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2005 Toros y Salsa Festival / Ray Barretto : Magie à Dax !

Entretien du 13/09/2005 durant le festival Toros y Salsa

Publié le 1er septembre 2006, par : Chabelita, guayacan

En septembre dernier à Dax [1] nous avons eu l’opportunité - Enrique Atonal [2] et moi - d’avoir un entretien avec El Rey De La Manos Duras soit :« le roi des mains qui frappent dur ».

Ray Barretto nous a parlé de son grand concert anniversaire à Porto Rico : « Les Deux Vies de Ray Barretto », et de l’expérience magique de Dax.

Aujourd’hui nous dédions cet entretien à la mémoire du Maestro [3].

Enrique Atonal : Maestro Ray Barretto, commençons par le commencement : hier soir, ce désir de tous les musiciens d’être sur scène, de faire une descarga, de participer avec vous comme ça s’est produit, il est rare de voir des musiciens de cette qualité avoir de telles envies, on avait l’impression qu’ils allaient prendre l’alternative [4] comme on dit dans le milieu taurin. Que s’est-il passé ?

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Ray Barretto, François Charpentier
Directeur artistique du festival.

Ray Barretto : Cette nuit fut une rencontre d’amour, de respect, d’affection, de reconnaissance de chacun de ces artistes qui font partie de l’histoire de cette musique. C’est une reconnaissance mutuelle qui comprend la valeur et l’affection que chacun a montré au fil des ans pour la musique. C’est une façon de remercier. Pour moi c’est une façon de leur dire merci, et de dire qu’entre nous il y a une fraternité qui est un peu spirituelle, quelque chose qui transcende les questions de négoce et de “maintenant c’est à moi, maintenant c’est à toi”... Ce fut une démonstration de la famille que nous formons dans cette communauté musicale.

Enrique Atonal : Et pourquoi cela à Dax ? C’est étrange non ?

Ray Barretto : Et pourquoi pas ? Ce n’est pas si fréquent qu’on se retrouve avec ces grandes figures. Je n’ai pas croisé Los Papines depuis plus de 10 ans. C’est la première fois que j’entends le Septeto Nacional et cette musique traditionnelle qu’ils gardent vive. Ce sont des évènements extraordinaires et quand l’opportunité d’une réunion visant à montrer la profondeur de cette musique se présente, il faut la saisir, et c’est ce qui s’est vraiment passé.

Enrique Atonal : Une chose extraordinaire.

Guayacan : Il y eut beaucoup de choses extraordinaires hier dans l’échange, car c’était plus qu’une reconnaissance de talents, c’était une reconnaissance en tant que famille... nous avons vu Guagua [5] jouer de la basse à 4 mains, les tambours partagés entre 5 personnes et vous vous êtes levé, vous avez dansé, chanté, dirigé tout le monde... d’où vient cette énergie ?

Ray Barretto : J’imagine que c’est ce qui fait le musicien, en particulier le musicien de grand talent. C’est ce qui distingue le véritable artiste du musicien travailleur. La musique amène et demande qu’on puise dans son être, dans sa capacité mentale et spirituelle. Il faut élever la musique pour qu’elle se transforme en art. Pas seulement quelque chose qui est utile pour danser ou pour sauter mais une façon de s’exprimer et d’essayer de créer des choses, de chercher de nouveaux horizons sur scène. A ce moment là, on s’inspire les uns des autres et quand cela arrive, c’est un moment magique. Cette nuit ce fut de la magie pure. Réaliser que je puisse échanger avec ces génies de la musique qui m’ont montré tant d’affection (et moi le double pour eux) ce fut quelque chose d’extraordinaire et de très spécial pour moi. Un évènement que je n’oublierais jamais.

Enrique Atonal : Et le public a joué un rôle là-dedans, non ?

Ray Barretto : Le public c’est l’autre partie. C’est comme si un arbre tombe sur une montagne et qu’il n’y a personne pour entendre le bruit qu’il fait. C’est comme si Beethoven donnait un concert sur une île et qu’il n’y avait aucune audience pour y assister. Qu’est ce que ça vaut ? Le public est un élément nécessaire pour transformer un concert en quelque chose de vraiment spectaculaire.

