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Premier résumé virtuel

Salsa et rythmes latins à Paris, de 1960 à 2003

Publié le 12 juillet 2004, par : DJ Fercho "El Bacan" y Carmen Cubedo

Hommage

Un simple et sincère hommage à ceux qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes au service du rythme « qui nous donne simplement la joie de vivre », dédié aux DJs et aux Salseros Duros.

Histoire

Le milieu latin à Paris commence à se développer dans les années 60, principalement dans les clubs L’Escale et La Candalaria où un certain nombre de latino-américains passe à tour de rôle de la musique tropicale (sons, guarachas). Situés dans le quartier Latin, ces clubs valorisent les rythmes caribéens. En même temps des Chiliens, Argentins et Péruviens organisent des Peñas [1].

Arrivent les premiers pionniers de la Salsa

1977 le panaméen Camilo Argumedes -plus connu sous le nom d’Azuquita- a été le premier grand artiste de Salsa à venir à Paris avec la Tipica 73. Plus tard, il crée son orchestre Azuquita y su Melao et s’installe dans la discothèque La Chapelle des Lombards. C’est là que se concrétisera le futur de la salsa sur le sol parisien. A la même époque une fête vénézuélienne se distingue, patronnée par la revue Venezuela Alternativa qui se situait à la cité Universitaire de Paris.

La décennie 80

Durant cette décennie des groupes de salsa comme Grupo Bemtu, Orquesta Malanga, Los Salseros, Salsa y Control, La Cumbiamba entre autres font de cette musique leur prédilection, affirmant la saveur caribéenne dans la ville lumière. Des musiciens de qualité s’installent également comme le pianiste Alfredo Rodriguez (Cuba) -trajectoire remarquable-, le timbalero Alfredo Cutufla (Venezuela) ex-Sexteto Juventud, le bassiste et chanteur Cuchi (Venezuela), le conguero Rodolfo Pacheco (Colombia), le conguero vénézuélien Orlando Poleo, Otto Palma y su Currulao (rythme de Buenaventura Colombie) ex-Peregoyo y su Combo, le groupe Caiman (où le chanteur Yuri Buenaventura fait ses premières apparitions), La Charanga Nueva, Mango, Grupo Cafe et d’autres.

Ces groupes se distinguent de manière brillante faisant sentir la chaleur de cette musique à un public perplexe et ambitieux d’en savoir encore plus. Les français sont fascinés par le rythme endiablé de la Salsa :
- 1980 : Le premier chanteur français à enregistrer avec un grand de la salsa (Ray Barretto) est Bernard Lavilliers avec la chanson : La Salsa, laquelle se transforme en référence de la Salsa en France.
- 1985 : Le franco-espagnol José "EL LOCO", animateur-Dj, connu par son cri : "rico, rico, rico !" anime le programme Salsamanía. Maya Roy et le DJ Dominicain Jesus Reyes animent sur "radio Aligre" : Sandunga. D’autres radios comme : "tropic FM", "Radio France" ont dédié des programmes à la salsa.
- 1986 : Laurent Erdös [2] forme Une affaire Latine, et plus tard avec Marc Vorchin [3] : Mambomanía.

Au milieu des années 80 les DJ colombiens et péruviens, véritables interlocuteurs de la salsa, ont apporté leur grain de sel à la diffusion de la salsa à Paris. Ils ont amené la chaleur et la joie à la communauté latine. Parmi eux se distinguaient :
Carlos (Colombie), Mario (Pérou), Ricardo (Colombie), Mario Gamboa (Colombie), puis Fercho El Bacán, Orlando de Cali, Julian El Payaso Le clown, certains d’entre eux étaient aussi organisateurs de soirées.

Les organisateurs de soirées

Véritables passionnés, ils se sont battus pour défendre la Salsa dans les rues de Paris. En pratiquant la guerre des affiches lorsqu’il fallait les coller sur les murs, les arbres et les cabines téléphoniques... Ce sont les colombiens, les péruviens, les dominicains, les chiliens, les cubains et les uruguayens qui ont peint la couleur de la fête latine : Mario Gamboa, Alejandro Santa Cruz (Peru), Octavio Cadavid [4] (Colombia), Juan Castaneda, Lazaro (Cuba), Oscar Jara (Peru), Luis Rosich (Republica Dominicana), Homero Manso (Uruguay), Sylvie Perysteris (Francia), Fercho El Bacán (Colombia), Orlando de Cali (Colombia).

