; pour Alegre en 1966 dans un studio d'enregistrement professionnel et, du jour au lendemain, le Pete Rodriguez Orchestra devint la sensation du Barrio et de le p&#233;riph&#233;rie. Le groupe &#233;tait actif depuis pas mal de temps, depuis la fin des ann&#233;es 50, mais principalement en tant que premi&#232;re partie, gagnant de maigres cachets, loin derri&#232;re les plus grands : &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Machito-+' class='spip_in'&gt;Machito&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Tito-Puente-+' class='spip_in'&gt;Tito Puente&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Tito-Rodriguez-+' class='spip_in'&gt;Tito Rodr&#237;guez&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-El-Gran-Combo-+' class='spip_in'&gt;El Gran Combo&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Johnny-Pacheco-+' class='spip_in'&gt;Johnny Pacheco&lt;/a&gt;, Orquesta Broadway. Ils jouaient m&#234;me en cl&#244;ture des nuits du Palladium, o&#249; jouaient des gens comme Eddie Palmieri, Vicentico Vald&#233;z, et Orquesta Broadway. &quot;&lt;i&gt;Nous n'avions pas le meilleur groupe&quot;&lt;/i&gt; admet Benny Bonilla.&lt;i&gt; &quot;Nous n'avions aucune formation ou quoi que ce soit. On &#233;tait juste l&#224; pour s'amuser&quot;.&lt;/i&gt; Contrairement au &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Joe-Cuba-+' class='spip_in'&gt;Joe Cuba Sextet&lt;/a&gt; ou m&#234;me &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Richie-Ray-+' class='spip_in'&gt;Richie Ray&lt;/a&gt;, les autres initiateurs envisageables du Latin boogaloo, le &lt;i&gt;Pete Rodr&#237;guez band&lt;/i&gt; ne s'&#233;tait fait aucune r&#233;putation avant l'av&#232;nement du Boogaloo. Leur notori&#233;t&#233; commen&#231;a et se termina avec la folie du Boogaloo, les rendant le groupe Boogaloo par excellence parmi tous les groupes principaux et &lt;i&gt;&quot;I Like It Like That&quot;&lt;/i&gt; de loin, le plus grand succ&#232;s connu de par le monde au travers des nombreuses versions, g&#233;n&#233;riques de films et les publicit&#233;s de Burger King pourrait tr&#232;s bien &#234;tre consid&#233;r&#233; comme la chanson ultime du Latin Boogaloo.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2436 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.buscasalsa.com/IMG/jpg/boogaloo_blues.jpg&quot; title='JPEG - 11.4 ko' type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img src='http://www.buscasalsa.com/local/cache-vignettes/L120xH120/boogaloo_blues-00dd5-97814.jpg' width='120' height='120' alt='JPEG - 11.4 ko' style='height:120px;width:120px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Johnny Colon&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sex, drugs, and Rock-and-Roll.&lt;/i&gt; Le Latin Boogaloo se d&#233;veloppa durant les ann&#233;es de la contre-culture des ann&#233;es 60, l'&#226;ge d'or du &lt;i&gt;flower power&lt;/i&gt;, des hippies, des drogues psychad&#233;liques, et de la lib&#233;ration sexuelle. Les jeunes &#233;coutaient les Beatles, les Rolling Stones et Jimi Hendrix. &lt;i&gt;&quot;Boogaloo Blues&quot;&lt;/i&gt; l'unique succ&#232;s de taille &#224; avoir le terme Boogaloo dans son titre, joua sur plusieurs de ces tableaux pour toucher la culture jeune de l'&#233;poque et son march&#233;. La chanson est un trip d'acide, un orgasme, une f&#234;te bruyante et un r&#234;ve pl&#226;nant, une moquerie et une s&#233;duction, le tout dans une fusion de piano jazz-blues, des vocalisations R&amp;B, de Montunos et de rythmes latins. Comme la plupart des autres morceaux Boogaloos, c'est un puzzle de rythmes et tempos musicaux, l'unique principe musical &#233;tant la r&#233;p&#233;tition de lents applaudissements et de basse formant petit &#224; petit un point culminant d'&#233;nergie, suivi d'un nouveau d&#233;part et d'un d'un point culminant.&lt;br/&gt;
Aussi repr&#233;sentatif du ph&#233;nom&#232;ne Latin Boogaloo soit-il, &lt;i&gt;&#8220;Boogaloo Blues&#8221;&lt;/i&gt; est en quelque sorte tout naturellement un des meilleurs enregistrements du genre, partiellement du au fait qu'il raconte une histoire. Tito Puente dira que la chanson &#171; sonnait &#187; comme une publicit&#233; de Coca-cola. Le jugement port&#233; par &lt;i&gt;&quot;El Maestro&quot;&lt;/i&gt; est peut-&#234;tre s&#233;v&#232;re et a peut-&#234;tre eu un effet d&#233;courageant sur Johnny Colon et ses jeunes membres du groupe. Mais il n'y pas de doute, le titre est jusqu'&#224; un certain d&#233;gr&#233;, une fabrication de l'industrie musicale. Malgr&#233; la cr&#233;ativit&#233; et la sinc&#233;rit&#233; de ses musiciens, absolument d&#233;sireux de sortir un morceau repr&#233;sentatif de leur &#233;poque, l'intervention de producteurs exp&#233;riment&#233;s et des disc-jockeys de radio s'av&#233;ra d&#233;cisive dans la construction de la chanson et de son succ&#232;s imm&#233;diat.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;GYPSY WOMAN&quot; : LE CAS PARTICULIER DE &lt;a href='http://www.joebataan.net/' class='spip_out'&gt;JOE BATAAN&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La fi&#232;vre du Boogaloo et son potentiel commercial, bien que provoquant des innovations importantes et opportunes au sein de la musique latine de l'&#233;poque fut responsable de l'&#233;closion de nouveaux musiciens et de nouveaux groupes. Tous r&#233;pondant &#224; l'opportunit&#233; de combiner leurs h&#233;ritages musicaux : latin et afro-am&#233;ricain. Certains &#233;taient des musiciens ou compositeurs chevronn&#233;s qui r&#233;ussirent &#224; enregistrer des succ&#232;s modestes, tel que &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Hector-Rivera-+' class='spip_in'&gt;Hector Rivera&lt;/a&gt; et son &lt;i&gt;&#171; At The Party &#187;.&lt;/i&gt; Rivera fournit de nombreuses compositions et arrangements &#224; une large vari&#233;t&#233; de groupes, y compris ceux de Joe Cuba et de Eddie Palmieri. &lt;i&gt;&#171; At The Party &#187;&lt;/i&gt; resta dans les charts Billboard pendant 8 semaines en 1966-1967, culminant &#224; une 26eme place. M&#234;me si Rivera rassembla pour l'enregistrement des musiciens talentueux, notamment &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Israel-Lopez-Cachao-+' class='spip_in'&gt;Cachao&lt;/a&gt; &#224; la basse et &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Jimmy-Mo-Sabater-+' class='spip_in'&gt;Jimmy Sabater&lt;/a&gt; aux timbales, et m&#234;me s'il s'enorgueillissait d'avoir un chanteur afro-am&#233;ricain, Ray Pollard pour les voix R&amp;B, &lt;i&gt;&#171; At The Party &#187;&lt;/i&gt; ne produit plus le m&#234;me effet aujourd'hui. Il n'a plus cette fra&#238;cheur, cet engouement de &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;,&lt;/i&gt; ressemblant de trop &#224; l'autre hit de Sabater &lt;i&gt;&#171; Yeah Yeah &#187;,&lt;/i&gt; et a perdu ce refrain accrocheur et les tempos changeant de &lt;i&gt;&#171; I Like It Like That &#187;.&lt;/i&gt; Rivera n'aimait pas le terme Boogaloo et ne l'utilisa jamais. Et il a certainement raison de revendiquer plus que ce que l'on lui attribue. Mais &#233;tant donn&#233; l'influence des personnes motiv&#233;es commercialement pour &#233;tiqueter les artistes et leur travaux, il restera connu dans la post&#233;rit&#233; principalement pour ce titre et sa participation &#224; la p&#233;riode dite Boogaloo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais l'&#233;mergence de nombreux groupes de Latin Boogaloo comprenait principalement des nouveaux venus, de jeunes chanteurs et des musiciens n&#233;ophytes qui prirent le train en marche et, pour le meilleur comme pour le pire, entam&#232;rent leur carri&#232;re musical en laissant leur empreinte. Des chanteurs comme &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Joey-Pastrana-+' class='spip_in'&gt;Joey Pastrana&lt;/a&gt; et Ralfie Pagan, par exemple, jouissaient &#224; ce moment pr&#233;cis d'une immense popularit&#233; dans le Barrio et on se souvient d'eux pour leur ballades Soul teint&#233;es de rythmes latins, parsem&#233;es de paroles en espagnol. King Nando (Fernando Rivera), guitariste et chanteur du Barrio, c&#233;l&#232;bre pour ses Shing-A-Lings, a fascin&#233; le public durant l'&#233;t&#233; 1967 avec sa composition &lt;i&gt;&#171; Fortuna &#187;,&lt;/i&gt; un morceau lent inspir&#233; de ses souvenirs de Puerto Rico. Les &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Lebron-Brothers-+' class='spip_in'&gt;Lebron Brothers&lt;/a&gt;, un groupe familial de Brooklyn, furent une autre cr&#233;ation de plus de Gerge Goldner, machine &#224; &#233;crire des hits Boogaloo. Quoique avant d'&#234;tre baptis&#233;s ainsi (par Goldner), ils eurent des succ&#232;s d'estime en leur nom propre avec des titres tels que &lt;i&gt;&#171; Tall Tales &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; Funky Blues &#187;.