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Santa Palabra

NG La Banda

Publié le 8 avril 2004, par : pbouge

Santa Palabra est une des chansons les plus réussies de NG La Banda. Son arrangement hérite de la qualité globale de l’album "Échale Limón". Le chanteur Tony Calá est vraiment inspiré et le timbre de sa voix de toute beauté. La section rythmique est entraînée par Calixto Oviedo. La seule introduction est déjà un monument : d’abord la basse et le piano, puis une batterie très funky quand Tosco rugit son exhortation "brrrrrrrrrr.... ¡Siácara !". Ecoutez bien la batterie, le chanteur, la section de cuivre ... tout est surprenant et inventif.

Les paroles marquent également un tournant dans la musique cubaine : la fierté d’être santero, elles prônent le retour à la religion traditionnelle de Cuba la Santeria. La thématique de cette chanson va ouvrir la voie à de nombreuses autres, "Llego la Salud" de Dan Den, "Papa Chango" de NG la Banda ou encore le merveilleux "Soy Todo" de Los Van Van ...etc. A partir de cette étape la timba sera aussi inspirée par la tradition religieuse.

Album Echale Limón CD (Caribe Productions 9458), 1992 ; Le contenu est identique à l’album "Cabaret Panoramico" qui lui est enregistré en public.

Auteur : José Luis Cortés

Musiciens : José Luis Cortés, Directeur, voix et flûte
Tony Calá, Voix
Mariano Enrique Mena, Voix
Josémiguel Crego, Trompette
Elpidio Chappotín, Trompette
Germán Velazco, Saxophone
Rolando Pérez Pérez, Saxophone
Miguel Angel De Armas, Claviers
Rodolfo Argudin, Piano
Feliciano Arango, Basse
Calixto Oviedo, Batterie
Juan Nogueras, Tambours
Pablo Cortés, Bongos
Guillermo Amores, Guiro

