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Un soleil au beau fixe a inondé le Parc Théodore Denis de Dax (Landes) où se sont rassemblées entre 20 et 30 000 personnes pour la 15ème édition du festival Toros y Salsa.
Ce parc situé en centre ville, est bordé d’un côté par les berges de l’Adour et de l’autre par ce qui reste des remparts de la vieille ville. En son milieu se trouvent les arènes et à quelques pas du kiosque central s’étend la scène provisoire où ont lieu tous les concerts. Durant Toros y Salsa le parc est parsemé de casetas permettant de se restaurer.
François Charpentier -le directeur artistique- rappelait dans le journal Sud-ouest que ce festival est « né au départ parce que les corridas de septembre commençaient à battre de l’aile. Le président du Comité des fêtes cherchait une animation. Pourquoi la salsa ? Le Sud-ouest est traditionnellement attaché à la musique des bandas, composées de cuivres et de caisses claires, comme la salsa. On a trouvé opportun de proposer ce type de musique. Je travaillais à Europe 2 à ce moment-là, j’animais une émission sur la salsa, Pascal Dagès (le président de la Régie des fêtes) m’a proposé de m’en occuper. J’ai aimé l’idée. »
Crise oblige, le budget de cette année n’a offert l’opportunité de faire venir qu’un seul orchestre des Caraïbes (Truco y Zaperoko, de Porto Rico). Tous les autres orchestres présents sont basés en Europe :
Madridcaibo : des Vénézuéliens installés en Espagne ;
La Sucursal : un orchestre de Madrid qui regroupe différentes nationalités ;
Diabloson : autre orchestre multiculturel fondé à Marseille ;
Le septette d’Alfredo Cutufla, vénézuélien résident à Paris ;
Gerardo Rosales vénézuélien émigré en Hollande.
De ce fait le fil conducteur de cette année était l’hommage aux musiciens expatriés qui ont contribué à développer cette musique en Europe. Une égratignure à l’objectif du directeur artistique qui est de présenter des groupes inédits en France.
Vendredi
Soirée espagnole avec La Sucursal en provenance de Barcelone et MadridCaibo de Madrid

- La Sucursal S.A
- Marcelo Rosero Morales Voz Principal
- Miguel Ramon Rubiano Tiple,
- Sebastian Cabra Timbales,
- Santiago Acevedo Contrabajo,
- Fernando Tejero Piano,
- Juan Daniel Restrepo Trompeta,
- Fernando Rico Saxo Tenor,
- Abel Herrera Trompeta,
- Albert Costa Trombón,
- Miguel Porras Congas,
- Enzo Verdu Segunda Voz / Guiro
- Joaquin Arteaga Bongo/Campana.
La Sucursal a brillamment ouvert le bal, nous laissant découvrir un groupe jeune, ayant ses propres compositions. Cet orchestre de Barcelone est dirigé par 4 colombiens : Marcelo Rosero, Santiago Acevedo, Miguel Ramón et Sebastián Cabra [1] leur style est celui des années 70. Ils relatent la vie et le quotidien du quartier El Raval, où ils vivent, un quartier d’immigrés. Premier groupe et première très bonne surprise ! Le groove de Santiago à la Basse est très impressionant, c’est pour moi un guerrier de la basse, quelqu’un qui peut porter le groupe. Grosse impression.

- José Luis Morán Y Madridcaibo
- Juan Castillo Piano
- Alfredo Ajete Bajo
- Jaime Vásquez Tambora
- Nestor "El Chivo" Gutiérrez Congas
- Jimmy Rendón Timbales
- Jorge "Piraña" López Trombón
- Frank "Chino" Mayea Trompeta
- Rafael Serrano Saxo
- Emilio Mena Coros
- José Luis "El Gato" Morán Voz Solista
MadridCaibo, le nom du groupe est la contraction des villes Madrid et Maracaibo, où vit et a vécu le vénézuélien Jose Luis Morán. L’orchestre interprète des reprises des grands succès vénézuéliens et de la salsa. Avec un style plus orienté vers la fusion des genres et résolument tourné vers les danseurs. Ils ont clôturé la première journée démontrant toute l’expérience accumulée durant leur carrière. L’inclusion d’instruments traditionnels est un plus.
Pour changer, la soirée se terminait par un gros boeuf mélant Sucursal, Madricaibo et d’autres musiciens déjà présents.