Jusqu’au milieu des années 80 prédominent la Salsa et la Charanga

Cette période se caractérise aussi par l’organisation de soirées dans des salles des fêtes où se retrouvent en majorité des colombiens et péruviens cherchant la mélodie ! ! Octavio Cadavid fait connaître les danseurs Javier et Gina (de Cali, Colombie) qui font leur show spectaculaire sur une chorégraphie Salsa qui fait les délices du public.
Certains lieux de soirées que les salseros se remémorent avec nostalgie : Raspail, Macondo, Château Rouge, Ornano, La Plantación, Tango, La Mairie du 14ème, Le New Morning, Botzaris, Clichy, et plus tard le Salon Hoche, les Rozes, La Chapelle, Le Narcisse, L’Orée du bois, l’espace Voltaire ou Massena, Sabor a mi et durant les années 90 La Différente [5], le Cuba Cafe, Los Diablitos...

Radio Latina
En 1982 quand cette radio s’est crée, il n’y avait pas beaucoup de latinos à Paris. La programmation se faisait sur la base de la vision latine des français. Dans les années 90 le groupe colombien Caracol achète la radio. La communauté et les rythmes latins se développent, il se crée une programmation plus salsera et mieux adaptée au milieu latin. Le public français et européen aime la joie, la Salsa et les rythmes latins. Le principal animateur de la radio, le chilien Roberto Burgos participe à l’animation des concerts de Salsa, aux évènements culturels, aux interviews d’artistes latins, à des revues latines, c’est ainsi que cette radio se convertira en la radio salsera numéro un à Paris.
¡¡Vive La Grande Famille Latina 99 FM !!

La décennie 90
Fusion de rythmes latins et encore plus de Salsa

- 1989 : Le journaliste Ariel Wizman [6] participe au mouvement en tant que Dj, publie des articles latins et organise des soirées aux Bains Douches (discothèque).
- 1989 : Le 30 décembre le DJ Fercho EL BACAN organise la première fête Salsa sur les Bâteaux-mouches sur la Seine avec de la musique portoricaine et colombienne. ¡¡Sobre las olas un barco va !! [7] entonnait le public avec joie la chanson des Latin Brothers. Une mode concernant ce style se crée durant un certain temps. Fercho partage la scène avec les meilleurs orchestres de Porto Rico et de Colombie qui passent par Paris dans les années 90.

Les rythmes latins sont présents dans l’actualité musicale de Paris. Merengue, Reggae, Cumbia, Vallenato, Bachata fusionnent Pop, House, Techno et sons modernisés avec de nouveaux instruments. Ces rythmes se sont popularisés grâce à une énorme radio-diffusion commerciale en Amérique Latine et aux Etats-Unis créant une projection internationale vers les pays Européens comme la France, l’Italie, l’Espagne, où la proximité des langues se prête à un bon accueil de ceux-ci et où la communauté latine va croissant ces dernières années. A Paris, les latinos viennent de différentes villes et sont imprégnés de tous les rythmes des caraïbes. Quand beaucoup d’entre eux réalisent que La Salsa est notre grande représentante internationale, ils vont à sa découverte : ¡ la passion se crée !!

La Salsa Colombienne
Appréciée, la Salsa colombienne a ses particularités qui la rendent originale et on la trouve à chaque coin de France dans les milieux salseros. Le pionnier de la salsa colombienne a été Fruko, il a enregistré son premier album Tesura au début des années 70 , puis El Preso et d’autres succès. D’autres groupes ont suivi comme les Latin Brothers, le Grupo Niche, Joe Arroyo, Orquesta Guayacan ....
La Salsa colombienne a eu sa grande époque, et a toujours un futur musical à définir, il n’est pas seulement question de Salsa, mais de beaucoup d’autres rythmes propres à ce pays. A Paris Diego Galé (auteur, compositeur et grand musicien colombien) connait un grand succès avec la jeunesse salsera avec un style Boogaloo "à la colombienne" à travers la Sonora Carruseles. Il faut avouer que seul le Boogaloo accompagne avec succès la Salsa sur le long terme après que la Pachanga et la Charanga aient perdu de leur force commerciale.
Les Nemus Del Pacífico ont conquis les franco-antillais de Martinique et Guadeloupe résidant à Paris. L’orchestre La Brava viendra à Paris en 2003.

Au début des années 1990 la maison de disques Fuentes de Colombie distribue la Salsa dans toute l’Europe à travers la société Música Latina créée par le colombien Hector Herrera. Le chanteur Carlos du Nicaragua réalise une fusion de Reggae-Salsa, appelée Escuchen familias.

