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Ruben Blades

Publié le 1er décembre 2005, par : Gary Dominguez

Ces documents ont été publiés sur le site disparu GhettoLatino, et faisaient partie du Cahier Latino de Gary.

Conscience !

Le 16 juillet 1948 il voit le jour dans la ville de Panama. Second d’une famille de cinq frères. Son père était policier, star du basket et percussionniste. Sa mère Anoland Díaz artiste et pianiste. Le personnage le plus important de son enfance, sa grand-mère Emma, la personne qui emmenait Ruben au ciné. Ses premiers penchants musicaux (1958) furent du côté du rock and roll et du Brésil. Il a participé à l’orchestre de son frère. En 1964 les incidents dans la zone américaine du Canal, entre panaméens et gringos, laissent 21 morts. De ce fait, les jeunes panaméens abandonnent la musique américaine au profit des Sons caribéens. En 1967 il intègre les cours de Droit de l’Université du Panama. L’année suivante il effectue son premier enregistrement salsa avec Bush y sus Magníficos.

A la fermeture de la fac pour problèmes politiques, en 1969, Blades part à New York présenter son premier catalogue en tant que chanteur/auteur de salsa. En 1970 sort sur le marché son premier 33 tours avec l’orchestre de Pete Rodríguez, qui comprend 9 chansons de sa propre autorité, dont Juan González et Descarga Caliente, son premier morceau diffusé à la radio en Amérique Latine. Il retourne au Panama en 1971 pour terminer ses études de Droit. En 1974, avec le diplôme d’avocat en poche, il retourne à New York et entre en contact avec les musiciens de la Fania, parmi eux : Ricardo Ray et Bobby Cruz, pour lesquels il compose Guaguancó Triste. Il est resté inactif musicalement plusieurs mois durant lesquels il a travaillé dans le service du courrier. A la fin de l’année Ray Barretto lui offre l’opportunité d’enregistrer aux côtés de Tito Gómez l’album qui comprend le hit Guararé. En 1975 il enregistre son premier morceau pour le groupe de Willie Colón : El Cazanguero. Il compose pour Ismael Miranda Cipriano Armenteros, chanson qui a servi à inaugurer à New York le très important style de la salsa narrative. Il commence à fournir ses compositions aux orchestres salsa Amor pa’ qué (Conjunto Candela) , No vuelvo más (Cheo Feliciano).

En 1976, le jeune Ruben, toujours employé du service du courrier, protégé par Ismael Rivera, intègre la Fania All Stars et il étrenne sa voix sur le 33 tours Hommage à Tito Rodríguez en chantant A los muchachos de Belén. En 1977 il se lie à Willie Colón, révolutionnant la Caraïbe entière avec l’album Metiendo Mano. Il participe à l’enregistrement de la suite salsa Raza Latina de Larry Harlow. Il continue à apporter toujours plus de compositions aux salseros : Tambó pour Pete “El Conde”, What happened pour Bobby Rodríguez, Para ser rumbero pour Roberto Roena, Vuelve Cipriano pour Ismael Miranda. Cette année là le label Fania perce le marché américain avec le disque Máquina del Ritmo. Ruben interprète le morceau le plus latino : Juan Pachanga. En 1978 il participe aux enregistrements de Mongo Santamaría et Perico Ortíz : Amanecer et Sometimes. Il écrit pour Hector Lavoe : El Cantante. Louie Ramírez invite ses amis à un enregistrement, dont Ruben, qui chante son expérience personnelle avec Paula Campbell, Paula C.

Fania sort sur le marché Spanish Fever, Ruben enregistre Sin tu cariño. L’année suivante avec un intelligent Montuno réaliste appelé Prepara, il quitte la Fania All Stars en tant que chanteur/auteur. Ruben aux côtés de Willie Colón réussi à devenir le personnage le plus important de la Salsa en cette fin de décennie. Siembra sort à la vente, 33 tours récompensé par l’Association des chroniqueurs de New York (Disque d’Or). Pedro Navaja devient la chronique urbaine de la musique populaire de toute l’Amérique Latine. Nominé au prix Grammy aux USA. En 1980 sort sur le marché le travail le plus anti-commercial jamais vu dans la salsa, le disque drame Maestra Vida. Concept, paroles et musique de Ruben Blades. Récompensé par toutes les universités d’Amérique Latine, porté au théâtre, à la radio et interdit dans divers pays du continent pour son contenu socio-politique.

Willie Colon et Blades produisent en 1981 Canciones del Solar de los Aburridos, où de nouveaux personnages voient le jour : Ligia Elena, Tiburón, Madame Kalalú. Il joue aux côtés de Willie dans le film dirigé par Masucci : Last Fight. Avec l’album du film Willie et Ruben se séparent. En 1982 son travail avec la Fania s’accroît avec El que la hace la paga. Il participe aussi à une production de Tony Pabón avec Luiz Perico Ortiz, Rafael Ithier, Conjunto Quisqueya : Entre amigos. En 1983 il réunit un groupe de musiciens choisis, pour former un nouveau concept et un son différent, Seis del Solar. Avec eux il produit Buscando América, un album qui reflétait une ligne de qualité et d’honnêteté sur les conditions contemporaines de l’Amérique Latine. Ils présentent des situations humaines via des chansons affectées par les situations politiques : Desapariciones, GDBD et El padre Antonio y el monaguillo Andrés.