Original Traduction
¡Brrr..., siácara ! [1]
Ataca Chicho [2] !
¡Brrr..., siácara !
Attaque Chicho !
Santa Palabra, lo que dice un dicho
¡No escondas los Santos !, o te harán el juicio (2x)
Sainte parole, comme dit un proverbe
Ne cache pas les saints ou tu connaîtras leur jugement (2x)
Hay muchas personas que esconden los Santos
Por el día brillen y por la noche llanto
Para abrir el camino ... busca a un Elegguá,
Pues sin este Santo todo va a pa’tras
Al cruzar el mar, prenden a Yemayá
Pues como te lleva, así te traerá,
Il y a beaucoup de personnes qui cachent les saints
Ils brillent le jour et pleurent la nuit
Pour ouvrir la voie, trouve un Elegguà [3]
Car sans ce saint, tout va à reculons [4]
En traversant la mer, allume un cierge à Yemayà [5]
Il te conduira et te ramènera
¡eso es ! Et voilà !
Santa Palabra, lo que dice un dicho
¡No escondas los Santos !, o te harán el juicio (2x)
Sainte parole, comme dit un proverbe
Ne cache pas les saints ou tu connaîtras leur jugement (2x)
¡Quiere a Obatalá !, que es Santo Mayor
¡Pídele la paz y pídele el amor !
¡Ay, Changó mi padre, dame buena luz,
Dame la nobleza y dame la salud !
¡Habla con Oggún !, si tienes un problema
Pues con su machete él resuelve el dilema
Aime Obatalá [6]qui est un grand saint !
Demande-lui de t’apporter paix et amour
Eh, Changó [7], mon père, éclaire-moi,
Donne-moi la noblesse et apporte-moi la santé
Parle avec Oggún [8] si tu as un problème
Car avec sa machette il résoudra le dilemme
¡Santísimo ! Très saint !
Santa Palabra, lo que dice un dicho
¡No escondas los Santos !, o te harán el juicio (2x)
Sainte parole, comme dit un proverbe
Ne cache pas les saints ou tu connaîtras leur jugement (2x)
¡No levantes nunca la mano a una mujer !
Ochún te está mirando, ella sí tiene poder
¡Quiere a Babalú !, Santo Milagroso
¡pídele salud !, pues sin salud no hay gozo
¡No busques problema con la Señora Oyá
Pues para el cementerio a ti te llevará
Si quieres saber - ¡Oye bien ! - lo que va a pasar
¡Pregunta al Gran Orula !, Adivino Estelar
¡Oye ! - que todo lo sabe
Ne lève jamais la main sur une femme
Ochún [9]t’a à l’œil et a le pouvoir
Aime Babalú [10], saint miraculeux
Demande-lui la santé car nul plaisir sans santé
Ne t’attire pas les foudres de la Dame Oyá [11]
Sinon c’est au cimetière qu’elle te conduira
Si tu veux savoir, écoute-bien ce qu’il va se passer
Demande au grand Orula [12] , devin lumineux
Ecoute ! Il sait tout
Santa Palabra, lo que dice un dicho
¡No escondas los Santos !, o te harán el juicio (2x)
Sainte parole, comme dit un proverbe
Ne cache pas les saints ou tu connaîtras leur jugement (2x)
¡No, no, no, no, no no escondan los collares
Ni los alto ...con temor al que dirán !
¡Oye ! - porque los Santos lo malo te quitan y
Muchas cosas buenas que te dan
Non, non, non, ne dissimulez pas les colliers
Ni les ? par peur de ce qu’ils diront
Ecoute car les Saints te purifient du mal et t’apportent plein de bonnes choses
Santa Palabra, lo que dice un dicho
¡No escondas los Santos !, o te harán el juicio
Para seguir adelante el camino,
Hay que contar con Elegguá, Elegguá, Elegguá, ¡eyá !
¡Vaya ! - ¡Qué sabor !
Sainte parole, comme dit un proverbe
Ne cache pas les saints ou tu connaîtras leur jugement
Pour suivre le droit chemin
Il faut compter sur Elegguá, Elegguá, Elegguá, ¡eyá [13] !
Ca alors ! - Quelle saveur !
Coro : Santa Palabra, lo que dice un dicho
¡No escondas los Santos !, o te harán el juicio
Chœurs : Sainte parole, comme dit un proverbe
Ne cache pas les saints ou tu connaîtras leur jugement
¡Dame la firmeza cuando estoy cantando !
Si, ¡qué todos los Santos ahora mismo señores vengan a mí !
Apporte-moi la fermeté quand je chante
Oui ! Que tous les saints viennent à moi maintenant messieurs !
Coro : Santa Palabra, lo que dice un dicho
¡No escondas los Santos !, o te harán el juicio
Chœurs : Sainte parole, comme dit un proverbe
Ne cache pas les saints ou tu connaîtras leur jugement
Yo me despojo señores - ¡oye ! - con flores blancas,
Para que ahora mismo - ¡mira ! - se me caliente la garganta
Je me dépouille messieurs. Ecoute ! Avec des fleurs blanches. Ecoute ! pour que ma gorge se réchauffe maintenant
Coro :¡Oye ! - ¡despójate ! - ¡quítate lo malo ! - ¡échalo pa’ trás ! - ¡límpiate mi hermano ! [14] Chœurs : Ecoute ! Dépouille-toi ! Ote le mal ! Jette-le par derrière ! Purifie-toi mon frère !
¡Ayau ! - ¡Vale Feliciano ! - Ayau ! Allez Feliciano !
Coro :¡despójate ! - ¡quítate lo malo ! - ¡échalo pa’ trás ! - ¡límpiate mi hermano ! (4x)
Despójate ! - ¡quítate lo malo !
Chœurs : Dépouille-toi/ ! Ote le mal ! Jette-le par derrière ! Purifie-toi mon frère !
Dépouille-toi ! Ote le mal !
Y ¡busca siete cocos y una manzanita para Santa Bárbara Bendita ! Et cherche sept noix de coco et une petite pomme pour Sainte Barbe [15] Béni soit-il
Coro :¡despójate ! - ¡quítate lo malo ! Chœurs : Dépouille-toi ! Ote le mal !
¡Oye ! - Y cuatro belas y todo te sale bien mi hermano Ecoute ! Quatre bougies et tout ira bien pour toi mon frère
¡Ayau ! - ¡quítate lo malo ! Ayau ! Ote le mal !
... Chapottin
¡quítate lo malo !
Chapottin
Ote le mal !
El hijo de Yemayá Le fils de Yemayà
¡quítate lo malo ! (4x) Ote le mal
... mi hermano Mon frère
¡quítate lo malo ! Ote le mal
Despójate ! - ¡quítate lo malo ! - ¡échalo pa’ trás ! - ¡límpiate mi hermano ! (2x) Dépouille-toi ! Ote le mal ! Jette-le par derrière ! Purifie-toi mon frère !

