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Oscar - La Salsa Mayor - La Critica

1977 à nos jours

Publié le 1er mars 2005, par : Chabelita, Gherson Maldonado

Petit résumé de la carrière d’Oscar d’Leon après son départ de La Dimensión Latina.

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Oscar d’Léon
Juillet 2004-France (photo El_Kaizero)

Après la brusque séparation de la Dimensión Latina, Oscar d’Léon forme son propre orchestre :

Oscar D’ León y su Salsa Mayor

Né en 1977, il est caractérisé par la combinaison de deux trompettes et deux trombones.
Le groupe est composé d’Oscar D’ León et des musiciens brillants comme le pianiste : Enrique "Culebra" Iriarte [1] et William Puchi (trombone).
Oscar a réussi non seulement à se maintenir mais à devenir le préféré du public. Il abandonne les schèmas simplistes utilisés par la Dimensión Latina, pour une salsa plus novatrice.

  • Leur 1er disque : Con Bajo y Todo, plus créateur était basé sur la Guaracha cubaine et le Son. Ce sera le début d’une série dont les ventes ne cesseront de s’accroître.
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    Con Bajo y todo -Oscar d’Leon y su Salsa Mayor

"Tu no sabes na’", composé par Oscar, est le premier grand succès du nouvel orchestre.
Leo Pacheco (chanteur qui venait de "La Renovación") rejoint le groupe avec le timbalero Alfredo Padilla. Ils sortent un deuxième disque dans la foulée :

Ce disque a battu des records de vente avec les titres "Huele a quemao" -composé par Oscar- et "Mata Siguaraya", un classique popularisé par Benny Moré. Passer après Benny Moré était un défi auquel peu de chanteurs se sont essayés, Oscar l’a fait et en est sorti grandi, avec son style propre : des mambos très longs, laissant une large place aux solos de ses musiciens. Oscar est alors une idole au Venezuela. A cette période on lui attribue les surnoms de "El sonero del mundo", "El diablo de la Salsa" et "El bajo danzante". Les soirées où il se produit font salle comble, les gens entassés ne dansent plus : ils regardent le spectacle d’Oscar et sa basse.

Il a facilement dépassé les 100 000 exemplaires vendus en quelques semaines, fabuleux pour le marché national. Il comprenait des classiques cubains d’Ignacio Piñeiro et Miguel Matamoros. Mais aussi des thèmes nouveaux : comme "Siéntate ahí " aux paroles personnelles, franches et directes qui ont captivé le public, sur un des meilleurs arrangements d’Oscar.

En 1978, le divorce du groupe pour cause d’argent, créera Oscar D’ León y su Orquesta » - et la nouvelle- Nuestra Orquesta La Salsa Mayor .

La Salsa Mayor sans Oscar

"La Salsa Mayor" avec comme leader le timbalero Alfredo Padilla, s’est renforcé grâce à une ex-star du « Gran Combo de Puerto Rico", "Pellín" Rodríguez, et les chanteurs Carlos "el Grande de Panamá" et Freddy "Costello" Nieto. On y retrouve William Puchi (trombone, violon et tres) ; Leo Pacheco, choriste ; Henri Camba à la trompette. La Salsa Mayor sort :

  • "De Frente y Luchando. Nuestra Orquesta" en 1978. Enregistré à Puerto-rico avec au chant : Leo Pacheco, Carlos El Grande, Pellín Rodriguez. Et Bobby Valentín en charge des arrangements.
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    La Salsa Mayor - De Frente y Luchando

C’est un bon groupe avec des arrangements intéressants mais proche de ce qui se faisait avant. Ces musiciens étaient capable de beaucoup mais se sont contentés des vieux classiques cubains pour satisfaire l’industrie. Victimes directes de l’industrie, de la planification et de la production du disque. Restera quand même comme l’un des meilleurs groupes du Venezuela. Quelques compilations de la Salsa Mayor encore dans les bacs :

Le Venezuela est alors le principal marché de la salsa internationale, avec des ventes de l’ordre du triple de celles de New-York.

La suite de la carrière d’Oscar d’Léon

Oscar D’ León a réussi à franchir les frontières et à devenir « l’ambassadeur musical par excellence du Venezuela ».

Oscar retient seulement Iriarte et son trompetiste principal : César Pinto [2]

  • Oscar D’León Y Su Salsa Mayor Con Wladimir (1978). Cet album double voit la réunion avec le co-chanteur de la Dimensión : Wladimir Lozano. Cette formation présentait une ligne de 3 trompettes et 2 trombones.
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    Oscar d’Leon y su Salsa Mayor

Oscar et La Critica

En 1978, Oscar D’León s’associe avec "La Crítica", comprenant Teo Hernández, ex-chanteur principal de Los Dementes, Mauricio Silva, le timbalero Cheo Navarro, les trombonistes Tarcisio et Nene Piñango, le bongocero Hungria Rojas (tous ex-membres de La renovación).