Enrique Atonal : Et ce public avait quelque chose de spécial...

Ray Barretto : Incroyable, incroyable !

Guayacan : Malgré la pluie...

Ray Barretto : La pluie n’a eu aucune influence, l’affection et la chaleur nous ont touchés et nous les avons transmis, un vrai échange.

Enrique Atonal : Je me demandais : depuis combien de temps il ne s’est pas passé quelque chose comme ça ? A New York est-ce qu’il arrive de telles choses ? Et à Porto Rico ? Où peut-il se passer quelque chose comme ça ? Et soudainement cette nuit ici !

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Los Papines, Ray Barretto, Jesus ’Tantana’ Flores, Billy Carrion.
Concert du 12/09/2005

Ray Barretto : C’est plus facilement réalisable en France qu’à New York ou à Porto Rico. En effet si on va voir "Los Papines" à New York ou à Porto Rico, on est assis ou bien l’autre groupe a déjà joué et tu vas jouer après eux. Il n’y a pas cette flexibilité permettant de dire “bon, on va entrer, vas-y je te suis, tu viens avec moi, monte avec nous”. Il y a une liberté , un air de liberté qui existe ici et qui rend les choses plus faciles. Dire “mais j’ai déjà joué... c’est pas grâve... je ne joue pas jusqu’à demain... non venez ce soir... nous sommes ici ensemble, nous allons participer ensemble” et c’est ce qui s’est passé, et comme vous avez dit précédemment : c’est un évènement extraordinaire.

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Eugenio Rodríguez Rodríguez "Raspa", Barreto Papines
Concert du 12/09/2005, tous montent sur scène

Enrique Atonal : Changeons de sujet, nous parlions beaucoup sur vous : Jazz ou Salsa ? Cette nuit il était question de ... musique.

Ray Barretto : C’était de le musique... je suis un joueur de Jazz mais je suis aussi Salsero. Je pense que ma chance -ou ma malchance selon le point de vue- c’est que j’ai dédié ma vie à ces deux types de musique avec l’objectif de faire de cette musique -qu’elle soit latine ou Jazz- avec toute la compréhension et la même affection qu’on ressent pour l’une ou pour l’autre. Et j’ai essayé de jouer les deux genres de musique dans une forme authentique. Je n’essaye pas de dire que les deux types de musique peuvent coexister, ni que les deux publics peuvent accepter indifféremment les deux. Si l’audience aime le Jazz, je lui apporte du Jazz, si elle aime la musique afro-caribéenne je me donne totalement dans ce genre. Ce sont deux musiques qui me plaisent et je peux m’exprimer autant avec l’une ou l’autre. C’est un grand privilège pour moi et quelque chose qui me distingue peut être un peu du musicien salsero qui ne joue que de la salsa ou du jazzman qui ne joue que du jazz, et qui ne sont pas disposés à se connecter avec l’autre genre, essayer de se comprendre plus à fond et réaliser qu’il y a de la beauté dans les deux types de musique qui sont identiques, tout aussi jolies et extraordinaires l’une que l’autre.

Guayacan : Justement hier parmi les musiciens qui étaient avec vous sur scène il y avait Eddie “Guagua” Rivera, Charlie Sepúlveda, Frankie Vázquez et beaucoup d’autres qui ont à la fois une carrière en Salsa et une carrière en Jazz. C’est dû à un désir plus grand de liberté que vous jouez différents styles de musique et que vous pouvez partager en Jazz et en Salsa ?

