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Nacho Sanabria - Biographie

Chanteur, compositeur, danseur, directeur d’orchestre

Publié le 1er janvier 2007, par : Chabelita

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Nacho Sanabria
San Juan Chateau (mars 2005)

Figure emblématique de la salsa portoricaine Nacho Sanabria (Ignacio "Nacho" Sanabria Vázquez-Maysonet) est né le 16 décembre 1929, à Cataño (Porto Rico). Il découvre dès l’âge de 4 ans la bomba et la plena dans les rues de son village.

Un talent précoce pour la danse lui vaut le surnom de "el niño bailarín".

Il chante pour la 1ère fois sur scène à l’âge de 9 ans.

En 1949, Nacho Sanabria s’installe à New York comme de nombreux portoricains, où il travaille à l’usine.

Il rentre dans la Sonora Boricua en 1951 et chante peu après au Palladium avec cet orchestre.

De 1953 à 1955 il est enrôlé d’office pour la guerre de Corée, où il rencontre Hector Rivera.

De retour à New York, il participe à l’orchestre : New Yorker.

En 1956 il entre en tant que chanteur et danseur dans l’orchestre Pan americana de Quique Rijos, avec cet orchestre il sort un premier 45 tours (boléro et plena) en 1957.

Après cette expérience enrichissante, il passe au sextet de Gilberto Cruz, puis à l’orchestre de José Fajardo pour une tournée internationale. Il assure aussi des remplacements dans l’orchestre de Ray Barretto.

Peu après il est approché par Johnny Pacheco, mais il n’intègre pas cet orchestre dans l’optique de retourner à Porto Rico auprès de sa femme et de ses enfants.

Ce qu’il fit en 1962 en intégrant l’orchestre du trompettiste Kito Vélez. Peu après ils dissoudront l’orchestre pour travailler deux ans durant avec Rafael Cortijo.

Pour preuve le disque : "Go" (1963), où il chante "Quítate el zapato", "La llave", "La moña", "El colora’o", "Lo dijo Cortijo" et "La timadora".

Il quitte le fameux orchestre en 1965, mais le réintègre 3 ans plus tard pour enregistrer deux disques : "Sorongo" et "Ahí na’ ma", sortis en 1968.

A sa sortie du Combo de Cortijo en 1965 il se dirige vers la formation de Mongo Santamaría.

El Sabor de Nacho

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El Sabor de Nacho
San Juan Chateau (mars 2005)

En 1966 il fonde son propre orchestre « El Sabor de Nacho » (sabor = saveur), qui débute avec 7 musiciens du village de Cataño :

Ernesto Valentín (basse), Tuto Clemente (piano), Eladio Pérez (conga), Jaime Concepción (bongo), Eugenio Cruz et Picar (trompettes).

Leurs premiers disques sortent en 1968 sous forme de deux 45 tours chez le label Montañez, sur lesquels on trouve les chansons "Changó tá vení", "Déjame ya, mujer", "El saquito", "El piole guajira".

Le premier 33 tours "El Sabor de Nacho, Vol. I" voit le jour en 1970, un succès immédiat grâce à la chanson "Alma primitiva", de "Tite" Curet Alonso. Les autres morceaux du disque :

"Santo llega" de Henny Álvarez, "Changó tá vení", "Oro que brilla" et "Los buena gente", ...

Sur cet album les arrangements ont été créés pour la plupart par Bobby Valentín. Les autres musiciens de l’orchestre sont : Ray Cohen (piano), Fernandito Marcano, Paquito Juvet et Willie Matos (trompettes) Papo Castro (congas), Pellín Rodríguez et Paquito Guzmán (chœurs).

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El sabor de Nacho Vol. 2

Leur second album sort en 1971 avec les morceaux "Mambo batiri", "Luna Yumurina", "La muerte llegó", "La vida es un sueño", "El saquito", "La equivocada", "Yo puedo más que tú", "Amor sin esperanza", "Si yo tuviera un millón", "Tan sólo Dios", "Puntillita" et "El tapón".

A cette époque l’orchestre était un des favoris du public portoricain.

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Nacho Sanabria
San Juan Chateau (Mars 2005)

En 1972 sort le disque "Amada amante" un des plus gros succès de l’artiste grâce à "La ruñidera" (du cubain Ignacio Piñeiro) qui a fait fureur auprès des danseurs.

En 1973, le quatrième album voit le jour avec les morceaux "Arroz con manteca", "Todo me gusta de ti", "Sabor", "Salsa caliente" et "El alacrán".

Suivi par "Muévete" (1974) et les titres "Los guajiros", "Ya no me quieres", "Señora", "El vistilla", "La ola marina", "Mi mujer pide más",...

En 1975 autre ambiance avec la sortie de "Boleros con caché".

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El Nuevo Sabor de Nacho Sanabria

Il quitte Borinquen Records pour EGC Combo Records, avec qui il sort un disque dont les morceaux sont : "Salsa na’ma", "Un mundo raro", "Quédate como estás", "Sola y triste", "Con alma", "Para que sufran los pollos", "Por la radio", "Colombiana", "Pensamiento" et "Jorobita jorobá".

En 1976 sort "Su estilo y sus hijos" chez le label Tioly, dont la particularité est la présence des enfants du chanteur Nachito, Felipe et Roberto dans la formation.

En 1979, c’est au tour de Bronco Records (Bobby Valentín) de produire le disque "Sabor, amor y música".

En 1982, un autre disque est mis sur le marché par le label Gema, sans grand impact.

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"Pa’ la calle, bailador" (RNS Records 04012)

Son dernier disque "Pa’ la calle, bailador" (RNS Records 04012) a envoûté les danseurs. Le titre éponyme -composé par Nacho Sanabria lui-même- vous propulse sur la piste de danse. Les autres morceaux : “Lengua larga” (de Walfrido Guevara) ; “Vamos pa’ la Luna” (de Heny Álvarez) ; “Vivito y coleando” (de Joe Cotto) ; le boléro mexicain “Cuando ya no me quieras” (de Los Cuates Castilla) ; “Sonerito” (de Arsenio Rodríguez) ; “Tíbiri Tábara” (de Pablo Cairo) et “A romper el coco” (de Otilio Portal).

Les musiciens du disque : Emilio Reales (trompette), Willie Sotelo (piano), Pedro Pérez (basse), Rafael « Cocky » Rivera (timbales) ; Johnny Ortiz (conga) et Inocencio Tittley (bongo).

Aujourd’hui le chanteur vétéran continue de se produire à Porto Rico.

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Camilo Azuquita, Nacho Sansabria et son fils (chanteur de reggaetton)
San Juan Chateau (mars 2005)