[1] Siácara" est un terme utilisé dans les rites de purification de la santéria, une invocation pour chasser les forces du mal. On trouve "Siacara" dans de nombreuses chansons mystiques, en 89 dans la chanson Que viva Changó toujours par NG La Banda, "Esto te pone la cabeza mala" ou "Permiso que llegó Van Van" de Los Van Van, ou l’extraordinaire "Viejo Lázaro" of Juan Carlos Alfonso y su Dan Den...

[2] Cri de ralliement de NG La Banda. D’après des témoignages cubains cela semble être des expressions de cour de récreation juste pour défier les copains. C’est aussi un phrase pour demander d’une manière comique à son chien d’attaquer ou plutôt de faire semblant. Dans notre cas c’est souvent un signal pour annoncer les riffs de cuivres

[3] Eleggua : Orisha yoruba/lucumi, gardien des portes et des croisements. C’est le même Orisha qu’Eshú et a 21 manisfestations. Ses équivalents catholiques sont Saint Antoine de Padoue, l’enfant Jesus...

[4] = para atrás

[5] Yemayá : Orisha yoruba/lucumi, déesse de la mer. Elle ne s’est jamais marié mais a élevé tous les enfants d’Ochún, sa sœur. C’est pourquoi tous les enfants d’Ochún sont appelés aussi enfants de Yemayá. Elle est placé très haut dans le panthéon des Orishas

[6] Obatalá : Orisha yoruba/lucumi, représente à la fois le père et la mère de tous les saints. Parmi ses nombreuses manifestations il y a Allaguá, Obbalufon, Abbanlá, Obbanlá ou Yécu-Yécu qui sont des Obatalá féminin... Ses équivalents catholiques sont le Dieu Suprême, Jésus ...

[7] Changó : Orisha yoruba/lucumi, roi, il est querelleur, il aime les femmes, et est capable de prédire l’avenir et contrôle le feu et la foudre. Sa couleur est le rouge. Son équivalent catholique est Sainte Barbe

[8] Oggún : Orisha yoruba/lucumi, dieu de la guerre et maître du fer. Ses équivalents catholiques sont Saint Pierre, Saint Jean Baptiste, Saint Paul...

[9] Ochún : Orisha yoruba/lucumi, sœur de la Yemaya. Déesse de l’amour et de la sensualité, de la richesse et du bonheur. Elle est la déesse de l’eau douce, des sources, des rivières et des chutes d’eau

[10] Babalú Ayé : Orisha yoruba/lucumi, très respecté à Cuba, il a le pouvoir de guérison mais aussi de punition par la maladie. Il est charitable envers les pauvres car il a été lui même mendiant avant d’être roi. Son collier est fait de perles bleues rayées de blanc. Son équivalent catholique est Saint Lazare.

[11] Orisha du vent c’est aussi une combattante féroce. Son équivalent catholique est Sainte Thérèse.

[12] Orula : Orisha yoruba/lucumi, devin, connu aussi sous le nom d’Ifá

[13] d’après un dictionnaire santero EYÁ signifie "Pescado ahumado" poisson fumé ?

[14] Véritable fétiche ce refrain sera chanté dans la plupart des concerts du groupe

[15] Equivalent catholique de Chango

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