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Un début d’été à Paris : Willie Colon et Jose Alberto en concert

Publié le 29 juin 2008, par : Chabelita

Une semaine riche en concerts, que du bonheur....

Willie Colon le 26 juin 2008 au Carré BW

Cela fait plus de dix ans que Willie Colon n’avait pas mis les pieds dans la capitale. Et la queue à l’entrée de la salle était à la hauteur de l’événement.

Il s’est présenté à Paris avec un orchestre légèrement différent de celui qui l’a accompagné à Tempo Latino en juillet 2007 :

- Willie Colon, chant, trombone
- Ozzie Melendez, directeur musical, trombone
- Peter Brainin, sax
- Ray Colon, bongo
- Robert Quintero, congas
- Luisito Quintero, batterie
- Lucho Cueto, piano
- Joseph Gonzalez
- Rey Alejandre
- Eugenio Perez

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Willie Colon @ Paris 26 juin 2008

Le répertoire était d’un grand classique :

- Juanito Alimaña,
- Sin Poderte Hablar,
- Talento de Televisión,
- Idilio,
- Gitana,
- un medley dédié à Hector Lavoe avec : "Llego la banda", Periodico de ayer, El Todopoderoso, El Cantante, Calle Luna, Calle Sol, ...

Pour tout vous avouer, un répertoire identique à celui présenté à Tempo Latino l’an passé, même le rappel a commencé par Feelings et s’est terminé par : El Gran Varon. Seules les chansons : Te Estan Buscando et La murga sont passées à la trappe.

Le charisme de Willie Colon a fait mouche : toutes les chansons ont été reprises à tue-tête par le public essentiellement Colombien, et rien que ça, cela valait le déplacement.

Le souffle impressionnant du trombone d’El Malo a fait chavirer le public dès les premières notes. On lui pardonnera un ou deux canards qui l’ont fait lui-même beaucoup rire. Visiblement ravi d’être là, le tromboniste-chanteur était particulièrement détendu et souriant.

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Willie Colon @ Paris 26 juin 2008

On aurait adoré qu’il laisse à ses collègues un peu plus de liberté au niveau de l’improvisation. Mais la vedette était clairement le légendaire Willie Colon.

Heureusement le dialogue permanent entre Luisito et Robert Quintero -tous deux avec un sourire permanent aux lèvres- se terminera en feu d’artifice : par de savoureux solos, avec un bel hommage aux percussions vénézuéliennes.

Le directeur musical Ozzie Melendez, nous a enchantés tout au long du concert par une joie de jouer communicative.

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Lucho Cueto (piano)
Willie Colon @ Paris 26 juin 2008

L’organisation était impeccable, et c’est à saluer. Il manquait juste le petit plus : le charme de l’île Barbe à Lyon, où l’orchestre s’est présenté le lendemain dans le cadre du Y Salsa Festival. Un spectacle en plein air, et devant un public beaucoup plus nombreux, qui a dû rendre le concert encore plus magique.

José Alberto le 27 juin 2008 au Bataclan

Cela faisait 6 ans que José Alberto ne s’était pas produit à Paris (on l’a vu à Lyon entre temps). Et nous l’avons retrouvé en pleine forme, avec une voix intacte, son boléro a-capella l’a prouvé. Il s’est présenté, très élégant -comme toujours- accompagné par l’orchestre Mercadonegro, dans lequel quelques nouvelles têtes sont apparues (Jim Lopez au bongo, Edwin Sanz aux congas et un sax baryton). Toujours plein d’énergie, on a retrouvé le Mercadonegro habituel, tourné vers l’improvisation et avec une énorme envie de jouer. José Alberto a enchainé les succès et la communication avec le public.

Il nous a fait sa traditionnelle imitation de la flûte, qu’il a alterné avec un vrai flûtiste classique présent dans la salle et qui a eu l’aval du Maestro pour venir à ses côtés. L’intermède a particulièrement ravi le public.

Felipe Polanco a dansé sur scène, une joli performance qu’on voudrait voir plus souvent. La chanteuse Choco Orta qui se trouvait par hasard dans la salle est venue improviser avec Canario, puis elle a épaté la galerie en frappant les congas de façon impressionnante pour un si petit bout de femme.

Nous avons retrouvé avec plaisir un Azuquita particulièrement élégant, arborant son éternel couvre-chef, qui a chanté sa "Xiomara".

Il a fallu attendre l’avant dernière chanson pour voir Michael Stuart improviser avec talent. Le tout s’est terminé en descarga avec Raul Paz qui s’est joint à la troupe. Une excellente soirée dont nous n’avons malheureusement aucune photo à vous présenter [1].


Une semaine avec deux concerts de salsa de cette importance c’est à marquer d’une pierre blanche.

Les organisations ont été irréprochables, ce qui nous fait espérer que tous les concerts de salsa se passent désormais de cette façon.

Des concerts de ce niveau, on en redemande...


[1] pour cela il nous aurait fallu avoir l’autorisation de le faire, ce qui n’a pas été le cas.