Jusqu’aux années 92 et 93, d’autres communautés latines comme les chiliens entrent dans le milieu Salsero. La fièvre de la Salsa envahi la communauté latine en général recherchant à travers elle une meilleure manière de se rencontrer et un refuge culturel. Le milieu salsero augmente petit à petit. Des revues comme "Sol a Sol", "Mundo latino", "El Correo de Macondo", et bien d’autres apportent l’actualité latine. D’autres suivront : LatinoAmerica Al Día, Brazuca...

Cette même année naissent les "mardis de La Coupole, et les jeudis et vendredis de « La Java » avec les DJs Fusto de France et Jesus Reyes [8]. D’autres ont marqué comme le restaurant Los Latinos, le magazine Los Latinos. Divers périodiques parisiens ont publié des articles sur la Salsa et le monde latin.

Le DJ Fercho El Bacán a fait connaître les danseurs colombiens El Pirri et Blanca à l’espace Voltaire (de véritables acrobates de la salsa de rue), Grupo Niche s’est produit à l’Elysée-Montmartre. Yves Billon a réalisé cinq film intitulés Salsa Opus [9] dans différents pays. Se forme le PARIS SALSA ALLS STARS qui réuni les meilleurs musiciens salseros de Paris.

Le Boom des Disc Jokeys

Les difficultés économiques rencontrées par les organisateurs pour faire venir des groupes de qualité, la distance entre les continents et la coûteuse location de salle font que les DJ s’affichent en cette décennie comme les personnages centraux de la "rumba" [10] : Fercho El Bacán sélectionne deux albums 100% Salsa colombienne, appelés Top DJ Salsa (Fuentes), José el Loco sort l’album Salsamanía (du nom de son programme radio), plus tard d’autres DJ ont sélectionné des musiques Salsa, Latines et autres : Latina Cafe, La Pachanga, Barrio Latino...

- Les autres Djs de la décennie :
Aicardo (Colombie), Libardo (Colombie), Milvio Rodriguez (République dominicaine, interpréte de Que Levante La Mano, Hugo El Polifacetico (Colombie), Arturo Martel (Péru), José Big Men...
Et plus tard Frédérique (Federico - France), Pierre Guayacan (France - actuellement sur Radio Latina et buscasalsa.com), Eric et Carlos (Cuba - qui ont enregistré le succès latin Carnavalera), Juan Pablo el Cuco, Hugo Boss, Danilo, Henrri, Cesar de Colombie, et les Dj féminines Nathalia La Tropical, Aimeline et bien d’autres DJ qui arrivent pendant le boom latino. Chacun avec son propre style, mais tous avec la salsa en commun. Difficile pour beaucoup d’entre eux d’imposer la salsa, devant la déferlante des rythmes modernes !! Commercialement certains ont été obligés de "varier".
- Autres organisateurs
Jorge Romero (Argentine), Gilberto Mier, Aristao, Ohan Maras [11] (Turquie), Lito du Chili, Guillermo (Colombie), Cesar Dinamita (Chili), Julio Gutierrez, Duvan et Alvaro Lemos (Colombie) donnent leur apport à la salsa et au milieu latin.
- Quelques danseurs (e / o professeurs de Salsa)
Maria Esperanza (Colombie), Suzan Sparks (EEUU), Cliford Jasmin (Haïti), Isis Figaro, Maritza (Colombie), et à la fin des années 90 Felipe Polanco (Puerto-Rico), et bien d’autres.

La Timba Cubaine
Juan Formell y los Van Van créent en 1969 un nouveau style dans la musique cubaine et l’orchestre NG la Banda le fait évoluer en 1987, 1988.
Au début des années 90 arrivent en France pour leur promotion des groupes comme Klimax, Manolito y su trabuco, Juan Carlos Alfonso y su Dan Den, la Charanga Habanera... avec des succès comme El temba, Esto te pone la cabeza mala. Sort aussi sur le marché l’album de Manolin "El medico de La Salsa" ¡¡Arriba de la Bola !! qui contribue à la diffusion de la Timba Cubaine à Paris et en France.
Si on prend en compte que :
- beaucoup de textes de Timba sont basés sur un vécu de la rue cubaine et que ses origines musicales se trouvent dans le Songo, Son Changui et autres ;
- la Salsa a aussi des textes réalistes issus de la rue, mais un argot différent et des origines musicales dans le son, la guaracha, guaguanco et d’autres ;
Nous pourrions trouver ici au mieux ? le pourquoi d’une certaine confusion parmi les auditeurs de ces deux rythmes.
Cela nous rappelle les années 60 quand Joe Quijano disait dans sa chanson : il y a une confusion dans le quartier, on croit que c’est de la Charanga alors que c’est de la Pachanga.
Controversée pour les uns, bien acceptée par les autres La Timba Cubaine s’est fait un nom commercialement et beaucoup se demandent si la Timba serait la continuité de la salsa ?, un rythme parallèle à la salsa ?, la nouvelle Salsa Cubaine ? ou l’hypersalsa ?