Ray Barretto : Au fil des années il y a des disques, des retransmissions télévisées, des choses qui impressionnent un musicien latino qui voit un groupe de Jazz : Charlie Parker, Luis Armstrong... ça lui plait, ça l’impressionne. Et autre chose : un musicien de jazz qui écoute l’orchestre de Machito, qui voit Los Papines reconnaît que cela demande du talent, aussi bien l’un que l’autre. Pour un musicien plus jeune qui est disposé à recevoir une autre forme d’inspiration, il est plus difficile de toucher le cœur avec un autre type de musique. Le musicien plus établi qui a sa façon de penser n’est parfois pas aussi bien préparé à recevoir une autre forme de musique car cela ne fait pas partie de son entendement et de sa reconnaissance. Mais essentiellement, la musique est musique. Je ne connais pas un musicien génial qui n’aime pas Mozart ou Beethoven bien qu’il ne soit pas musicien classique. Car la musique appelle, la beauté nous touche tous universellement et en particulier celui qui est en train de penser veut exprimer plus aujourd’hui que dans le passé dans les deux types de musique et il a la capacité de le faire.

Enrique Atonal : Maintenant, comment fait le public pour savoir ce qui est du Jazz, et ce qui est musique Afro-antillaise, comment les différencier ?

Ray Barretto : Vous en avez la capacité en tant que responsable d’un programme de radio. La faute en revient aux radios qui ne sont disposées qu’à diffuser de la musique populaire, une musique telle que le programateur se dise : ”c’est ce qu’aime le public et plus il y a d’auditeurs, mieux c’est pour mon programme”, c’est une question de commerce. C’est logique. Je comprends que le rôle éducatif de la radio soit plus difficile. Il faut avoir -comme on dit à Porto Rico-, des « timbales » pour faire ça, non ? Ils peuvent peut-être commencer par les premiers disques de Dizzie Gillespie qui présente Chano Pozo. Pour moi ce fut la première fois que j’entendis les rythmes afro-caribéens -que Chano représente avec son instrument- dans un environnement Jazz, cela initia ce qu’on appelle le Latin Jazz. C’est un exemple, ils peuvent peut-être chercher quelque chose de latino qui puisse satisfaire les sentiments du public mais qui ait aussi quelque chose de Jazz qui puisse peut être les impressionner. C’est quelque chose d’éducatif que l’on doit avoir à sa disposition. Si on ne fait pas ça, jamais les deux musiques ne pourront se rencontrer. Et c’est dommage. Si j’apporte mon disque de Jazz à une émission latino dédiée à la musique latino, ils passent le disque par gentillesse et éventuellement le mettent de côté et cherchent le plus traditionnel, ce que leur public demande. Et si je vais à un programme de Jazz et que je joue un air latino ce sera pareil. C’est peut être ainsi que cela doit être, en respectant les deux musiques. Mais pour moi qui suis au milieu, j’aimerais voir une rencontre plus profonde, une reconnaissance que les deux formes d’art ont la même valeur.

Enrique Atonal : Hier je vous ai découvert une veine que je n’avais jamais tant noté. C’est une veine disons nationaliste, une veine politique. Soudain votre discours dans cette reconnaissance était politique...

Ray Barretto : Toujours ! La musique et le musicien avec conscience ne se distinguent pas, c’est une expression politique.

Enrique Atonal : Et par conséquent comment voyez-vous Porto Rico, voyez-vous un Porto Rico Libre ?
Etes-vous indépendentiste ?

Ray Barretto : Pour ma part j’ai toujours dit que Porto Rico est une terre individuelle, elle a son propre langage, elle a sa propre culture, elle a sa propre forme de voir la vie... Malheureusement elle est arrivée à un point où elle se sent malcommode sous le drapeau nord-américain, et elle ne souffre pas tant, elle n’est pas disposée à souffrir l’indépendance qu’elle demande. Porto Rico doit être selon moi comme est Cuba ou tout autre pays latino-américain : un pays qui se distingue. De ce fait dans ma musique de temps à autre j’essaye de toucher la conscience du public c’est-à-dire : Nous allons nous lever, nous réveiller et essayer d’ouvrir un futur qui nous convienne mieux individuellement et collectivement”.

Enrique Atonal : Vous avez ressenti cela hier avec la présence de Porto Rico, vos amis, vos frères, et Cuba en même temps.

Ray Barretto : Oui, cela démontre que malgré tout nous sommes des frères.

Enrique Atonal : Une musique qui de plus vient en bonne partie du continent africain.

