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2005 Y Salsa Festival / Entrevue avec Victor Sanchez -

Interview du directeur artistique de Y Salsa Festival

Première publication 1er mai 2005, Publié le 1er juin 2005, par : Octavio Cadavid

Cette entrevue nous a été aimablement fournie par Salsa Rumba Magazine. Elle y a été publié dans le numéro 35, de mai 2005.

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Salsa Rumba Magazine
Couverture de l’édition du SRM dans lequel est parue l’interview

Salsa Rumba Magazine. Victor, pourrais-tu te présenter aux lecteurs de Salsa Rumba Magazine ?

Victor Sanchez. Je suis né à Cali, Colombie en juin 1976, puis j’ai débarqué en France 9 ans plus tard avec mes parents, à 17 ans, je suis reparti en Colombie, et 5 ans après je suis revenu accompagner mon frère et faire mes études, lui, il est reparti, moi je suis encore ici... Mes débuts dans le milieu de la salsa lyonnaise remontent à l’année 2000 en tant que DJ dans divers établissements lyonnais (salsa et autres). Parallèlement, je me suis plongé dans mes études d’architecture et j’ai commencé à travailler en cabinet. Puis, de la rencontre avec des personnes toutes issues du milieu culturel lyonnais est née cette envie de monter ce festival... Nous nous sommes retroussés les manches (nous sommes en effet, tous bénévoles) et avons commencé à imaginer le concept. Et, tout s’est fait très rapidement avec les moyens du bord et entouré d’une équipe de techniciens et de bénévoles extraordinaires. Le Y Salsa festival était né...

SRM. Parles-nous du premier Y Salsa festival ?

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Septeto Habanero

V. L’euphorie et le stress ont pris place et, durant les 13 premiers jours de juin 2004 (montage et festival), nous n’avons pas vu le temps passer... J’ai réalisé, réellement, ce que nous avions créé, une fois que Los Van Van sont montés sur scène (dernier groupe international du festival), là, je suis tombé de haut, j’avais réussi à les faire jouer pour NOUS... Les retours du public ont été positifs pour la plupart, sauf, pour ceux, qui n’avaient pas réservé leurs billets et qui n’ont pas pu assister aux concerts, nous étions, en effet, sold out sur les deux soirées payantes... Des ratés, il y en a eu, mais, c’est logique ! Puis, c’est comme pour tout, qui ne tente rien n’a rien ! Les artistes sont repartis très contents de l’accueil que nous leur avions réservé. Nous avons accueilli un total de 17 000 personnes (prémisses, festival et afters), dont 18% venu de l’extérieur de la région Rhône-Alpes. Ca fait tellement chaud au coeur de voir tous ces gens danser sur notre musique, découvrir notre culture et leur transmettre notre joie de vivre ! Que nous avons décidé de recommencer l’aventure !

SRM. Peux-tu nous parler du concept du festival 2005 ?

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Mercado Negro

V. Le concept reste le même : de la salsa avant tout, 1 scène internationale (deux groupes internationaux par soir) et 1 Village (activités et groupes locaux gratuits sur deux jours). Sur la scène internationale, je voulais faire connaître le meilleur de la salsa au public dans le but que les non-initiés fassent enfin la différence entre la salsa et les autres musiques latines et qu’ils arrêtent de croire que le mot salsa définit tout et n’importe quoi. L’année dernière, j’ai essayé de retracer le parcours de la salsa (Afrique, Cuba, Colombie, Paris...), cette année, en revanche, j’ai, d’abord, voulu rendre hommage au son cubain avec le Septeto Habanero qui ouvre le festival et faire un clin d’oeil à ces orchestres qui nous ont tant fait rêver et j’ai trouvé que le concept des NY Salsa All Stars cadrait parfaitement avec ma volonté, j’ai choisi au chant Frankie Morales (en hommage au Rey del Timbal) et José Alberto "El Canario" qu’on ne présente plus, et bien sûr Alfredo de La Fé et Mercadonegro. Pour le samedi, je voulais rendre compte de ce qui se fait à Cuba aujourd’hui en salsa avec Maraca Salsa & Latin Jazz Band et proposer au public le groupe mythique par excellence de la salsa : El Gran Combo ! A côté de ces 2 soirées, le samedi et le dimanche, le Village propose des initiations à la salsa, des démonstrations, des rondas de capoeiras, des battles de percussions, des concerts gratuits...

SRM. As-tu un message à laisser aux lecteurs de notre magazine ?

V. Bonjour à tous les salseros parisiens qui font vivre notre culture depuis déjà bien longtemps, et merci à Salsa Rumba Magazine. J’espère que cette programmation vous fera plaisir autant qu’elle me fait plaisir, et que nous serons tous réunis pour célébrer "ce petit animal qui se met dans les yeux et les oreilles et quand il t’arrive au coeur, il éclate et tu ne peux pas l’éviter" (Celia Cruz) : la salsa.

  • Message 1
    • par guiguijeux, 6 juin 2005 - > Victor Sanchez - Y Salsa Festival

      Salut ! Vous pourrez retrouvez Mercadonegro (l’orchestre de feu Celia Cruz lors de ses tournées européennes) le 10 juillet pour le Paris Jazz Festival qui aura lieu dans le Parc Floral. Ils partageront l’affiche de cette journée avec Omar Sosa... L’entrée est quasiment gratuite !