Dates

- 1996 : Yuri Buenaventura triomphe avec la chanson de Jacques Brel Ne Me Quitte Pas (Version Salsa).
- 1996 : Ricardo Restrepo crée le groupe Chango (salsa), qui deviendra en 2002 Tumba y Tambo avec le chanteur Carlos Romero de l’orchestre colombien bien connu : La Suprema Corte.
- 1997-1998 : explosion commerciale du documentaire Buenavista Social Club de Ry Cooder et Win Wenders avec les chanteurs Compay Segundo et Ibrahim Ferrer, qui marquent le public français.
En cette fin de siècle, Salsa, Timba, Salsa Colombienne se savourent à Paris. Les temples de la Salsa se nomment : La Java, La Coupole, L’Evasion, La Pachanga, Le Balajo, Le Cuba Cafe, Les Etoiles, suivis par La Peña , l’Opus Latino, La Flèche d’Or et beaucoup d’autres endroits latinos.
- 1998 : La Fania All Stars fait à nouveau vibrer les salseros dans le fameux Zénith de Paris.
- 1999 : Diego Pelaez chanteur Colombo-Vénézuelien lance son album Milosofias, enregistré à Cuba.
- 2000 : Rubén Blades passe par le fameux Olympia de Paris.

Nouveau siècle

Salsa Moderne ?

Arrive jusqu’à Paris l’écho de ce qu’on appelle les nouveaux Salseros. Le chanteur Mangu transforme en Salsa-Rap Calle Luna ,Calle Sol grand classique de Willie Colón et Hector Lavoe, puis DLG fusionne des classiques comme Juliana, Quimbara, Acuyuye avec un mélange de Raggamufin, latin house, R&B, salsa, Rap (Latin Groove)... En 2003 Jerry Rivera interpréte Mi Libertad de Frankie Ruiz en version Salsa Rap. La jeunesse apprécie, les puristes reniflent. Mais nous sommes latinos, tout se termine en danse !

¡¡ Salsa Dura !!

Parmi tous ces rythmes modernes, la Salsa savoureuse conserve sa fraîcheur par l’intermidiaire d’orchestres comme El Spanish Harlem, Grupo Caribe, Orlando Poleo, Maraca Valle, Jimmy Bosch, Orquesta Tabaco y Ron, Franklin Veloz, Charlie D’Cali, Orquesta Azabache, Edwin Bonilla... Des orchestres colombiens qui ont surgi avec un style Salsa et la saveur de la rue comme : Orquesta Mulataje (à découvrir) [12], d’autres avec des chansons classiques de grande renommée comme : Orquesta Quinto Mayor [13] ou La Son Charanga [14].

Des gens connus comme Eddie Palmieri, rafraîchissent leur sonorité avec : Ritmo Caliente.

Cela nous confirme que la salsa dura est toujours vivante, même si elle reçoit quelques "coups de peinture" au niveau du son et de l’instrumentation. Il subsiste quelques confusions - dues à l’acceptation du nouveau public envers les nouveaux interprètes - il sera difficile de remplacer la force des grands soneros qui ont fait le renom de la salsa que l’on appelait "Messieurs" ou "Héros" de la Salsa, ceux du "Panthéon de la notoriété" !

La salsa a toujours représenté notre identité culturelle

Les artistes du label Fania se sont dispersés. D’autres labels discographiques sont arrivés avec des chanteurs, de bonnes voix et peu de fond, qui ont trouvé dans la Salsa-Balade un chemin facile pour s’approcher des goûts des danseurs. La Salsa est passé d’une musique de rue à un son de discothèque. Seul, dans des pays bien précis tels la Colombie, se maintient vif le vieil esprit [15]. Les grands soneros sont en passe d’être oubliés, sauf pour les "Salseros Duros", beaucoup sont montés au ciel (pour former leur Big Band) ! Mais nous restons imprégnés de salsa, le catalogue de la Fania éparpillé dans le monde entier et quelques-uns de ses représentants disent d’elle : La Salsa est en vie ! et rien n’est terminé. Les moyens de diffusion et les DJ sont les moteurs essentiels pour maintenir la salsa dura dans l’actualité.

Un nouveau BOOM ?