Ray Barretto : Et pas seulement ça... Une des raisons pour lesquelles j’ai abandonné la salsa, et que la Salsa m’a laissé tomber, c’est que cette connection avec l’Afrique se perdait. La musique plus moderne est plus orientée pop, plus jeune. Ceux qui achètent des disques ce sont les jeunes. Quand les gens atteignent 30 ans, ils n’achètent plus de disques. Le marché pour vendre les disques va de douze à vingt et quelques années. Donc chaque époque et chaque dizaine ou quinzaine d’années, chaque nouvelle génération a besoin de ses propres artistes pour se raconter. On ne peut pas prêcher pour Celia Cruz durant toute une vie, La India ou une autre arrive ensuite... Cette nouvelle génération ne s’est pas préoccupée de comprendre ce que nous avons vécu dans le passé et n’a donc pas suivi cette tradition. Les gamins écoutent cette musique avec une influence Pop, Rock, Reggaeton, Hip Hop... et cela n’est pas pour moi une musique qui représente véritablement notre culture.

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Los Papines, Ray Barretto, Nahyra, Frankie Vazquez, Billy Carrion
Concert du 12/09/2005, tous montent sur scène

Guayacan : Dans la nouvelle génération de musiciens, il y a quelque chose de particulier : auparavant un musicien voulait être musicien, il voulait s’exprimer alors qu’aujourd’hui il veut avant tout réussir...

Ray Barretto : ...immédiatement, dans les 5 minutes ils veulent être appellés Maestro, c’est exactement ça. Les musiciens que vous avez vus sur scène la nuit dernière : les trompettistes, le pianiste, le bassiste, ils tous ont passé des centaines d’heures à étudier. En faisant leurs gammes (il les chante), accorder, apprendre la lecture de la musique, devenir musicien. Aujourd’hui les gamins ’scratchent’ [6] les disques, ils suivents les couenneries de la rue avec un peu de rythme et deviennent millionaires parce que les jeunes achètent ces disques. Et les maisons de disques réalisent que c’est là qu’il y a de l’argent et ils abaissent peu à peu l’intelligence de la jeunesse et des masses. Il est plus facile de faire une musique médiocre que d’être disposé à étudier plusieurs années pour faire quelque chose de mieux.

Enrique Atonal : C’est le mauvais côté du métier. Revenons sur ce qui c’est passé à Dax hier, quand vous êtes entré sur scène Maestro je vous ai vu très fatigué et après que s’est-il passé ?

Ray Barretto : Jeudi j’ai donné un concert à Porto Rico “Les Deux Vies de Ray Barretto”. Nous avons présenté le groupe de Jazz et l’orchestre Salsa. Chacune des présentations fut d’une heure et demi, j’ai ainsi passé 3 heures sur scène à jouer, ce qui n’est pas aisé à mon âge. Mais grâce à Dieu quand il faut le faire, je le fais.
Donc le vendredi matin j’ai pris l’avion à New York pour Paris et de là un autre pour Biarritz, suivi d’une heure de voiture pour arriver à Dax. J’ai fait un voyage éprouvant, après un concert deux nuit auparaavant. J’étais donc vraiment fatigué. Mais avec le temps, avec la magie de la musique, avec la prise de conscience qu’il faut se donner complètement au public, et en voyant les collègues autour de moi, ces musiciens si profonds, si honnêtes et généreux d’affection, l’énergie nécessaire m’est revenue... “réveille-toi Barretto il faut y aller” et je l’ai fait. A la fin j’avais l’impression d’avoir 21 ans.

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Ray Barretto
Concert du 12/09/2005, tous montent sur scène

Enrique Atonal : Vous parliez avec les tambours, il y avait presque un dialogue particulier avec les tambours.

Ray Barretto : Le tambour est capable de converser avec quelqu’un, si la personne est disposée à écouter cette conversation et de lui donner une réponse (il chante le tambour), c’est comme parler au tambour.

Enrique Atonal : Et finalement quelque chose est sorti de là, une force une vigueur... A Dax la formule est Taureaux et Salsa. Que pensez-vous de cette formule, des taureaux et de cette tradition ?