&lt;/i&gt; &lt;br/&gt;Mais ils furent aussi victimes de ce processus, et &#224; l'instar de nombreux autres groupes d&#233;butant de l'&#233;poque, ils se souviennent avec une certaine amertume. En parlant de Goldner et de leur album le plus connu, le porte-parole du groupe, Angel Lebron, fait remarquer : &lt;i&gt;&#171; lorsque nous avons enr&#233;gistr&#233; Psychedelic Goes Latin..., nous n'avons rien touch&#233;. Malgr&#233; tout ce qui a pu &#234;tre &#233;crit &#224; ce moment-l&#224;, les groupes Boogaloo &#233;taient les groupes les plus demand&#233;s. La p&#233;riode Boogaloo se termina quand nous menac&#232;rent de nous rebeller contre ces contrats &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre ces exemples de jeunes musiciens pr&#233;sentant un potentiel &#233;vident et une popularit&#233; certaine, il y avait d'autres groupes paraissant avoir &#233;t&#233; form&#233;s uniquement pour l'occasion et portant des noms p&#233;tillants tels que les &lt;i&gt;&#171; Latin-aires &#187;&lt;/i&gt; et m&#234;me les &lt;i&gt;&#171; La-Teens &#187;.&lt;/i&gt; Mais ces noms artificiels peuvent &#234;tre trompeurs. Des groupes oubli&#233;s tels que les &lt;i&gt;&#171; Latin Souls &#187;&lt;/i&gt; sortirent des chansons a capella impressionnantes, et il n'y a personne pour dire combien des morceaux de ces &lt;i&gt;Hi Latin Boogaloos,&lt;/i&gt; organis&#233; par Gil Suarez, ne seraient tomb&#233;s dans l'oubli s'il n'y avait pas eu les caprices et les recherches. &lt;i&gt;&#171; The Coquets &#187;,&lt;/i&gt; un duo de chanteuses Afro-am&#233;ricaines qui faisaient les ch&#339;urs pour Joey Pastrana, ont &#233;galement contribu&#233; au r&#233;pertoire vocal du Latin Soul. De tous ses jeunes d&#233;barquant dans la p&#233;riode Boogaloo, celui qui se d&#233;marque et qui eut une carri&#232;re longue et difficile, Joe Bataan sort certainement du lot. Son premier enregistrement, en plein milieu de la p&#233;riode Boogaloo, &lt;i&gt;&#171; Gypsy Woman &#187;&lt;/i&gt;, fut un hit imm&#233;diat et fulgurant au sein des communaut&#233;s Afro-am&#233;ricaines et portoricaines. Ni cette chanson, une version latinis&#233;e du hit de Curtys Mayfield de 1961 avec les &lt;i&gt;&#171; Impressions &#187;,&lt;/i&gt; ni aucune de ces nombreuses compositions, ne seront consid&#233;r&#233;es comme des Boogaloos. Bataan n'a jamais voulu les consid&#233;rer comme telles. &lt;i&gt;&#171; Je n'aime pas ce terme, et je ne l'ai jamais aim&#233; &#187;,&lt;/i&gt; commente Bataan, &lt;i&gt;&#171; en fait, je le d&#233;teste. Je l'ai toujours consid&#233;r&#233; comme insultant et aujourd'hui encore. Ma propre musique et la plupart de ce que l'on appelle Boogaloo, pour moi, c'est du Latin Soul &#187;.&lt;/i&gt; Bataan y fait parfois r&#233;f&#233;rence en tant que &lt;i&gt;La-So&lt;/i&gt; et apr&#232;s que la Salsa ne se soit install&#233;e, on lui imputera l'invention du terme &lt;i&gt;&#171; salsoul &#187;,&lt;/i&gt; d&#233;nomination qui deviendra pour une br&#232;ve p&#233;riode le nom bien connu d'un label &#224; succ&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me s'il a grandi dans le Barrio et &#233;tant une figure bien connue des bandes urbaines pendant la fin des ann&#233;es 50 et d&#233;but des ann&#233;es 60, Bataan n'&#233;tait pas d'origine portoricaine. &lt;i&gt;&#171; Mon p&#232;re &#233;tait Philipino et ma m&#232;re, Afro-am&#233;ricaine. Ma culture est portoricaine &#187;&lt;/i&gt; explique-t-il. Ses copains d'enfance &#233;taient aussi bien Afro-am&#233;ricains que portoricains et sa musique, qu'il commen&#231;a &#224; jouer apr&#232;s avoir s&#233;journ&#233; plusieurs ann&#233;es en prison, aura tendance &#224; avoir plus de succ&#232;s aupr&#232;s des Noirs et des Blancs plut&#244;t qu'aupr&#232;s du public strictement latino. Si la musique de la p&#233;riode Boogaloo constitue le prolongement de Latin vers R&amp;B, celle de Bataan se situe clairement du c&#244;t&#233; Black du registre. Mais il a toujours &#233;t&#233; un artiste et compositeur extr&#234;mement &#233;clectique, ses id&#233;es et exp&#233;riences musicales s'inspirant de sources tr&#232;s diverses. Et de fa&#231;on beaucoup plus explicite que n'importe quel autre jeune musicien du Barrio de l'&#233;poque, il fut inspir&#233; par ses propres exp&#233;riences et sa propre vie. M&#234;me &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Andy-Gonzalez-+' class='spip_in'&gt;Andy Gonzalez&lt;/a&gt;, admirateur malgr&#233; lui, ayant peu d'estime pour la musique de Bataan, avoua : &lt;i&gt;&#171; si vous vouliez savoir ce qui se tramait dans les rues, &#233;coutez les chansons de Joe Bataan &#187;.&lt;/i&gt; La carri&#232;re musicale de Bataan est une histoire de survie et d'obstination, et donne un aper&#231;u des agissements de l'industrie musicale. &lt;i&gt;&#171; La musique m'a sauv&#233; &#187;&lt;/i&gt; dit-il. &lt;i&gt;&#171; A 15 ans, j'ai commenc&#233; une peine de 5 ans &#224; Coxsackie. Un jour, sur un conseil &#233;mouvant d'un des gardes, j'ai d&#233;cid&#233; d'apprendre &#224; jouer du piano. J'imitais le style d' Eddie Palmieri, c'&#233;tait mon idole... En 1965, j'ai form&#233; un groupe et Federico Pagani nous trouva des gigs [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='NDE : gigs = dates de concerts, contrats pour jouer.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] r&#233;guliers. Le groupe se composait de jeunes gamins du voisinage avec tr&#232;s peu ou aucune d'exp&#233;rience musicale. Quand &#171; Gypsi Woman &#187; commen&#231;a &#224; bien marcher, Pagani me pr&#233;senta &#224; Goldner. Apr&#232;s avoir chant&#233; Gypsy Woman devant lui, il me dit poliment : C'est super, mais trouvons quelqu'un d'autre pour le chanter. Ta voix n'est pas assez masculine &#187;.&lt;/i&gt; Bataan &#233;tait furieux, peut-&#234;tre m&#234;me bless&#233;, attaqu&#233; plus dans sa masculinit&#233; que dans sa qualit&#233; d'artiste et fermement d&#233;cider &#224; rectifier cela. &lt;i&gt;&#171; J'ai alors sign&#233; un contrat avec Dick Ricardo Sugar, DJ renomm&#233;, qui , apr&#232;s avoir chant&#233; au Boricua Theater, me pr&#233;senta &#224; Jerry Masucci de la Fania. J'ai sign&#233; avec la Fania et enr&#233;gistr&#233; Gypsy Woman en 1967 &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; de maigres ressources professionnelles, Bataan explique la popularit&#233; de sa musique par l'identification de son public aux th&#232;mes r&#233;alistes inspir&#233;s directement de la vie de tous les jours et non simplement inspir&#233;s du bon temps et des f&#234;tes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des titres du d&#233;but comme &lt;i&gt;&#171; What Good Is A Castle &#187;, &#171; Poor Boy &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; Ordinary Guy &#187;,&lt;/i&gt; dit-il, &lt;i&gt;&#171; furent des bestsellers car ils parlaient de moi, de ma vie, de mes exp&#233;riences... Un jour, Goldner me dit que me chansons &#233;taient tristes. J'ai soudainement r&#233;alis&#233; que c'&#233;tait vrai. Il n'y avait aucun bonheur dans ma vie. Je n'ai utilis&#233; l'amour que tr&#232;s rarement. De nombreuses personnes s'identifiaient au travers mes chansons car, jour apr&#232;s jour, ils ressentaient la m&#234;me souffrance &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;M&#234;me son premier succ&#232;s, &lt;i&gt;&#171; Gypsy Woman &#187;,&lt;/i&gt; une morceau dansant tr&#232;s rythm&#233; parlant ouvertement de l'amour pour un femme exotique, est teint&#233; de tristesse, en partie &#224; cause de la voix sans pr&#233;tention d'un &#171; gars ordinaire &#187; dont les caract&#233;ristiques vocales s'aplatissent &#224; chaque fin de phrase.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans &#234;tre noires ou moroses, ses chansons ne r&#233;v&#232;lent aucune forme d'euphorie ou d'enthousiasme pr&#233;sents dans la plupart des titres qualifi&#233;s de Latin Boogaloo. On dirait qu'elles ont un effet de refroidissent pas d'ambiance festive - des milliers de jeunes ont fait la f&#234;te au son de sa musique pendant toutes ces ann&#233;es, mais elles ont tendance &#224; rappeler aux noceurs le monde dur et froid qui les entoure dans la vie de tous les jours. Leur simplicit&#233; musicale et leur apparente manque de sophistication sont donc trompeurs et en aucun cas ne renient ni profondeur &#233;motionelle psychologique ni la cr&#233;ativit&#233; provenant de la fusion d'expressions culturelles Afro et Latin..... Bataan repr&#233;sente la conscience sociale et gr&#226;ce &#224; ses contributions telles que le disco et le rap, la suite du Boogaloo en tant qu'impulsion culturelle des ann&#233;es 60.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A suivre...&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;3&#232;me partie &#224; partir du &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,614' class='spip_in'&gt;1er avril 2007&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] NDE : gigs = dates de concerts, contrats pour jouer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Author : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Flores, Juan &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Article Title : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&quot;Cha Cha with A Backbeat&quot; : Songs and Stories of Latin Boogaloo &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Publication Name : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Black Renaissance/Renaissance Noire &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Volume Number : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;V.2 ; N.2 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Publication Date : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;07-31-1999 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Page : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;p. 22 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Copyright (c) SoftLine Information, Inc. 1998&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&quot;Cha Cha with A Backbeat&quot; : Chansons et Histoire du Latin Boogaloo -1-</title>