En 1984 il travaille de nouveau sur une musique plus “légère” avec le 33 tours Mucho mejor et une co-production pour Caco Senante, Homenaje. En 1985 sort Escenas, le second album de Blades et Seis del Solar, à l’image du premier. Avec le label américain Electra, il réitère sa fastueuse capacité à relater la vie du Barrio Latino dans Sorpresas, Caína et Tierra Dura. Il reçoit le diplôme de Droit International de la prestigieuse Université de Harvard. Le 23 août, le film Crossover Dreams voit le jour à New York et Blades y joue le rôle de Rudy Veloz, un musicien latino qui cherche la célébrité sur le marché américain et se met à chanter en anglais. En 1986 la musique de Crossover Dreams sort sur un album qui comprend Todos Vuelven. En 1987, des années de lecture et d’interprétation personnelle de l’œuvre littéraire de Gabriel García Márquez se cristallisent dans Agua de Luna, album basé sur l’œuvre du prix Nobel. Il s’installe à Los Angeles et commence de nouveaux essais dans une de ses passions : le cinéma. Il participe au film Condición crítica avec Richard Pryor. Puis Fatal Beauty avec Woody Whopper. En 1988 il tourne avec la brésilienne Sonia Braga The Milagro Benfield, dirigé par Robert Redford.

Il sort sur le marché américain son premier disque en anglais : Nothing but the truth, enregistré à Hollywood, qui comprend : The Miranda Syndrome , The Hit, Letter to the Vatican, Chameleons et In Salvador qui continue sur la thématique du reggae politique, dédié cette fois à Herbert Anaya, chef de la Commission des Droits de l’Homme du Salvador, assassiné alors qu’il emmenait ses enfants à l’école. 1988 se termine avec une surprise de taille sur le rythme de la clave quand sort Antecedente, où il retrouve les sons urbains du trombone, les images de son Panama natal à un moment où il avait tant besoin de son chant et il réorganise un orchestre appelé Son del Solar.

L’année 1989 il effectue sporadiquement des concerts aux USA et aux Caraïbes pour ne pas se déconnecter de son public, mais il reste impliqué dans le septième art. Il participe à Disorganized Crime, Dead man out et Arma Mortal.

La compagnie SONY réédite une video dirigée par Robert Mugge, Le retour de Ruben Blades (The return of Rubén Blades), produite en 1985, montrant le chanteur lors de sa remise de diplôme à Harvard, lors de son retour à la Place Herrera de son enfance au Panama, lors d’une session d’enregistrement en Californie où il invité Linda Rondstadt à chanter en espagnol et lors d’un concert à New York au SOB’s (Sounds Of Brazil). La video fut présentée au Festival de Cartagena en 1988. Le 16 septembre Ralph Mercado invite Ruben à participer au Festival annuel de Salsa de New York, produit par RMM/1989, où il alterne avec Tony Vega, José Alberto, Oscar d’León, Tito Nieves, Andy Montañéz, Frankie Ruiz et les phénomènes de la Nouvelle Génération que sont Eddie Santiago et Luis Enrique. Là il reprend son rôle de chanteur/auteur des Caraïbes, chante comme dix ans auparavant Plástico et Buscando Guayaba et il se présente avec son nouveau groupe Son del Solar, en jouant les morceaux du dernier album : Antecedente (1988). Il dédie diverses improvisations au grand absent Hector Lavoe et consolide la place privilégiée que lui a donné la communauté hispanique : lui seul s’est offert le luxe de déterminer les nouveaux chemins que la salsa de la fin des années 70 devait emprunter, présentant le nouvel esprit conscient et prémédité qui le caractérisera définitivement.

En 1990 sort : Ruben et Son del Solar Live, produit par Blades, enregistré en live au LONE STAR ROADHOUSE, de New York les 29 et 30 octobre 1989 avec des morceaux anciens mais des nouveaux pregones intelligemment improvisés. Il retrouve le cinéma, cette fois aux côtés de Conchita et d’acteurs commerciaux de Hollywood dans Depredador II. En 1991 il fête 20 ans de compositions et de chant à l’Amérique Latine ; avec une oeuvre musicale qui ne perd pas sa vigueur, répondant aux inquiétudes et réalités de ce que vivent les hispaniques, renouvelant sa thématique, actualisant son Son, enrichissant ses textes (sans perdre la saveur)...nous offrant toujours OXYGENE, SALSA, MESSAGE et SURPRISES.