  • La Crítica (1978) : Oscar D’ León presenta la crítica (Color 1580), avec Radamés Pimentel (congas), Oscar d’Leon (voix), Angel López (trompette), Andres Mendoza (Tres), Edward Pimentel (Timbales), Daniel Silva (Basse), Cesar López (trompette), William Fermín (trompette), Juan Ramón Castro (Bongó), Mauricio Silva (Arrangements), Leo Pacheco (voix), Teo Hernández (voix), Hungria Rojas (Bongó)
  • La Crítica (1978) : La Crítica de Oscar D’ León (Color 1590), avec Gladys Torres (voix), Mauricio Silva (Arrangements), Teo Hernández (voix), William Fermín (trompette), Daniel Silva (basse), David Fuentes (trompette), Andres Mendoza (Tres), José "Cheo" Navarro (Timbales), Juan Ramón Castro (Bongó), Gustavo Quinto (congas), Andrés Mendoza (Guitare), Mauricio Silva (Piano), César Fuentes (Trompette), Oscar d’Leon (voix),
  • La Crítica (1979) : La Crítica (Color 1600) ; Oscar d’Léon y chante le hit "Se Necesita Rumbero. Avec Mauricio Silva (Piano, choeurs, arr., trombone), José "Flaco" Bermúdez (Arrangements), Víctor Mendoza (Dir. Artistique), Teo Hernández (voix, choeurs), Gladys Torres (voix, choeurs), Humberto "Tigre" Becerra (choeurs), Víctor Mendoza (choeurs), Daniel Silva (Basse), Andrés Mendoza (Guitare, Tres), José "Cheo" Navarro (Timbales), Juan Ramón Castro (Bongó), César Fuentes (Trompette), David Fuentes (Trompette), William Fermín (Trompette),
  • Llego...actuó...y triunfó (1979). Avec les chansons : Mis hijos (Emilio Parton) voix : Oscar ; yo Quisiera (D.R.) voix : Oscar ; Obsesion (Pedro Flores) voix : Edgar ; ña Merce (Oscar d’Léon) voix : Oscar ; Me Prendiste Velas (Oscar d’Léon et Victor Mendoza) voix : Oscar ; Poco Tiempo Paso (Oscar d’Léon) voix : Oscar ; Sitiera (Rafael Lopez) voix : Edgar et Oscar ; No Encuentro Palabra (Antonio Castro) voix : Oscar. Arrangements : Oscar d’Leon et Enrique "Culebra" Iriarte. Choeurs : Oscar d’Léon, Victor Mendoza et Humberto "Tigre" Becerra. Oscar d’Léon : basse, voix principale. Edgar "el abuelo" Rodriguez : voix. Enrique "Culebra" Iriarte : Piano. Edwar Pimentel : Timbales. Radame Pimentel : congas. Gustavo Quinto : congas. Hungria Rojas : Bongo, cloche, güiro. Angel Lopez : 1ère trompette. Ceser lopez : 2nde trompette. Cesar Pinto : 3ème trompette. Pedro "taíto" Piñango : 1er trombone. "Nene" Piñango : 2nd trombone

Après quelques albums sans intérêt il revient en force avec Con Cariño (1984). Entre 1985 et 1987 Oscar D’León sort une série d’albums très inspirés qui renforcent sa position de star internationale de la salsa.

  • La Crítica (1985) : La Crítica de Oscar, en nueva dimensión (TH 2373)

Exceptionnelle bête de scène, avec un incroyable pouvoir charismatique sur le public. Il est un maître de la dynamique vocale qui sait combiner sa voix de tenor avec une technique de voz de vieja. Personne ne peut articuler comme lui. Pour le 10ème anniversaire de son départ de La Dimension Latina, sort Riquiti .. ! en 1987, et il sera nominé aux Grammies pour La Salsa Soy Yo en 1987. Le 15 mars 1988 est dédié à Oscar d’Leon par la ville de New-York.

Début des années 90, Oscar fait ses débuts sur les scènes européenes. Il a conquis un large public au Japon et sur tous les continents. Le label TH-Rodven l’invite à la salsa romantique avec De Aquí Pa’lla en 1988 et Autentico en 1991 où il fait revivre le grand succès de Benny Moré : Que Bueno Baila Usted. Oscar D’León con Los Blanco sort en 1991 chez Sonotone ; “Los Blanco” [3] était un groupe populaire au Venezuela. Une consécration de plus lorsqu’il se produit lors de la cérémonie d’inauguration des J. O. de Séville en 1992.

Oscar quitte son ancien label pour celui de Ralph Mercado : RMM Records, sur Tito Puente’s The Mambo King : 100th LP, puis sur El Rey de los Soneros en 1992 (cet album inclu Padre E Hijo chanté par Oscar et son fils Yorman) et Toitico Tuyo en 1994. Il sera à nouveau nominé aux Grammies en 1996 pour El Sonero Del Mundo (RMM), sur lequel il collabore avec Willy Chirino. En 1997, il enregistre En Nueva York produit par Isidro Infante, sur lequel figurent des invités de marque : Arturo Sandoval, le trompettiste Piro Rodriguez et un duo avec la chanteuse La India. Les années suivantes il participe aux enregistrements « all-stars » de RMM : Combinación Perfecta en 1993, RMM’s European Salsa Explosion en 1995 et RMM Tropical Tribute to the Beatles en 1996...

En 2004, Oscar d’Leon en est à son 70ème disque.

Oscar d’Léon est sans contexte le vénézuélien le plus connu en dehors de son pays. Cet extraordinaire showman, enflamme les salles par son charisme avant même d’avoir chanté une seule note. Il a enregistré plus de cinquante albums, reçu d’inombrables prix et récompenses.


Merci à Gherson Maldonado (Caracas, Venezuela) pour le relevé des credits des LP de la Salsa Mayor.


[1] Ex-membre du groupe « Federico y su Combo ».

[2] Ex-membre de Federico y su combo.

[3] Des frères Bernardo, Ricardo, Cecilio et Leopoldo Blanco.