Cette décennie a vu à Paris : Larry Harlow, La Sonora Ponceña, El Gran Combo, Celia Cruz, Tito Allen, Tito Gomez, Grupo Niche, Puerto Rican Power et beaucoup d’autres groupes. Français et européens s’éclatent au rythme de la Salsa bien que pour certains d’entre eux se soit un phénomène de mode ; d’autres confondent la Pop Latino de Ricky Martin avec Salsa, d’autres pensent que tous les rythmes latins sont de la Salsa. Il existe aussi des connaisseurs qui suivent depuis des années la trajectoire de la Salsa. Certains parlent de "Salsa Intelectualizada" salsa intellectualisée, A. Quintero parle d’une transformation d’une musique populaire vers une musique « culta » i.e. « pour gens cultivés » NDLE]], d’autres découvrent sa joie quand ils comprennent que la Salsa est une Passion ! A chacun de savoir quelle est sa véritable Salsa !

La vente dans les grands centres commerciaux et boutiques spécialisées est assurée par divers distributeurs et fait les délices des acheteurs et connaisseurs. Sur les Champs-Elysées, le Montecristo a ouvert ses portes à la timba et à la house latino, d’autres grands noms ont suivi comme le Latina Café, le Barrio Latino et bien d’autres. Des écoles de Salsa et rythmes latins, des professeurs, d’autres Djs... La grande famille de la salsa et des rythmes latins est en piste !

D’autres dates :
- 2001 : Alfredo Cutufla (timbalero Vénézuelien) et sa Charanga Nueva -créée en 1987- sort son album Espiritualmente, d’une chanson qui fut le succès dans les années 60 du Sexteto Juventud auquel il appartenait ;
- 2002 : Orlando Poleo (conguero Vénézuelien) sort son album Lo Bueno De La Vida et marque son apport à la salsa-jazz. Un salsero avec une belle trajectoire musicale ;
- 2002 : Saul Escalona (sociologue Vénézuelien) publie son livre la Salsa, Un Phénomène Socio-Culturel, premier livre en français qui aborde cette musique, postérieurement il publiera une seconde oeuvre intitulée Ma Salsa Défigurée ;
- 2002 : Les colombiens Octavio Cadavid et Mercedes Mancera éditent le " Salsa Y Rumba Magazine", revue qui témoigne de l’actualité du mouvement salsero à Paris et en France.

Il en est ainsi du monde latin à Paris : la Salsa plus qu’un rythme a été un remède pour le moral et le physique des latins qui cherchaient simplement à vivre et se divertir. Pour beaucoup d’Européens, la Salsa est une musique qui crée la communication grâce à la danse de couple, de plus c’est une musique tonique, thérapie pour le corps, symbole de joie et qui permet en plus de perdre quelques petits kilos.

Comme dit le Conjunto Clásico, Somos iguales, toditos somos iguales !!! [16]


Remerciements à Saul Escalona et aux Salseros de caliescali.com :
¡¡¡ QUE SIGA LA SALSA !!!

Ce document a été publié dans Salsa y Rumba Magazine. Il est disponible sur internet chez : www.buscasalsa.com et www.salsaenelbarrio.com


[1] Peñas : réunions avec diner et danse

[2] Pour plus d’informations sur Laurent Erdös, lisez son interview sur Busca Salsa Première et Seconde partie (NDLE).

[3] Marc Vorchin est aujourd’hui directeur musical de Mosquito Salsa Club (NDLE)

[4] Octavio Cadavid : rédacteur actuel du "Salsa Y Rumba Magazine" (NDLE)

[5] La Différente : de Juan Carlos et Jairo (NDLE)

[6] NDLE : Ariel Wizman : « J’étais DJ avant d’être journaliste, uniquement de salsa et de musiques latines au départ, à destination de la communauté latino à Paris. Je me suis mis après à la house et à la techno. Les musiques latines, c’était ma passion. Venant du Maroc, étant juif séfarade, j’étais travaillé par les musiques hispaniques, le flamenco, puis le tango, la salsa ». voir ici

[7] Sur les flots vogue un bateau !

[8] A cette époque existaient 3 grandes salles pour tout publique : les mardis salsa de La Coupole -avec orchestre-, les jeudi, vendredi et samedi à La Java et Les Etoiles aussi avec orchestres- (NDLE)

[9] Disponibles en Documentaire Planète Salsa, DVD Sony 2018509, 2003 (NDLE)

[10] fiesta

[11] Fundador de La Pachanga (NDLE)

[12] gracias al maestro Diego Galé (NDLE)

[13] gracias al maestro Diego Galé (NDLE)

[14] et encore gracias al maestro Diego Galé (NDLE)

[15] lire Jose Arteaga sur salsa jazz.com

[16] Nous sommes égaux, tous egaux !!!