		<link>http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons</guid>
		<dc:date>2007-01-31T23:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juan Flores, Tito Diaz</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Traduction en fran&#231;ais d'un article de r&#233;f&#233;rence reprenant toute l'histoire du boogaloo.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.buscasalsa.com/-Boogaloo-" rel="directory"&gt;Boogaloo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.buscasalsa.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton289-2d657.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un grand merci &#224; Tito Diaz pour avoir traduit ce texte tr&#232;s instructif de Juan Flores.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vu sa longueur nous le publions en plusieurs parties :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;2nde partie &#224; partir du &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,613' class='spip_in'&gt;1er mars 2007&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;3&#232;me partie &#224; partir du &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,614' class='spip_in'&gt;1er avril 2007&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;BuscaSalsa&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Bang Bang&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Essayons, Sonny. Si &#231;a ne fonctionne pas, je t'offrirai un double &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Jimmy-Mo-Sabater-+' class='spip_in'&gt;Jimmy Sabater&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; se souvient de la nuit pendant laquelle il n'arr&#234;ta pas d'insister aupr&#232;s de son directeur d'orchestre &lt;i&gt;&lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Joe-Cuba-+' class='spip_in'&gt;Joe Cuba&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; afin de jouer un nouveau morceau qu'il avait en t&#234;te. C'&#233;tait en &lt;strong&gt;1966&lt;/strong&gt; au &lt;i&gt;Palm Gardens Ballrooom&lt;/i&gt;, au centre de Manhattan, et la salle &#233;tait pleine &#224; craquer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait une danse pour les Afro &#187;,&lt;/i&gt; rappelle Jimmy, &lt;i&gt;&#171; un danse pour les morenos [&lt;a href='#nb1-1' class='spip_note' rel='footnote' title='NDE : morenos = bronz&#233;s.' id='nh1-1'&gt;1&lt;/a&gt;], les morenos am&#233;ricains de Harlem et tout &#231;a, - tu sais il y avait de la musique noire un soir par semaine et dans quelques autres endroits. Donc, cette soir&#233;e, nous &#233;tions en train de jouer des morceaux de notre nouvel album &quot;We Must Be Doing Something Right&quot;, qui venait juste de sortir, celui avec &quot;El Pito&quot;, tu sais, `I'll never go back to Georgia, never go back...'. L'endroit &#233;tait plein &#224; craquer, mais quand on jouait tous ces mambos et cha-chas, absolument personne ne dansait &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Alors vers la fin de la premi&#232;re partie, je suis all&#233; voir Joe Cuba et lui ai dit : &quot;Sonny (c'&#233;tait son surnom), j'ai un morceau en t&#234;te susceptible de les faire danser&quot;. Et Joe r&#233;pondit : &quot;non, non, non, nous devons continuer &#224; jouer les morceaux du nouvel album&quot;. Ensuite, vers la fin de la deuxi&#232;me partie, j'ai insist&#233; et je lui ai dit : &#233;coute, si je me trompe, je t'offrirai un double. Finalement, il accepta et je suis all&#233; vers le piano et j'ai dit &#224; Nick Jimenez, joue ceci... Avant m&#234;me d'avoir pu regagner mes timbales, le public &#233;tait sur la piste, chantant &lt;i&gt;bi-bi, hah ! bi-bi, hah ! I mean mobbed !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme le rappelle &lt;i&gt;Joe Cuba&lt;/i&gt; lui-m&#234;me : &lt;i&gt;&#171; en une fois, le public commen&#231;a &#224; danser c&#244;te &#224; c&#244;te en forme de vague et &#224; chanter &quot;she-free, she-free&quot;, en une sorte de danse tribale &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce nouveau morceau du &lt;i&gt;Joe Cuba Sextet&lt;/i&gt; s'intitulait &lt;strong&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/strong&gt;. En l'espace de quelques semaines, il fut enr&#233;gistr&#233; et diffus&#233; sous forme de single et atteint les charts du Billboard. Il y restera 10 semaines, un des peu nombreux enregistrements latins &#224; atteindre un tel niveau de succ&#232;s commercial. Il d&#233;passera m&#234;me &lt;strong&gt;&#171; El Pito &#187;,&lt;/strong&gt; qui lui aussi atteint les charts l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente et l'album sur lequel appara&#238;tra &#171; El Pito &#187;, &lt;strong&gt;Wanted : Dead or Alive&lt;/strong&gt;, conna&#238;tra &#233;galement un immense succ&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait l'&#226;ge d'or du Boogaloo, et le groupe de Joe Cuba &#233;tait au sommet de sa popularit&#233;. &lt;strong&gt;1966&lt;/strong&gt; fut aussi l'ann&#233;e de la fermeture du &lt;i&gt;Palladium Ballroom&lt;/i&gt;, un &#233;v&#233;nement marquant la fin d&#233;finitive de la grande p&#233;riode du Mambo qui &#233;tait d&#233;j&#224; en d&#233;clin depuis le d&#233;but de la d&#233;cennie. Et, en consid&#233;rant les &#233;v&#233;nements encore &#224; venir, ce sera six ann&#233;es plus tard exactement dans le m&#234;me Palm Gardens qui s'appelait alors &lt;i&gt;Cheetah Club&lt;/i&gt;, que les &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-FANIA-+' class='spip_in'&gt;Fania All Stars&lt;/a&gt; furent film&#233;es et enr&#233;gistr&#233;es en concert pour la r&#233;alisation du reportage Cosa Nostra (&#171; Our Latin Thing &#187;) qui est parfois consid&#233;r&#233; comme l'acte fondateur de la Salsa. Entre le Mambo et la Salsa, durant la br&#232;ve p&#233;riode allant de 1966 &#224; 1968, le Boogaloo fit rage au sein de la communaut&#233; latine de New-York et au-del&#224;. Il constitua &#224; la fois un lien et une rupture. Le Boogaloo, de par ses liens et ses influences en terme de style musical, se d&#233;marquait de fa&#231;on significative de ses pr&#233;d&#233;cesseurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#233;cit de &lt;i&gt;Jimmy Sabater&lt;/i&gt; relatant la naissance de &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; nous aide &#224; comprendre la fonction sociale du Boogaloo, tandis que le morceau en lui-m&#234;me est tr&#232;s repr&#233;sentatif de son style et des caract&#233;ristiques musicales du Boogaloo. En tant que voisins et coll&#232;gues, les afro-am&#233;ricains et les portoricains de New-York participaient aux m&#234;mes soir&#233;es depuis de nombreuses ann&#233;es. Depuis des dizaines d'ann&#233;es, ils fr&#233;quentaient les m&#234;mes clubs, o&#249; des groupes &#171; Black &#187; et &#171; Latin &#187; se partagaient l'affiche. Depuis la r&#233;volution musicale des ann&#233;es 40, quand les g&#233;ants comme &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Mario-Bauza-+' class='spip_in'&gt;Mario Bauza&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Machito-+' class='spip_in'&gt;Machito&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Dizzy-Gillespie-+' class='spip_in'&gt;Dizzy Gillespie&lt;/a&gt; joignirent leurs efforts et cr&#233;&#232;rent le Cubop ou le Latin Jazz, plus que jamais les deux cultures s'&#233;taient rapproch&#233;es, aux rythmes Afro-cubains du Guaguanco, du Son et de la Guaracha m&#233;langeant et vivifiant les harmonies et exp&#233;rimentations complexes des big-band et du bebop. Pour les Afro-am&#233;ricains, la p&#233;riode du Mambo et du Cubop correspond aux ann&#233;es du Rhythm-and-Blues, &#224; partir du Jump Blues de Louis Jordan jusqu'aux clameurs des Doo-Woopers des ann&#233;es 50. De nombreux morceaux bien connus de ces ann&#233;es-l&#224; ont des noms, des paroles ou des mouvements faisant penser aux Mambos ou Cha-Cha-Chas, tandis que de nombreux jeunes portoricains se joignent aux partenaires Afro-am&#233;ricains et italiens, harmonisant la caisse de r&#233;sonance des chansons d'amour Doo-Wop et des morceaux plus r&#233;cents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgr&#233; la fusion des espaces et des go&#251;ts musicaux, il y avait des diff&#233;rences de taille. Le public Afro-am&#233;ricain, de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, appr&#233;ciait les styles latins, mais ceux qui comprenaient r&#233;ellement les complexit&#233;s des rythmes Afro-cubains et parvenaient &#224; les danser restaient l'exception plut&#244;t que la r&#232;gle. La plupart des afro-am&#233;ricains, apr&#232;s avoir &#233;cout&#233; admirativement un set de Mambos et de Bol&#233;ros, r&#233;clamaient leurs morceaux Blues et R&amp;B. Vers la moiti&#233; des ann&#233;es 60, la musique Soul faisait rage. Les groupes latins se virent contraints de cr&#233;er un terreau musical commun en introduisant les traits de la culture Afro-am&#233;ricaine dans leurs spectacles et, par cons&#233;quent, impliquant le public noir et en les attirant sur les pistes de danse. &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; du &lt;i&gt;Joe Cuba