- Diabloson
- Quirino Guevara : Saxo Tenor, Flauta
- Alejandro "El Pata" Spina : Bongo, Congas, Direction
- Max Lizana : Piano, Composition
- Rafael Quintero : Chant Lead, Composition
- Gustavo Osorio : Chant
- Román Lajara : Tres
- Rafael Genisio : Timbales
- Nestor Sanz : Congas
- Marcelo Choug : Basse
- Duchesne Didier : Trombone
- Alexis Borrely : Trompette
- Luis Rivero : Trompette
- Cesar De Santiago : Chant
Samedi
Diabloson au complet a interprété son répertoire et a ajouté à ses propres compositions un hymne au festival Toros y salsa, écrit et chanté par Rafael Quintero tout spécialement pour l’occasion et clamé en choeur par tout le public.
TOROS Y SALSACada año en septiembre en Dax es la citaLa ciuda se desborda en vibrante sabory se inunda el espacio la gente se exitaporque toros y salsa se pone en accionHay un tiempo de rumba de fiesta exquisitade cultura y jarana de corridas y ronsalseras y salseros en Dax es la citacada año "El Pancho" nos brinda este rumbonvamos a Daxcomienza ya el festivalun año masde alegria desbordantesin tregua sigue palantetodos en el mismo planteToros y salsacoroVen a toros y salsasi si ven a Dax
Gerardo Rosales a pris le relai avec son Latin Groove, un orchestre qui présente les grands succès des années 70, mais aussi des années 60 époque du Shingaling et du Boogaloo. C’est la spécialité de Rosales : les reprises.

- Gerardo Rosales Our Latin Groove
- Gerardo Rosales Conga &Timbal
- José Cerezo Timbal & Conga
- Randy Winterdal Bass
- Thomas Bottcher Piano
- Efraim Trujillo Sax & Flute
- Franz Cornelissen Trombon
- Armando Vidal Vocal & Percussions
La soirée se termina en beauté avec Truco y Zaperoko. L’orchestre qui fusionne la musique afro-portoricaine, la musique folklorique la plena et la salsa. Ils avaient enflammé la scène il y a 3 ans et ils sont revenus à 17 sur scène, dont 6 percussionnistes. Voir plus bas.
Dimanche

- Ludwig et Alfredo Cutufla
- Toros y Salsa 2009 à Dax
Alfredo Cutufla y su Sexteto- Alfredo « Cutufla » Franchesqui Timbales - Coros - Director
- Amijail Bass - Coros
- Ludwig Franchesqui Vibrafono - Timbales
- Atilio Cardenas Congas - Coros
- Julio Font Violin - Coros
- Mauricio Coppola Piano
- "Cuchi" Almeida Campana - Coros
- Juan Paul Tamayo Lead Chant - Perc. Menor
Photo : Chabelita
Le septette d’Alfredo Cutufla a son habitude a régalé le public. Laissant libre accès à la scène dès le début du concert à deux flûtistes (dont Jérémy de Jésus de Truco Y Zaperoko) qui ne demandaient que cela. Vite rejoints par Rafael Quintero et d’autres musiciens. Les morceaux se sont prolongés dans l’improvisation pour le plus grand plaisir de tous. Ils ont clôturé leur concert par un feu d’artifice aux timbales : un duo entre le père et le fils prodige.
Truco y Zaperoko a clôturé le festival. Rejoints par quelques musiciens de Diabloson, et de l’orchestre de Cutufla sur la toute dernière chanson.

- Truco y Zaperoko
- Giovanni Lugo Voz
- Edwin Feliciano Trombon, Director
- José Pizarro Bajo
- Rafael “Tito” De Gracia Timbales
- Jeremy De Jesus Flauta
- Antonio “Toñito” Vazquez Trombon
- Noel Rosado Voz, Coros, Campana
- Henry Valentin Pandero
- Hector “Truco” Valentin Pandero, Co-Director
- Alfredo Rodriguez Piano
- Luis “Shaky” Gonzalez Voz, Shekeré
- Carlos Rodriguez Congas
- Maysonet Ray Pandero, Voz, Coros
- Maysonet José Pandero, Requinto
- Maysonet Miguel Bongos, Campana
- Juan Santana Trompeta
La claque [2]
Nous étions prévenus, Truco y Zaperoko revenaient à Dax, mais comment allaient-ils revenir ? Avec les crocs ? En terrain conquis ? Avec les mêmes chansons ?
Et bien la réponse n’a pas tardée. Grosse claque le samedi, et la même le dimanche. Ce qui frappe dans cette formation, c’est l’unité sonore, la force tranquille. Dès les premières notes on bascule dans un univers musical d’une très grande richesse. Ils ont joué leurs classiques, mais aussi de nombreuses chansons de leur dernier album, et surtout les concerts de samedi et dimanche avaient un répertoire en grande partie différents. Telle était la force du groupe que le public a exigé les rappels avec une insistance rare. Telle était l’union du groupe que le samedi il n’y a pas eu de grande descarga, peu de musiciens osaient monter sur scène avec eux. Il y en eu un peu plus dimanche (Ludwig et Rafael par exemple) et c’était courageux !
Un dernier détail pour la route : après le concert, l’énergie était toujours là... et voila ce que ça donne backstage
Bref, Truco y Zaperoko, si jamais vous avez l’occasion de les voir, ne passez surtout pas à côté !
[1] Santiago Acevedo est l’un des cofondateur de la 33 en Colombie avant de partir pour l’Espagne.
[2] NDLE l’enthousiasme qui suit est propre à Guayacan ;)







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