Les semailles (Siembra) de Ruben Blades

- Ruben Blades- Compositeur, Interpréte et Chanteur

CHANSON COMPOSITEUR INTERPRETE ORCHESTRE - ANNEE
Descarga Caliente Rubén Blades Rubén Blades Pete Rodríguez - 1971
Guaguancó Triste Rubén Blades Bobby Cruz Richie Ray - 1971
Canto abacuá Rubén Blades Rubén Blades Ray Barretto - 1974/75
Las esquinas son Rubén Blades Ismael Miranda Solista - 1974/75
El cazanguero Rubén Blades Rubén Blades Willie Colón - 1975
A los muchachos de Belén D.R. (T.R.) Rubén Blades Fania All Stars - 1976
Cipriano Armenteros Rubén Blades Ismael Miranda Solo - 1975/76
Según el color D.R. Rubén Blades Willie Colón - 1977
No vuelvo más Rubén Blades Cheo Feliciano Fania All Stars - 1976
New York (Raza Latina) Rubén Blades / Larry Harlow Orchestra Harlow Salsa Suite - 1977
El No. 6 (Subway) Rubén Blades Junior Córdoba Bobby Rodríguez - 1976
Juan Pachanga Rubén Blades Rubén Blades Fania All Stars - 1977
Vuelve Cipriano Rubén Blades Ismael Miranda Solo - 1976
Paula C Rubén Blades Rubén Blades Louie Ramírez - 1978
Sin tu cariño Rubén Blades Rubén Blades Papo Lucca / Fania — 1978
Para ser rumbero Rubén Blades Sammy González Roena y Apolo 8 - 1978
Prepara Rubén Blades Rubén Blades Fania All Stars - 1979
La Belleza del Son Rubén Blades Johnny Vásquez Bobby Valentín - 1978
Pedro Navaja Rubén Blades Rubén Blades Willie Colón - 1979
El Cantante Rubén Blades Héctor Lavoe Willie Colón - 1979
Manuela Rubén Blades Rubén Blades Maestra Vida - 1979
La Palabra Adiós Tite Curet Alonso Rubén Blades Fania All Stars - 1980
Ligia Elena Rubén Blades Rubén Blades Willie Colón - 1981
What happened Rubén Blades Rubén Blades Willie Colón - 1981
Vuelvo a cantar José Nogueras Rubén Blades Perico & Amigos - 1982
Buscando América Rubén Blades Rubén Blades Seis del Solar - 1983
Lo pasado no perdona Rubén Blades Rubén Blades Fania All Stars - 1983/84
El corrido del caballo blanco José Alfredo Jiménez Rubén Blades Fania All Stars - 1984
Sorpresas Rubén Blades Rubén Blades Seis del Solar - 1985
El Cantante Rubén Blades Rubén Blades Músicos Fania - 1987
Claro Oscuro Rubén Blades - Gabo Rubén Blades Seis del Solar - 1987
In Salvador Rubén Blades Rubén Blades Elektra - 1988
Nacer de tí Franco - Nieto Rubén Blades Son del Solar - 1988
Decisiones (Versión II) Rubén Blades Rubén Blades Son del Solar - 1989

- 2. Repertorio Con ’Olor’ A Barrio, Salsa Narrativa, Mensaje

CHANSON COMPOSITEUR INTERPRETE ORCHESTRE - ANNEE
Juan González Rubén Blades Rubén Blades Pete Rodríguez - 1971
Vale más un guaguancó Rubén Blades Rubén Blades Ray Barretto - 1975
Pablo Pueblo Rubén Blades Rubén Blades Willie Colón - 1977
Plantación Adentro Tite Curet Alonso Rubén Blades Willie Colón - 1977
Buscando Guayaba Rubén Blades Rubén Blades Willie Colón - 1979
Ojos Johnny Ortíz Rubén Blades Willie Colón - 1979
Nacimiento de Ramiro Rubén Blades Rubén Blades Maestra Vida - 1979
Maestra Vida Rubén Blades Rubén Blades Maestra Vida - 1979
Te están buscando Rubén Blades Rubén Blades Willie Colón - 1981
Desapariciones Rubén Blades Rubén Blades Seis del Solar - 1983
El Padre Antonio & Monaguillo Rubén Blades Rubén Blades Seis del Solar - 1983
G.D.B.D. Rubén Blades Rubén Blades Seis del Solar - 1983
Caína Rubén Blades Rubén Blades Seis del Solar - 1985
Ojos del Perro Azul Rubén Blades - Gabo Rubén Blades Seis del Solar - 1987
Agua de Luna Rubén Blades - Gabo Rubén Blades Seis del Solar - 1987
Todos vuelven César Miró - Rubén Blades Rubén Blades Virgilio Martí (Versiones)
Patria Rubén Blades Rubén Blades Son del Solar - 1988
Plaza Herrera Rubén Blades Rubén Blades Son del Solar - 1988
Contrabando Rubén Blades Rubén Blades Son del Solar - 1988
Tas caliente canallón Rubén Blades Rubén Blades Son del Solar - 1988
Muévete (en vivo) Rubén Blades Rubén Blades Son del Solar - 1988
Siembra Rubén Blades Rubén Blades Willie Colón - 1979