Sextet&lt;/i&gt;, et le &lt;i&gt;Latin Boogaloo&lt;/i&gt; en g&#233;n&#233;ral, avait pour but de constituer un lieu de rencontre entre les portoricains et les Blacks, et , par extension, entre la musique latine et la culture musicale des Etats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; commence par une courte introduction au piano, imm&#233;diatement suivie par les applaudissements d'une foule bruyante et quelques voix criant de mani&#232;re inintelligible. Vient ensuite une foule criant &#224; l'unisson : &lt;i&gt;&#171; Bi-bi, hah ! Bi-bi, hah &#187;&lt;/i&gt; r&#233;p&#233;t&#233; quatre fois, gagnant &#224; chaque fois en intensit&#233; et accompagn&#233; d'un bout &#224; l'autre par l'incessant piano, par les applaudissements et les cris. S'ajoutent les timbales de &lt;i&gt;Jimmy Sabater&lt;/i&gt;, le tout formant les ch&#339;urs &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt;. Cette phrase du refrain est pr&#233;c&#233;d&#233;e par un solo vocal pour ensuite &#234;tre r&#233;p&#233;t&#233; encore et encore par les ch&#339;urs tandis que le soliste, en la personne du non moins connu &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Cheo-Feliciano-+' class='spip_in'&gt;Cheo Feliciano&lt;/a&gt;, d&#233;marre par une sorte de skat , criant, improvisant des phrases dans le style Montuno, pour la plupart en espagnol. Le solo de Cheo Feliciano entre en interaction avec les ch&#339;urs &lt;i&gt;Bang Bang&lt;/i&gt; et les bongos-cloches-campanas (jou&#233;es par &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Manny-Oquendo-y-Libre-+' class='spip_in'&gt;Manny Oquendo&lt;/a&gt;) et r&#233;sonne tout au long de la chanson en dialoguant indirectement avec une autre voix solo en anglais. Celle de &lt;i&gt;Willie Torres&lt;/i&gt;, exhortant la foule et le groupe avec des phrases en slang telles que &lt;i&gt;&#171; come git it &#187;, &#171; sock it to me &#187;, &#171; hanky panky &#187;&lt;/i&gt;, etc...Ensuite, quelque part au milieu de l'enregistrement (4 minutes au total), &lt;i&gt;&#171; cornbread, hog maw, and chitlins &#187;,&lt;/i&gt; r&#233;p&#233;t&#233; plusieurs fois et emmel&#233; avec des commentaires en espagnol tels que &lt;i&gt;&#171; comiendo cuchufrito &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; lechon, lechon ! &#187;.&lt;/i&gt; La deuxi&#232;me partie comporte deux ou trois faux finals, tandis que l'irresistible clameur de la foule est sans cesse raviv&#233;e par le piano. Les &#233;changes solo adoptant de plus en plus un style de murmure sur un ton enjou&#233;. Bien que des adaptations &#233;taient manifestement n&#233;cessaires pour l'enregistrement studio du morceau, &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; sonne toujours comme une f&#234;te. A l'instar de nombreux titres Boogaloo, tels que &lt;i&gt;&#171; At The Party &#187;&lt;/i&gt; de &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Hector-Rivera-+' class='spip_in'&gt;Hector Rivera&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;&#171; I Like It Like That &#187;&lt;/i&gt; de Pete Rodriguez [&lt;a href='#nb1-2' class='spip_note' rel='footnote' title='NDE : ne pas confondre Pete Rodriguez -le roi du Boogaloo- avec Pete &quot;El (...)' id='nh1-2'&gt;2&lt;/a&gt;] et &lt;i&gt;&#171; Boogaloo Blues &#187;&lt;/i&gt; de Johnny Colon, &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; fait penser &#224; un &#233;v&#233;nement au sommet de son &#233;nergie &#233;motionelle et sexuelle accompagn&#233; par des instruments et des voix jouant &#224; fond en toute complicit&#233; avec la foule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Joe Cuba&lt;/i&gt; rappelle, en pensant &#224; &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; que &lt;i&gt;&#171; quand &#224; l'&#233;poque on enregistrait, il y avait toujours un micro pendu au-dessus des musiciens afin d'ajouter un l&#233;ger effet live &#187;&lt;/i&gt; La texture musicale de la chanson, un patchwork de bruits, de rires, de cris de joie, de phrases courtes et de contrepoint persistant des ch&#339;urs et du piano. Les paroles, bien que n'ayant aucune consistence narrative, ont n&#233;anmoins une signification toute particuli&#232;re : elles repr&#233;sentent l'interaction des r&#233;jouissances et des cultures Black et Latines, le m&#233;lange des phrases et des symboles culturels Afro-am&#233;ricains avec ceux de la vie de tous les jours des portoricains. D'un point de vue musical, on passe le m&#234;me message en collant les particularit&#233;s du Mambo et du R&amp;B. La musique latine reste l'ingr&#233;dient principal mais les principaux traits du mod&#232;le Afro-cubain sont constamment rattrap&#233;s par ceux du R&amp;B et de la musique Soul. L'impression g&#233;n&#233;rale de cet enregistrement est celle d'une communion, d'une f&#234;te joyeuse dont les limites ne sont pas d&#233;finies par l'appartenance ethnique ou nationale ou par m&#234;me une langue ou des mouvements de danse formels, mais par la participation &#224; cette c&#233;r&#233;monie sp&#233;ciale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; le d&#233;montre, le th&#232;me principal et la caract&#233;ristique principale du Boogaloo est pr&#233;cis&#233;ment ce rassemblement interculturel, la solidarit&#233; engendr&#233;e par la vie et l'amour &#224; l'unisson au-del&#224; des diff&#233;rences manifeste. Son &#233;mergence coincida avec un moment historique des &lt;i&gt;Civil Rights Movement&lt;/i&gt; et l'arriv&#233;e &#224; maturit&#233; des jeunes de la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration de portoricains qui est n&#233;e et a grandi &#224; New-York. &lt;i&gt;Rene Lopez&lt;/i&gt;, un expert en musique latine et producteur, appelle le Boogaloo : &lt;i&gt;&#171; la premi&#232;re musique Nuyoricaine &#187;,&lt;/i&gt; et un consensus se d&#233;gagea en accord avec cette description. C'est la musique qui accompagna les jeunes ann&#233;es des &lt;i&gt;Young Lords&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;Nuyorikan Poets&lt;/i&gt; dans les ann&#233;es 60 ; les fameuses m&#233;moires de Piri Thomas, &lt;i&gt;&#171; Down Those Mean Streets &#187;&lt;/i&gt; furent publi&#233;es en 1967. Comme ces exp&#233;riences, elles attestent du r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant de la culture et de la politique Afro-am&#233;ricaine pour cette g&#233;n&#233;ration de jeunes portoricains grandissant &#224; New-York.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; est une explosion provenant du t&#233;l&#233;scopage culturel, le cha&#238;non entre les milieux portoricains et les influences Afro-am&#233;ricaines si pr&#233;dominant dans tous les aspects de la vie sociale, y compris leur musique et leur danse.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;LES DEBUTS DU BOOGALOO&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Latin Boogaloo d&#233;boula sur la sc&#232;ne en &lt;strong&gt;1966&lt;/strong&gt;, la m&#234;me ann&#233;e que l'enregistrement de &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; mais aussi d'autres Boogaloo tr&#232;s connus. &lt;i&gt;&#171; Boogaloo's Blues &#187;&lt;/i&gt; de Johnny Colon, &lt;i&gt;&#171; I Like It Like That &#187;&lt;/i&gt; de Pete Rodriguez, et &lt;i&gt;&#171; At The Party &#187;&lt;/i&gt; d'Hector Rivera d&#233;barqu&#232;rent chez les disquaires en 1966-67.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En une fois, beaucoup de jeunes musiciens provenant du Barrio devinrent des stars d'un jour se produisant dans les clubs de la r&#233;gion New-York. Cela devenait plus pr&#233;occupant pour les directeurs d'orchestres d&#233;j&#224; bien &#233;tablis depuis 1950 jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 1960. Les musiciens Boogaloo, qui semblaient sortir de nulle part, se retrouvaient tout &#224; coup en haut de l'affiche, vendaient le plus de disques et &#233;taient invit&#233;s aux shows radios les plus en vogue. Soudainement mis sur la touche, notamment &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Tito-Puente-+' class='spip_in'&gt;Tito Puente&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Charlie-Palmieri-+' class='spip_in'&gt;Charlie Palmieri&lt;/a&gt;, se sont retrouv&#233; en difficult&#233;. Comme le rappelle &lt;i&gt;Joe Cuba&lt;/i&gt;, gr&#226;ce au Boogaloo, la carri&#232;re de son groupe a &#233;t&#233; propuls&#233;e sous les projecteurs nationaux et internationaux. A partir de ce moment-l&#224;, ils partag&#232;rent les shows et les tourn&#233;es avec les grandes pointures de l'&#233;poque telles que les &lt;i&gt;Supremes&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Temptations&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Marvin Gaye&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;James Brown&lt;/i&gt; et les &lt;i&gt;Drifters&lt;/i&gt;. Ils eurent un spectacle triomphant &#224; l'h&#244;tel Flamboyan &#224; Porto Rico, o&#249; le Boogaloo se r&#233;pandait comme une train&#233;e de poudre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ces ann&#233;es-l&#224;, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-El-Gran-Combo-+' class='spip_in'&gt;le Gran Combo&lt;/a&gt;, le groupe le plus connu &#224; Porto Rico, sortit un album (dont six des douzes titres &#233;taient &#233;tiquet&#233;s comme Boogaloo) qui comprenait l'immense succ&#232;s, &lt;i&gt;&#171; Gran Combo's