Ray Barretto : Je n’avais jamais vu cette rencontre d’un être humain avec un taureau, je ne sais pas quoi dire. Je ne peux pas juger et faire la connection entre le taureau et la musique. J’imagine qu’après tout c’est la même lutte pour la survie, le taureau cherche ce que recherche le musicien : la possibilité de survivre (rires).

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Billy Carrion, Eddie ’Guagua’ Rivera, Anthony Carrillo, Ray Barretto, Jesus ’Tantana’ Flores.
Concert du 12/09/2005

Enrique Atonal : Racontez-nous ce concert à Porto Rico.

Ray Barretto : Il fut extraordinaire : à Bellas Artes, le lieu le plus luxueux de Porto Rico. J’ai amené mon groupe de jazz des Etats-Unis et la première heure et demi fut consacrée à cette musique jazz. Pas du “Latin Jazz” comme on l’appelle de nos jours, mais plutôt du Jazz “esthétique”. Je souhaite que le public reconnaisse qu’il y a une distinction entre ce qui est Jazz et la musique salsa, la musique afro-caribéene. C’est ce que nous essayons de montrer à travers nos concerts. Réveiller la conscience du public pour reconnaître et apprécier la différence ces deux types de musique. Ainsi nous avons passé une heure et demi sur des tons de Jazz , Jazz et Jazz. Et cela sans savoir comment allait réagir le public de Porto Rico car ce n’est pas la musique de leurs racines. Malgré cela la réaction fut incroyable, une ovation de 5 minutes, cela m’a beaucoup ému... Puis j’ai eu une pause de vingt minutes, le temps de prendre mes vitamines pour retourner sur scène avec la même énergie pour la partie Salsa. Il y avait Adalberto Santiago qui a chanté : Hipocresía y Falsedad, Quitate la Mascara, mais dans sa version traditionnelle telle qu’on l’avait enregistré à l’origine. Solo de percussions et solo de timbales et l’orchestre sifflait et le public fou fou fou... Nous avons ainsi terminé l’autre heure et demi de concert et à la fin le vieux Barretto est sorti, ils l’avaient pressé comme un citron, ils lui avaient complètement sorti le jus et je me suis dit : “Mon Dieu maintenant je dois aller en France et recommencer”. Et grâce à Dieu ça c’est terminé d’une façon que je n’osais espérer.

Guayacan : Après avoir abordé le passé, j’ai une dernière question sur le futur. J’ai entendu qu’un de vos rêves serait d’enregistrer un nouveau disque Salsa avec Adalberto Santiago et Tito Allen.

Ray Barretto : Si j’en avais l’opportunité... Le dernier disque salsa que j’ai fait fut Soy Dichoso pour le label FANIA. Je pense que ce ne fut pas mon effort le plus grand. Cela fait si longtemps que je l’ai fait. Il n’a pas eu l’impact que j’aurais voulu.
Si j’avais l’opportunité de faire un autre disque salsa, le public pourrait voir que Ray Barretto est toujours capable de faire quelque chose de bien savoureux dans cette musique.

Guayacan : Qui en seraient les musiciens ?

Ray Barretto : Cela dépend de qui est disponible mais il faudrait inclure Adalberto et Tito Allen, qui furent les deux chanteurs les plus marquants avec nous.

Enrique Atonal, Guayacan : Maestro merci infiniment, cette fois ci nous avons pressé tout le jus ! (rires)

Ray Barretto : Merci à vous

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El Matador, Ray Barretto
Le dimanche 13/09/2005, Ray a joué avec le Septeto Nacional Ignacio Piñeiro, sur la photo nous le voyions avec le conguero Francisco David Oropesa Fernández "Matador"

[1] Le 13/09/2005 durant le 11ème festival Toros y Salsa

[2] Enrique Atonal est journaliste à Radio France International.

[3] NDT : Décédé le 17 février 2006 à Hackensack, New Jersey, USA.

[4] NDT : Alternative = investiture accordée à un novillero par un matador.

[5] Eddie “Guagua” Rivera

[6] Problème de traduction avec le mot "raspan".