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Cada Loco Con Su Tema

Que Viva La Música

Première publication 1er octobre 2004, Publié le 1er novembre 2004, par : guayacan

Chère lectrice, cher lecteur,

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Que viva la música
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Ne vas pas croire que ton chroniqueur préféré se plie à la facilité de l’actualité ! Sache qu’il dispose d’une bonne réserve d’intéressantes galettes... Cependant, pour le coup, effectivement, il joint l’actu à l’agréable avec cette remarquable illustration d’un album dont le responsable sera ce mois-ci en concert au New Morning.

Au bas du dessin signé Walter Velez, une ligne d’immeuble symbolise probablement New York. Sur la gauche, de dos, on voit le torse de Ray Barretto. Il est nu, et enchaîné à ce qui n’est pas un tonneau, mais une conga - précision que je n’aurais pas eu besoin de rajouter si nous disposions d’un format type Le Monde, mais ce serait tout de même moins pratique, et je m’égare...

Ray tend le bras en direction d’un poing rageur, illuminé comme un soleil, au dessus duquel flotte une clef.

Il est difficile d’interpréter ce dessin, d’autant que la reproduction CD dont je dispose ne reprend évidemment pas tous les détails du vinyle original. En l’occurrence, si j’en crois Cesar Miguel Rondon, il y avait au dos de la pochette un important poème en spanglish qui traitait de la difficile lutte pour la conservation de l’identité latine pour un habitant de la « grande pomme ».

Fort de cette information, on peut tenter une explication de la pochette : elle représenterait la résistance d’un latino de New York, et sa tentative désespérée pour de se rapprocher de ses racines : le riche soleil des caraïbes. La clef se trouve là-bas, mais Barretto est enchaîné dans ce monde de gratte-ciels.

Ainsi, une intéressante pochette accompagne un album important : il marque une sorte d’apogée du mélange de reprises du répertoire cubain (Que Viva La Música, Bruca Manigua, ...) et de compositions : Tite Curet et Ray Barretto pour Alafia Cumaye, Cocinando et La Pelota.

Enfin, c’est un album qui marque un tournant dans la carrière de Ray Barretto, puisque peu après, une partie de son groupe se séparera pour former l’architecture de La Tipica 73 : la voix de Tito Allen, la section rythmique de Johnny « Dandy » Rodriguez et Orestes Vilato, la basse de Dave Perez et la trompette de René Lopez.

Bref, si tu me permets un double conseil, écoute ce disque et va au concert !

Sur ce, je te souhaite une excellente soirée.

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Barretto
La chronique telle qu’elle est parue

Références des l’albums
Ray Barretto
Que Viva La Música
Fania 427, 1972
Illustration : Walter Velez
(sous la direction de Izzy Sanabría)