Boogaloo &#187;&lt;/i&gt;. La fi&#232;vre du Boogaloo perdura encore pendant une ann&#233;e ou deux, plus longtemps que les danses &#224; la mode de cette &#233;poque. Et m&#234;me parmi les musiciens les plus sophistiqu&#233;s exprimant un certain d&#233;dain, comme &lt;i&gt;Eddie Palmieri&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Tito Puente&lt;/i&gt;, finirent par enregistrer leur propre Boogaloo. C'&#233;tait l'&#233;poque, comme de nombreux musiciens l'attestent, il &#233;tait impossible d'attirer les foules et de signer des contrats si vous ne jouiiez pas de Boogaloo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Jimmy Sabater&lt;/i&gt; s'inspira d'un morceau de &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Richie-Ray-+' class='spip_in'&gt;Richie Ray&lt;/a&gt; pour le piano qui servira de d&#233;tonateur &#224; &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; malgr&#233; sa symbolique correspondant directement aux go&#251;ts des Afro-am&#233;ricains et son succ&#232;s commercial, n'est pas le premier morceau Boogaloo. Il ne mentionne m&#234;me pas le terme Boogaloo dans ses paroles. &lt;strong&gt;Mais qui fut le premier &#224; utiliser ce terme ou &#224; faire de la musique appel&#233;e explicitement Boogaloo ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs musiciens actifs &#224; l'&#233;poque d&#233;signent &lt;i&gt;Ricardo Ray&lt;/i&gt; dont les deux albums &lt;i&gt;&#171; Se Solto (On The Loose) &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; Jala Jala y Boogaloo &#187;&lt;/i&gt; ont imm&#233;diatement attir&#233; l'attention lors de leur sortie chez Alegre en 1966 et 1967. De toute &#233;vidence, quand &lt;i&gt;Pete Rodriguez&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Johnny Colon&lt;/i&gt; et d'autres groupes Boogaloo pr&#233;sent&#232;rent leurs nouveaux morceaux sous la d&#233;signation Boogaloo, &lt;i&gt;Richie Ray&lt;/i&gt; avait d&#233;j&#224; utilis&#233; le terme et habitu&#233; le public &#224; cette danse et cette musique. Des discussions sur les origines d&#233;clenchent toujours des d&#233;bats anim&#233;s et des dissensions, mais si &lt;i&gt;Richie Ray&lt;/i&gt; n'&#233;tait en fait pas le premier, il est certainement celui qui donna au Boogaloo une certaine norme en terme de qualit&#233; et de magn&#233;tisme, ce qui fut rarement atteint par les morceaux qui allaient suivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les racines du Boogaloo sont &#224; chercher plus loin que ces morceaux originaux. M&#234;me si les talents de &lt;i&gt;Richie Ray&lt;/i&gt; et de son groupe, gr&#226;ce &#224; son alchimie savante de Jazz, de Rock et de styles traditionnels cubains ont la saveur du Boogaloo. En fait, bien que l'expression Boogaloo n'y soit pas mentionn&#233;e en tant que tel, &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; El Pito &#187;&lt;/i&gt; sont musicalement et socialement plus proches du Boogaloo que tout le r&#233;pertoire de &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Richie-Ray-+' class='spip_in'&gt;Richie Ray&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Bobby-Cruz-+' class='spip_in'&gt;Bobby Cruz&lt;/a&gt; de ces ann&#233;es-l&#224;. L'ambiance festive, la forte pr&#233;sence de funk et de musique soul, les breaks impromptus combin&#233;s &#224; certaines conventions du style Latin, sont toutes des pi&#232;ces centrales dans la plupart des Boogaloos et font tous clairement penser aux influences musicales qui pr&#233;par&#232;rent le terrain pour cette rapide transition au sein de la musique latine de cette p&#233;riode de la moiti&#233; des ann&#233;es 60. Apr&#232;s tout, &lt;i&gt;&#171; El Pito &#187;,&lt;/i&gt; qui en 1965 aurait bien pu pr&#233;c&#233;der les chansons de &lt;i&gt;Richie&lt;/i&gt; de l'album &lt;i&gt;&#171; Se Solto &#187;.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Jimmy Sabater&lt;/i&gt; s'inspira non pas du piano de &lt;i&gt;Richie Ray&lt;/i&gt;, mais de &lt;i&gt;&#171; Manteca &#187;.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Jimmy&lt;/i&gt; pensait &#224; &lt;i&gt;Machito&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Dizzy Gillespie&lt;/i&gt; et &#224; leur enregistrement historique du morceau qui deviendra la pierre angulaire de la fusion entre la musique latine et du jazz. M&#234;me les paroles de &lt;i&gt;&#171; El Pito, I'll Never Go Back to Georgia &#187;&lt;/i&gt; &#233;taient chant&#233;es par &lt;i&gt;Dizzy Gillespie&lt;/i&gt; au d&#233;but de &lt;i&gt;&#171; Manteca &#187;&lt;/i&gt; et comprennent une phrase que &lt;i&gt;Jimmy&lt;/i&gt; associe plus que tout &#224; une exp&#233;rience et une expression Afro-am&#233;ricaine. Ce qui le marqua plus que tout fut la parfaite combinaison entre les phrases parl&#233;es et la cadence musicale latine : &lt;i&gt;&#171; Never Go Back to Georgia, Never Go Back &#187;. &#171; C'&#233;tait un tout &#187;,&lt;/i&gt; commente Jimmy, &#171; &lt;i&gt;et aucun de nous n'&#233;tait jamais all&#233; &#224; Georgia &#187;.&lt;/i&gt; Tous les musiciens portoricains de la p&#233;riode Boogaloo, qu'ils soient nouveaux ou exp&#233;riment&#233;s, furent form&#233;s durant l'illustre p&#233;riode Mambo des ann&#233;es 50. Tous, m&#234;me ceux qui os&#232;rent s'aventurer plus loin dans les champs des musiques non-latines, sont redevables envers les Big Three et parlent avec gratitude non mesur&#233;e des exploits des orchestres de Machito, de &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Tito-Rodriguez-+' class='spip_in'&gt;Tito Rodriguez&lt;/a&gt; et de Tito Puente, et plus particuli&#232;rement dans l' inoubliable Palladium. Mambo, Guaguanco, Son Guajira, Cha-cha-cha, Guaracha, Bol&#233;ro, tous jou&#233;s au plus haut de leur sophistication, formaient la musique qui nourrissait et inspirait les musiciens latins durant les ann&#233;es 50, 60 et au-del&#224;. Les deux musiques de cette d&#233;cennie faisant fureur, la fi&#232;vre de la Charangapachanga de la premi&#232;re moiti&#233; et le Boogaloo de la seconde moiti&#233;, naquirent et s'&#233;teignirent avec les derni&#232;res ann&#233;es du Palladium.&lt;br/&gt;
Mais la nouvelle g&#233;n&#233;ration &#233;mergente de Latinos des ann&#233;es 60, y compris les musiciens &#226;g&#233;s d'une vingtaine d'ann&#233;es, grandit &#233;galement au sein d'une autre culture musicale.&lt;br/&gt;
Tandis qu'entour&#233;e d'une large gamme de rythmes latins &#224; la maison, &#224; la radio et dans les f&#234;tes de quartier et de famille, la jeunesse portoricaine, des ann&#233;es 50 et 60, &#233;coutait et chantait des musiques Doo-Wop, R&amp;B et Rock-and-Roll. Tandis que les musiciens &#171; a&#238;n&#233;s &#187; associ&#233;s au Boogaloo - ceux ayant la trentaine - avaient jou&#233; au sein ou avec les orchestres de la p&#233;riode Mambo. Les plus jeunes se rappellent qu'en grandissant, leur musique favorite, &#171; notre musique &#187;, c'&#233;tait le R&amp;B et les autres formes populaires de musique Afro-am&#233;ricaine, et plus particuli&#232;rement le Doo-Wop. Les compositeurs et artistes influents du Boogaloo tels que Tony Pabon de l'orchestre de Tito Rodriguez, Johnny Colon et ses vocalistes, Tito Ramos et Tonny Rojas, Bobby Marin, King Nando et d'autres furent membres, parfois fondateurs, de groupes Doo-Wop, et parfois m&#234;me avant de se rallier &#224; la musique latine. Bobby Marin parle des portoricains actifs dans les plus grands spectacles Doo-Wop, en commen&#231;ant avec les membres des Teenagers avec Frankie Lymon et qui, &#233;videmment composa l'un de leur plus grands succ&#232;s. Pour King Nando, The Drifters &#233;tait son groupe pr&#233;f&#233;r&#233; apr&#232;s son arriv&#233;e de Porto-Rico dans les ann&#233;es 50. Pour Jimmy Sabater, c'&#233;taient The Harptones, mais son &#171; king &#187; de tous les temps, c'&#233;tait bien s&#251;r Nat King Cole.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aussi, deux langages musicaux co-existaient dans le monde des musiciens de Boogaloo. Celui provenant de l'h&#233;ritage culturel et familial et celui provenant des ses amis rencontr&#233;s dans la rue ou &#224; l'&#233;cole. Le d&#233;fi &#233;tait alors : comment rassembler ces deux mondes et cr&#233;er un propre nouveau style ? King Nando raconte comment, en tant qu'adolescent ayant grandi en &#233;coutant des Doo-Wop et du Rock-and-Roll, il se rendit pour la premi&#232;re fois au Palladium et entendit Tito Rodriguez jouant &lt;i&gt;&#171; Mama Guela &#187;. &#171; A partir de ce moment-l&#224;, c'&#233;tait en 1961, j'ai latinis&#233; tous mes arrangements R&amp;B &#187;.&lt;/i&gt; La carri&#232;re musicale de Johnny Colon, dont le groupe obtint un certaine renomm&#233;e avec &lt;i&gt;&#171; Boogaloo Blues &#187;&lt;/i&gt; en 1967, commen&#231;a sa carri&#232;re en formant et en chantant avec le groupe Doo-Wop de East Harlem, The Sunsets. Pour Colon, le Boogaloo &#233;tait avant tout &lt;i&gt;&#171; une sorte de pont, une fa&#231;on pour les jeunes musiciens et le public latinos tourn&#233;s vers le R&amp;B de trouver le cha&#238;non manquant vers leur h&#233;ritage musical &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;
