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2006 Tempo Latino / Oscar d’Leon

Publié le 1er octobre 2006, par : Chabelita

Et de cinq !

Après 1996, 1997, 1998 et 2003, Oscar d’Leon était de retour pour le Tempo Latino 2006.

Quand un artiste vient pour la 5ème fois à Tempo Latino, c’est qu’il a une certaine affinité avec les organisateurs et le public. C’est le cas d’Oscar d’Léon qui a eu une journée chargée en émotion.

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Oscar d’Leon - Tempo Latino 2006
Photo © Pbouge

Ca a commencé par une réception à la Mairie à 17h, où Oscar a présenté en avant première l’hymne qu’on lui a demandé de composer pour le festival.

A 18h à la Conga avait lieu l’inauguration de l’avenue Oscar d’Léon, rien que ça !

Puis Oscar s’est préparé pour son marathon. En show-man expérimenté, Oscar a attiré les projecteurs sur lui en faisant son entrée par le haut des arènes, s’obligeant à fendre la foule compacte des festivaliers accompagné par la fanfare orléanaise "La Belle Vie".

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Oscar d’Leon - Tempo Latino 2006
Photo © Pbouge

Une fois sur scène Oscar a été accueilli par Eric Duffau (directeur du festival), Albert Algoud (invité d’honneur) et Maya Roy (marraine du festival) qui ont traduit ses paroles, avant qu’il n’interprète pour la toute première fois sur scène l’hymne dédié à cette belle ville du Gers :

Vic-Fezensac tierra de amor
Vic-Fezensac tierra musical
Vic-Fezensac tierra de emocion

Oscar d’Léon a ensuite remis au Maire la partition écrite de sa main.

Le concert pouvait commencer et partir fort avec le standard : Lloraras. Après ça allait s’enchainer sans aucun temps mort, la fin d’une chanson correspondant au début d’une autre : la signature d’Oscar d’Léon par excellence. Oscar danse, fait danser le public, saute, harangue ses musiciens. Pas une minute de répit pour un show très professionnel.

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Oscar d’Leon - Tempo Latino 2006
Photo © Chabelita

Après Lluvia que va a caer, le traditionnel Oye como va a commencé par un solo du "piano-guitare" une nouveauté dans l’orchestre (voir photo ci-dessus).
Le piano -le vrai- entamera un solo perturbé par Oscar qui attrapera la main droite du pianiste l’obligeant à faire plusieurs minutes de solo d’une seule main.

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Oscar d’Leon - Tempo Latino 2006
Piano à une main

La prestation fut suivie d’un mérengué. Puis du classique Caballo Viejo entamé par le choriste de l’orchestre.

Un boléro et deux chansons festives ont fait transition avant le retour à la salsa avec Calculadora, puis Pare Cochero. Les morceaux dansants se sont poursuivis avec La cumbia emociona et Castellano que bueno baila usted.

Oscar d’Léon sait aussi mettre une dose d’émotion dans son spectacle : quand la trompette a entamé une "sonnerie aux morts" pour rendre hommage à Celia Cruz. Oscar a chanté la chanson phare de celle-ci : Bemba Colora, où il a fait participer le public sur un nouveau chœur : "Celia Cruz". Il a enchaîné avec le dernier succès de la guarachera del mundo : La vida es un carnaval.

Oscar avait deux de ses fils dans son orchestre. Il y a quelques mois l’un d’entre eux a été remercié pour avoir donné son avis sur le répertoire de l’orchestre...(avis qui n’allait pas dans le sens du père). Dommage car les deux avaient le même physique et il n’en restait qu’un le 30 juillet 2006 pour faire un strip-tease sur scène et chanter La Macarena...(!) Le public féminin a apprécié.

La séquence dédiée au fils s’est poursuivie de façon moins légère avec le morceau "Père et fils" : Padre e Hijo.

Deux boléros ont fait retomber les décibels avant que cela ne reparte de plus belle avec le tonitruant Me voy Pa’Cali et La Murga de Willie Colon.

Encore un grand classique avec Melao de caña, une transition de boléro et la chanson la plus reprise au monde Guantanamera dont Oscar a demandé au public de chanter en chœur les mots "como no".

Après plusieurs concerts d’Oscar, on commence à connaître les ficelles et le show des musiciens venant chacun "mover la cintura" sur le devant de la scène. Laissant la dernière place et par conséquent la vedette au "gordito" qui a reçu comme toujours l’acclamation du public.

Pour finir un hommage à Tito Puente avec El rey del timbal. Puis l’Hymne dédié à Vic-Fezensac vint clôturer le show. Ou presque...

Bien sûr il restait une demi-heure de rappel... Encore une fois Oscar nous a mis sur les rotules. La croix rouge a dû connaître un pic de fréquentation après ses 3 heures de show.

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Oscar d’Leon - Tempo Latino 2006
La foule en transe