Ce lien musical &#233;tait polymorphe, et le Boogaloo &#233;tait une de ces formes. En fait, le r&#233;pertoire Boogaloo s'&#233;tend d'une part &#224; partir de sons latins avec des traits de styles Afro-am&#233;ricains et d'autre part jusqu'au R&amp;B, au funk et aux chansons soul comprenant des percussions latines, des instrumentaux, des paroles ou des flexions/d&#233;clinaisons (grammaticales) en espagnol. Comporter des paroles en deux langues et que les deux publics (latino et Afro-am&#233;ricain) puissent s'y retrouver, &#233;tait l'unique condition pour appartenir au monde du Boogaloo.&lt;br/&gt;
Comme le laissait supposer cette &#233;poque, les particularit&#233;s des fusions interculturelles de la p&#233;riode Boogaloo diff&#233;raient sous plusieurs points de vue de celle du CuBop et du Latin-Jazz de la g&#233;n&#233;ration pr&#233;c&#233;dente. D'un c&#244;t&#233;, les musiciens latins de la p&#233;riode Boogaloo avait les filiations (latine et afro-am&#233;ricaine) glan&#233;es au gr&#233; de leurs exp&#233;riences datant des d&#233;buts de leurs efforts musicaux, tandis que dans les ann&#233;es 40 et 50, &#224; quelques exceptions pr&#232;s, il y avait une claire s&#233;paration entre les musiciens latins et Afro-am&#233;ricains en terme de formation musicale. En outre, le Boogaloo se composait d'un m&#233;lange de style Afro-cubain et de blues, gospel de la musique Afro-am&#233;ricaine, le R&amp;B et la Soul saturant les ondes et le cadre populaire des ann&#233;es 60. Le tout, disponible pour le vente dans les magasins de disques, mais toujours sans &#233;galer l'offre disponible en jazz. C'&#233;tait une musique pour faire la f&#234;te et danser, destin&#233;e &#224; un large public am&#233;ricain et international, adopt&#233;e par le Boogaloo comme partenaire direct des sons populaires latins. Le Boogaloo n&#233;cessita le mariage entre les musiques latino-cara&#239;bes et le march&#233; pop &#224; un degr&#233; jusque l&#224; encore in&#233;gal&#233; durant les &#233;poques pr&#233;c&#233;dentes. Izzy Sanabria, figure bien connue de la salsa, consid&#232;re le Latin Boogaloo comme &lt;i&gt;&#171; la plus grande &#233;tape, en terme de musique, que nous devions r&#233;ellement traverser &#187;.&lt;/i&gt; Tandis que le Mambo et le Doo-Wop constituaient le double h&#233;ritage des ann&#233;es 1950 se transformant en Boogaloo, il y a plus de pr&#233;curseurs directs datant du d&#233;but des ann&#233;es 60 (anticipant les nombreuses particularit&#233;s du Latin Boogaloo) et qui, dans un contexte &#233;largi, aident &#224; comprendre l'enthousiasme qui allait dominer le march&#233; de la musique latine plus tard dans la d&#233;cennie. Ce contexte &#233;largi peut &#234;tre envisag&#233; comme la musique latine de New-York des ann&#233;es 60, la p&#233;riode, d'un point de vue chronologique, pr&#233;c&#233;dant l'arriv&#233;e de la Salsa, ou, en terme musical, comme Latin Soul, la gamme compl&#232;te des fusions latino Afro-am&#233;ricaine auquel le Boogaloo appartient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant que la Boogaloo ne d&#233;boule sur sc&#232;ne, il y avait par exemple, la musique latine en anglais, reliant les rythmes Soul, Funk et Jazz, bas&#233;e sur des discussions improvis&#233;es ou des bruits de f&#234;tes, dont les ventes pouvaient faire exploser les classements nationaux.&lt;br/&gt; Dans des titres comme &lt;i&gt;&#171; To Be With You &#187;&lt;/i&gt; d'Eddie Torres, &lt;i&gt;&#171; El Watusi &#187;&lt;/i&gt; de &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Ray-Barretto-+' class='spip_in'&gt;Ray Barretto&lt;/a&gt;, &#171; &lt;i&gt;Watermelon Man &#187;&lt;/i&gt; de &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Mongo-Santamaria-+' class='spip_in'&gt;Mongo Santamaria&lt;/a&gt; et &lt;i&gt;&#171; Azucar &#187;&lt;/i&gt; d'&lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Eddie-Palmieri-+' class='spip_in'&gt;Eddie Palmieri&lt;/a&gt;, nombre d'ingr&#233;dients associ&#233;s au Latin Boogaloo sont d&#233;j&#224; pr&#233;sents et, d'un point de vue purement musical, n'ont jamais &#233;t&#233; surpass&#233;s durant les ann&#233;es Boogaloo. Ils &#233;taient, &#224; l'instar de &lt;i&gt;&#171; Oye Como Va &#187;&lt;/i&gt; de Tito Puente, les titres les plus appr&#233;ci&#233;s de ces ann&#233;es-l&#224;, et tous comportaient des intonations latines tirant vers des m&#233;lodies R&amp;B Afro-am&#233;ricaines et Soul. Ils font partie des &#171; classiques &#187; Latin Soul (&#224; l'exception peut-&#234;tre des enregistrements de Puente o&#249; les associations sont plut&#244;t bas&#233;es sur la version cover Latin Rock de Santana de 1969), et donc pr&#233;figurent sous plusieurs formes l'ensemble du mouvement Boogaloo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; To Be With You &#187;&lt;/i&gt; fut nomm&#233; la ballade classique Latin Soul de tous les temps, et il y a peu de latinos &#224; New-York aux environs du d&#233;but des ann&#233;es 60 qui contesteraient ce jugement. Ce qui peut para&#238;tre surprenant, c'est que cette notori&#233;t&#233; soit accord&#233;e &#224; une chanson enti&#232;rement en anglais, cr&#233;ditant plus la th&#232;se &lt;i&gt;Soul&lt;/i&gt; que la th&#232;se &lt;i&gt;Latin&lt;/i&gt;. Ce morceau fut &#233;crit au d&#233;but des ann&#233;es 50 par Willie Torres et Nick Jimenez, une &#233;quipe qui composa quelques uns des premiers morceaux Latin dansant en anglais, en commen&#231;ant avec une version de &lt;i&gt;&#171; I Got You Under My Skin &#187;&lt;/i&gt; en tempo cha-cha et le tr&#232;s populaire &lt;i&gt;&#171; Mambo Of The Times &#187;.&lt;/i&gt; Torres, r&#233;fl&#233;chissant &#224; ces &#171; crossover &#187;, pense qu'il y avait alors une n&#233;cessit&#233; d'avoir des paroles en anglais non seulement pour toucher un public non-latino mais &#233;galement pour les latinos de New-York. &lt;i&gt;&#171; Vous devez vous souvenir &#187;,&lt;/i&gt; dit Torres dont la carri&#232;re musicale remonte au d&#233;but des ann&#233;es 40, &lt;i&gt;&#171; que la plupart de nous &#233;tions Nuyoricans. Nous sommes n&#233;s et nous avons grandi ici. L'espagnol de Machito et de la plupart des jeunes &#233;tait limit&#233;, comme le mien d'ailleurs. Je parlais espagnol &#224; la maison parce que je n'avais d'autre choix. Mais je n'en avais pas une connaissance approfondie. J'ai rencontr&#233; Joe&lt;/i&gt; (le bandleader Joe Cuba) &#187;. Il aurait pu ajouter Nick Jimenez, Jimmy Sabater, Cheo Feliciano et les autres. &#171; &lt;i&gt;Il appartenait &#233;galement &#224; ma g&#233;n&#233;ration. Et on a dit, faisons &#231;a en anglais et &#231;a a fonctionn&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Il est donc clair que bien avant la p&#233;riode Boogaloo, comme le d&#233;montre les premi&#232;res ann&#233;es du &lt;i&gt;Joe Cuba&lt;/i&gt; Sextet, une importante communaut&#233; bilingue, &#224; majorit&#233; anglophone, &#233;tait d&#233;j&#224; bien pr&#233;sente &#224; New-York.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Torres&lt;/i&gt; n'a jamais enr&#233;gistr&#233; &lt;i&gt;&#171; To Be With You &#187;&lt;/i&gt; avec le groupe de Joe Cuba mais il l'a souvent chant&#233; dans des h&#244;tels et des clubs tout au long de ces ann&#233;es ; avec un d&#233;but m&#233;morable au Stardust Ballroom en 1953. &lt;i&gt;Torres&lt;/i&gt; enregistra m&#234;me le morceau sur l'album &lt;i&gt;&#171; Minisero &#187;&lt;/i&gt; des Alegre All Stars. Le producteur, &lt;i&gt;&quot;Al&quot; Alberto Santiago&lt;/i&gt;, le qualifia de Bolero Gas. Mais &lt;i&gt;Torres&lt;/i&gt; quitta le groupe de &lt;i&gt;Joe Cuba&lt;/i&gt; en 1956 et c'est donc &lt;i&gt;Jimmy Sabater&lt;/i&gt;, le chanteur principal anglophone, qui immortalisa le morceau en 1962. Sa parution en 1967 sur l'album &lt;i&gt;&#171; Steppin' Out &#187;&lt;/i&gt; l'amena &#224; &#234;tre associ&#233; au Boogaloo, ayant comme commun d&#233;nominateur un penchant pour les paroles en anglais. Mais c'est sans doute du Latin Soul, une forme de variante de &lt;i&gt;Nat King Cole-avec-un-l&#233;ger-accent-espagnol&lt;/i&gt;. Les &lt;i&gt;&#171; accents musicaux latins &#187;&lt;/i&gt; de cette ballade romantique R&amp;B apparaissent en sourdine, accompagn&#233;s d'un tempo de bol&#233;ro et de bongos opposant les harmonies vocales et les crescendos entretenant le caract&#232;re romantique de la chanson.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Adapt&#233; pour les &lt;i&gt;ballrooms&lt;/i&gt; am&#233;ricains, &lt;i&gt;Torres&lt;/i&gt; rappelle que &lt;i&gt;&#171; To Be With You &#187;&lt;/i&gt; est en fait une adaptation d'un vieux Bol&#233;ro, &lt;i&gt;&#171; Nunca (No Te Engan&#233;) &#187;&lt;/i&gt; et l'interpr&#233;tait souvent en espagnol, l'intitulant &lt;i&gt;&#171; Estar Contigo &#187;.&lt;/i&gt; Pourtant, il appara&#238;t que &lt;i&gt;&#171; Willie Torres &#233;tait le Watusi &#187;. &#171; Vous vous souvenez de El Watusi &#187;,&lt;/i&gt; dit-il, &lt;i&gt;&#171; Regardez-le bien. En r&#233;alit&#233;, je suis l'autre voix. Pas la voix grave qui dialogue le plus, mais l'autre, le Watusi lui-m&#234;me, dont il est question. Ray Barretto, qui enregistra le morceau, me donna l'autre voix, seulement pour grogner quelques mots en r&#233;ponse &#224; la voix grave qui parle du Watusi, le plus grand et le plus m&#233;chant de tout la Havanna : Caballero, alli acaba de entrar el Watusi. 'Ese mulato que mide siete pies y pesa 169 libras...El hombre mas guapo de La Habana'. Guito Cortwright, le portoricain, &#233;tait l'autre voix et jouait du g&#252;iro dans le groupe d'&lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Arsenio-Rodriguez-+' class='spip_in'&gt;Arsenio Rodriguez&lt;/a&gt;. Nous faisions les voix. Je suis donc le Watusi.&lt;/i&gt; Peu de personnes en dehors de l'entourage de Torres savent qu'il &#233;tait la voix de l'effroyable Watusi, mais l'enregistrement de &lt;i&gt;Ray Barretto&lt;/i&gt; de 1962 atterrit dans le Top 20 des US Pop Charts en 1963, culminant au num&#233;ro 3 en mai de cette ann&#233;e. Il devint donc le premier enregistrement d'un groupe latin &#224; atteindre ce point culminant, et est encore &#224; l'heure actuelle, toujours in&#233;gal&#233;, le plus grand succ&#232;s commercial de la riche et vari&#233;e carri&#232;re de &lt;i&gt;Ray Barretto&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; El Watusi &#187;&lt;/i&gt; &#233;tait tout d'abord destin&#233; &#224; &#234;tre une face B accompagnant la plus exp&#233;riment&#233;e &lt;i&gt;Charanga Moderna&lt;/i&gt; dans l' engouement de la Charanga-Pachanga qui faisait rage au sein de la musique latine de New-York. Mais ce fut &lt;i&gt;&#171; El Watusi &#187;,&lt;/i&gt; cet &#233;trange morceau de Braggadocio, aux accents de charanga en espagnol (cubain), rude et urbain, qui pr&#233;para le terrain pour le ph&#233;nom&#232;ne Boogaloo. Bien que ce soit un fait &#233;tabli qu'il y avait parmi les fans de nombreux Afro-am&#233;ricains, ce qui est crucial dans ce cas-ci, ce ne sont bien-s&#251;r ni les paroles bilingues ou en anglais, ni l'ajout de sons R&amp;B. Dans cet exemple, c'est la nature spontan&#233;e de la conversation des voix et l'atmosph&#232;re g&#233;n&#233;rale d'une foule anticipant des chansons telles que &lt;i&gt;&#171; El Pito &#187;, &#171; Bang Bang &#187;, &#171; At The Party &#187;&lt;/i&gt; et d'autres dans la veine Boogaloo. Les applaudissements accompagnant l'invariable ligne de basse tout au long du morceau deviendra une empreinte du Latin Boogaloo tout comme, &#224; de nombreuses reprises, la structure ouverte et libre des morceaux. &lt;i&gt;&#171; Les paroles &#187;,&lt;/i&gt; se souvient Willie Torres en riant, &lt;i&gt; &#171; Nous les r&#233;digions comme elles se pr&#233;sentaient &#187;.&lt;/i&gt; Le succ&#232;s inattendu d' &lt;i&gt;&#171; El Watusi &#187;&lt;/i&gt; pr&#233;figura &#233;galement le Boogaloo en d'autres termes : une association l'enregistrement par Willie Rosario, &lt;i&gt;&#171; Watusi Boogaloo &#187;.&lt;/i&gt; Le grand succ&#232;s commercial d'un titre jou&#233; par un groupe latin atteignant les charts &#233;tait une preuve qu'il &#233;tait possible de jouer latin et d'avoir du succ&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais au-del&#224; de cette nouvelle mode, il y avait d'autres raisons provoquant cet engouement pour ce rap burlesque avec des fl&#251;tes style charanga annon&#231;ant le Boogaloo. &lt;i&gt;&#171; Watusi &#187;&lt;/i&gt; fut &#233;galement une des danses les plus populaires de la m&#234;me ann&#233;e que la sortie du morceau de Barretto, plus particuli&#232;rement apr&#232;s le succ&#232;s fou &lt;i&gt;&#171; Wah Watussi &#187;&lt;/i&gt; des Orlons, qui resta dans le haut des charts pendant 13 semaines, culminant &#224; la 5&#232;me place. La danse en elle-m&#234;me fut lanc&#233;e par &lt;i&gt;The Vibrations&lt;/i&gt; et leur hit &lt;i&gt;&#171; The Watusi &#187;&lt;/i&gt; inspir&#233;, lui, sur par le morceau &lt;i&gt;&#171; Let's Go, Let's Go &#187;&lt;/i&gt; de Hank Ballard and The Midnighters - le groupe, par concours de circonstance, qui interpr&#233;tait la version originale de&lt;i&gt; &#171; The Twist &#187;&lt;/i&gt; en 1959, l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dant l'adaptation historique par Chubby Checker.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le terme &lt;strong&gt;Watusi&lt;/strong&gt;, avec ses diverses connotations et sa parent&#233; avec la danse bien connue &#224; l'&#233;poque, &#233;tait en vogue quand &lt;i&gt;&#171; El Watusi &#187;&lt;/i&gt; est sorti, de sorte que l'enregistrement de Barretto, bien qu'avec des expressions n'ayant aucune relation avec le Watusi am&#233;ricain, surfa sur la vague de la derni&#232;re mode du moment. Sans &#233;quivoque, le Latin Boogaloo &#233;tait m&#234;l&#233; de fa&#231;on semblable dans les danses et les cat&#233;gories pop dominantes qui restaient &#224; venir. Bien qu'il n'y ait aucune certitude quant au lieu d'origine de naissance du Latin Boogaloo (Chicago et New-York se disputant la paternit&#233;), il est un fait que le Boogaloo fut la nouvelle danse la plus populaire des ann&#233;es 1965-66, exactement les m&#234;mes ann&#233;es qui virent l'&#233;mergence du Latin Boogaloo, &#233;clipsant rapidement le Jerk, le Twine et le Monkey de la saison pr&#233;c&#233;dente. Le premier des disques Boogaloo, selon cette version, fut &lt;i&gt;&#171; Boo-Ga-Loo &#187;&lt;/i&gt; par le duo de &lt;i&gt;Chicago Tom and Jerrio&lt;/i&gt;, qui furent inspir&#233; en voyant des personnes danser dans un magasin de disques. &lt;i&gt; &#171; Le disque sortit chez ABC et fut un m&#233;ga hit, se vendant &#224; plusieurs millions en avril 1965. &#187;&lt;/i&gt; S'en suivirent plusieurs enregistrements Boogaloo, dont &lt;i&gt;&#171; Boogaloo Party &#187;&lt;/i&gt; des Flamingo's. Beaucoup d'entre-eux devinrent des succ&#232;s d'estime sur les march&#233;s Funk et Soul. Une autre importance du Black Boogaloo, moins orient&#233; vers la ville d'origine et les charts pop mais plus vers la force musicale, identifie le son comme des morceaux classiques tels que &lt;i&gt;&#171; Mustang Sally &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; Midnight Hour &#187;,&lt;/i&gt; tous les deux rendus c&#233;l&#232;bres par Wilson Pickett. Ce fut &#233;galement Pickett qui enregistra le grand hit &lt;i&gt;&#171; Funky Broadway &#187;&lt;/i&gt; en 1967. Si le Boogaloo se d&#233;finit par ces enregistrements, certains plus marquants que d'autres, ou par ces mouvements de danse bien particuliers ayant un look tout &#224; fait diff&#233;rent compar&#233;e aux danses pr&#233;c&#233;dentes et dont la popularit&#233; avait gagn&#233; les &#171; blancs &#187;, il est de toute fa&#231;on clair que le Boogaloo &#233;tait le terme pr&#233;dominant d&#233;signant la musique Funky Soul &#224; ce moment pr&#233;cis de son histoire et que le Latin Boogaloo emprunta son nom et son essor directement &#224; ce mouvement. Bien que plus proche musicalement de son homonyme Afro-am&#233;ricain que du Watusi, le m&#234;me processus de popularit&#233; de masse, &#224; une &#233;chelle importante, se d&#233;veloppa avec le Latin Boogaloo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ni &lt;i&gt;&#171; To Be With You &#187;,&lt;/i&gt; ni &lt;i&gt;&#171; El Watusi &#187;,&lt;/i&gt; ne laissaient pr&#233;sager le Latin Boogaloo, une fusion entre les rythmes Afro-cubains et ceux du funk. Il est plut&#244;t &#224; attribuer &#224; &lt;i&gt;Mongo Santamaria&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Willie Bobo&lt;/i&gt; et &#224; un morceau appartenant &#224; un autre type de charts de l'&#233;poque, &lt;strong&gt;&#171; Watermelon Man &#187;&lt;/strong&gt; de Mongo, apparaissant dans le classement national en 1963. D'aucuns consid&#232;rent &lt;i&gt;&#171; Watermelon Man &#187;,&lt;/i&gt; &#233;crit par Herbie Hancock, comme l'authentique Boogaloo, mais dans ce cas bien pr&#233;cis, la r&#233;f&#233;rence est purement musicale. Au-del&#224; des discussions, de l'atmosph&#232;re spontan&#233;e, des paroles, des grognements, des bruits d'animaux et des applaudissements, le morceau de Mongo poss&#232;de le son, la touche rythmique de la fusion Latin-Funk, plus particuli&#232;rement gr&#226;ce aux timbales et aux autres &#233;l&#233;ments majoritairement Afro-cubains de la section rythmique. Tandis que les cuivres sonnent plus Latin-Jazz, domaine dans lequel Mongo est c&#233;l&#232;bre, la texture rythmique du morceau est plus proche du R&amp;B et la mesure anticipe la signature du Latin Boogaloo. Bien que ce soit l'enregistrement par Mongo de &lt;i&gt;&#171; Watermelon Man &#187;&lt;/i&gt; qui attira l'attention vers cette possibilit&#233; musicale, il y avait d'autres musiciens partageant les d&#233;buts du domaine Latin Funk et qui personnifi&#232;rent plus directement la fusion rythmique Portoricaine-afro-am&#233;ricaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Willie Bobo&lt;/i&gt; est incontestablement l'un deux. Portoricain de couleur, n&#233; dans le Spanish Harlem sous le nom de &lt;i&gt;William Correa&lt;/i&gt;. Il &#233;tait le prot&#233;g&#233; de &lt;i&gt;Mongo Santamaria&lt;/i&gt; depuis la fin des ann&#233;es 40. &lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais son interpr&#232;te &#187;&lt;/i&gt; relatant sa relation avec le fameux percussionniste cubain et &lt;i&gt;&#171; en &#233;change, il me montrait les diff&#233;rentes nuances/couleurs qu'il &#233;tait possible de produire avec les percussions &#187;.&lt;/i&gt; Dans les morceaux tels que le tr&#232;s significatif &lt;i&gt;&#171; Fried Neck Bones and Some Home Fries&lt;/i&gt; &#187; Bobo se trouve carr&#233;ment au carrefour entre la culture Afro-cubaine et la culture Afro-am&#233;ricaine, avec un flair particuli&#232;rement aiguis&#233; pour le funk. Dans un tout autre registre, il y a l'Afro-am&#233;ricain &lt;i&gt;Henry Lee Brow&lt;/i&gt; d'Harlem, dit &lt;i&gt;Pucho&lt;/i&gt;, qui forma&lt;i&gt; &#171; The Latin Soul Brothers &#187;&lt;/i&gt; et connu, entre autre, pour le morceau datant de 1967, &lt;i&gt;&#171; Boogaloo on Broadway &#187;.&lt;/i&gt; En r&#233;alit&#233;, c'est &lt;i&gt;Pucho&lt;/i&gt; qui se souvient de &lt;i&gt;Willie Bobo&lt;/i&gt; circulant au milieu des musiciens, cherchant le funk. Pucho rappelle que son groupe, avec celui de Mongo et celui de Willie, faisait partie du top trois des groupes Latin-funk durant les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dant le Boogaloo, et son groupe servit comme terrain d'essai pour les deux autres qui le d&#233;passaient en termes d'importance. &lt;i&gt;&#171; Il jouait des timbales et il &#233;tait un des nombreux Afro-am&#233;ricains d'Harlem qui ma&#238;trisait cet instrument &#187;,&lt;/i&gt; se rappelle &lt;i&gt;Benny Bonilla&lt;/i&gt;, le timbalero du groupe de Pete Rodriguez. Pendant le milieu des ann&#233;es 1960, Pucho fera des Latin Boogaloos bien &#224; lui en prenant des hits souls connus de l'&#233;poque (&lt;i&gt;&#171; Mustang Sally &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; In The Midnight Hour &#187;&lt;/i&gt;) et en y ajoutant des rythmes latins. Et c'est Pucho, le timbalero avis&#233; des Latin Soul Brothers qui inventa son propre slogan &lt;strong&gt;&#171; Cha-Cha with a Backbeat &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ironiquement, le musicien latin qui se trouvait &#224; l'avant-plan du d&#233;but du Boogaloo fut celui qui le consid&#233;ra avec le plus grand m&#233;pris. C'&#233;tait &lt;i&gt;Eddie Palmieri&lt;/i&gt;, qui jusqu'&#224; ce jour encore, consid&#232;re le Boogaloo comme la r&#233;gression la plus tragique de la musique latine new-yorkaise, dont la cr&#233;ativit&#233; audacieuse fit entrer la musique latine dans les ann&#233;es 1960 et ouvrit les oreilles et les yeux des musiciens de la p&#233;riode Boogaloo sur ce que pouvait repr&#233;senter la musique latine pour leur propre g&#233;n&#233;ration. &lt;br/&gt;L'admiration pour Palmieri port&#233;e par les musiciens associ&#233;s au Boogaloo est unanime. &lt;i&gt;&#171; La Perfecta &#187;&lt;/i&gt; de Palmieri, avec 5 excellents albums depuis 1963, &#233;tait le plus grand groupe latin du moment aux alentours des ann&#233;es 60, quand le Boogaloo d&#233;boula sur la sc&#232;ne. Il occupait le haut de l'affiche partout et avec &lt;i&gt;Manny Oquendo&lt;/i&gt; aux timbales, &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Barry-Rogers-+' class='spip_in'&gt;Barry Rogers&lt;/a&gt; et &lt;i&gt;Jose Rodriguez&lt;/i&gt; comme marque d&#233;pos&#233;e aux trombones, et ses ing&#233;nieux arrangements, il d&#233;finira le standard du groupe aguerri et de public latin et des autres nationalit&#233;s. En fait, en anticipant l'attrait social du Boogaloo, Palmieri s'attirait un nombre important de fans parmi les Afro-am&#233;ricains. L'origine d'un des plus grands succ&#232;s de jeunesse de Palmieri, &lt;i&gt;&#171; Azucar &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;figure directement l'arriv&#233;e des Boogaloos de l'&#233;poque tels que &lt;i&gt;&#171; Bang Bang &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; I Like It Like That &#187;&lt;/i&gt;. Et le public noir de crier &lt;i&gt;&#171; Eddie, joue un peu de &#171; sugar &#187; pour nous &#187;. &#171; Sugar &#187;&lt;/i&gt; &#233;tait le terme invoqu&#233; chaque fois qu'ils voulaient un titre de Palmieri avec un tempo acc&#233;l&#233;r&#233;. Palmieri &#233;crivit &lt;i&gt;&#171; Azucar (Sugar For You) &#187;&lt;/i&gt; et attira m&#234;me un nombre grandissant de noirs sur les pistes de danse. C'est juste un des exemples de Palmieri fa&#231;onnant les sp&#233;cificit&#233;s de la musique latine en r&#233;ponse aux danseurs Afro-am&#233;ricains, tout comme les groupes de &lt;i&gt;Joe Cuba&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Richie Ray&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Pete Rodriguez&lt;/i&gt; le feront ult&#233;rieurement pendant la p&#233;riode Boogaloo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Palmieri n'a jamais eu de mots complaisant envers quoi que ce soit li&#233; de pr&#232;s ou de loin au Boogaloo. Il affichait son d&#233;dain envers l'amateurisme, la banalit&#233; du Boogaloo et plus particuli&#232;rement son manque d'adaptations s&#233;rieuses et cr&#233;atives de mod&#232;les Afro-cubains qui &#233;taient d&#233;velopp&#233;s durant ces ann&#233;es suivant le blocus de la musique cubaine cons&#233;quent &#224; la r&#233;volution de 1959. &lt;i&gt; &#171; C'&#233;tait comme du chewing-gum latin &#187;&lt;/i&gt; rappelle Palmieri. &lt;i&gt;&#171; Bang Bang, qu'est-ce que c'est ? C'est ce que tu trouves en cadeau dans les bo&#238;tes de corn flakes. De plus, la moiti&#233; de ces musiciens ne savent m&#234;me pas dans quel sens il faut tenir les instruments &#187;.&lt;/i&gt; A part son jugement musical qui &#233;tait partag&#233; par beaucoup, y compris par ceux associ&#233;s au Boogaloo, Palmieri, en r&#233;alit&#233;, pensait aux cons&#233;quences d&#233;sastreuses que la folie du Boogaloo avait sur les musiciens confirm&#233;s tels que son fr&#232;re Charlie et, bien s&#251;r, Tito Puente, Machito et m&#234;me Tito Rodriguez. Les contrats avec lesquels ils s'&#233;taient petit &#224; petit habitu&#233;s furent remis en question et leurs disques ne se vendaient plus aussi bien. Des changements de mauvais augure &#233;taient dans l'air au sein de l'industrie musicale latine et de leur circuit de diffusion. Tout en l'admettant, Palmieri se consid&#232;re comme une des victimes du Boogaloo plut&#244;t qu'un des b&#233;n&#233;ficiaires et, bien-s&#251;r, marquera son opposition &#224; &#234;tre consid&#233;r&#233; sous quelque forme que ce soit comme victime de &lt;i&gt;&#171; l'&#233;pid&#233;mie Boogaloo &#187;. &#171; &#191; Que Que, Eddie Palmieri, boogaloo ? &#187;&lt;/i&gt; Tel est la premi&#232;re phrase de &lt;i&gt;&#171; !Ay Que Rico ! &#187;,&lt;/i&gt; un Boogaloo de &lt;i&gt;Eddie Palmieri&lt;/i&gt;. La voix est celle de &lt;i&gt;Cheo Feliciano&lt;/i&gt; et &#224; la basse, le l&#233;gendaire &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/+-Israel-Lopez-Cachao-+' class='spip_in'&gt;&#171; Cachao &#187; Lopez&lt;/a&gt; jouant un Shing-a-Ling, enregistrement datant de 1968, quand la fi&#232;vre du boogaloo commen&#231;ait d&#233;j&#224; &#224; se calmer. L'ironie de l'histoire de ce Boogaloo, c'est que c'est Palmieri lui-m&#234;me, adversaire le plus farouche du Boogaloo sous toutes ses formes, qui composa et arrangea ce qui sera, le meilleur enregistrement Boogaloo de tous les temps. &lt;i&gt;&#171; ! Ay Que Rico ! &#187;,&lt;/i&gt; brutal, festif, rempli de dialogues, et poss&#232;de tous les marques de fabrique du Latin Boogaloo. Sa position sp&#233;ciale dans le r&#233;pertoire Boogaloo provient du fait que son ironie enjou&#233;e semble dirig&#233;e contre lui-m&#234;me - comme s'il disait &lt;i&gt;&#171; Vous voulez du Boogaloo, et bien en voici du Boogaloo &#187;.&lt;/i&gt; Ce morceau et un autre titre &lt;i&gt;&#171; The African Twist &#187;,&lt;/i&gt; de l'album important de Palmieri de 1968, &lt;i&gt;&#171; Champagne &#187;,&lt;/i&gt; furent &#233;crits et chant&#233;s une femme Afro-am&#233;ricaine, Cynthia Ellis, dans un style faisant penser au style Motown. Dans ces morceaux, il appara&#238;t clairement que Palmieri ne perd pas son temps &#224; fustiger le Boogaloo, mais va l'&#233;lever &#224; un tout autre niveau...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A suivre...&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt;2nde partie &#224; partir du &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,613' class='spip_in'&gt;1er mars 2007&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;3&#232;me partie &#224; partir du &lt;a href='http://www.buscasalsa.com/Cha-Cha-with-A-Backbeat-Chansons,614' class='spip_in'&gt;1er avril 2007&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1-1' id='nb1-1' class='spip_note' title='Notes 1-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] NDE : morenos = bronz&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1-2' id='nb1-2' class='spip_note' title='Notes 1-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] NDE : ne pas confondre Pete Rodriguez -le roi du Boogaloo- avec Pete &quot;El Conde&quot; Rodriguez le chanteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Auteur : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Flores, Juan &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Titre de l'article : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&quot;Cha Cha with A Backbeat&quot; : Songs and Stories of Latin Boogaloo &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Publication : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Black Renaissance/Renaissance Noire &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Volume n&#176; : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;V.2 ; N.2 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Date de Publication &lt;/td&gt;
&lt;td&gt; 31/07/1999 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd'&gt;
&lt;td&gt;Page : &lt;/td&gt;
&lt;td&gt;p. 22 &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Copyright (c) SoftLine Information, Inc. 1998&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
