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Une belle chronique sociale typique du regretté Tite Curet Alonso
Auteur : Tite Curet Alonso
Interprète : Cheo Feliciano
Album : Estampas (Vaya 86), 1979
Proposition
| Original | Traduction |
|---|---|
| ¡Familia !
Los entierros de mi gente pobre Son un verdadero espectaculo, ¡sentimiento tu ! |
Familia [1]
Les enterrements de mes pauves gens Sont un véritable spectacle ¡sentimiento tu ! |
| En los entierros
De mi pobre gente pobre [2] Las flores son de papel, Las lagrimas son de verdad. |
Dans les enterrements
De mes pauvres gens Les fleurs sont en papier Les larmes sont authentiques |
| No es como en otros
Funerales de la vida En donde el llanto es mentira Y hay mucha flor natural |
Ce n’est pas comme dans d’autres
Funérailles (de la vie) Où les larmes sont mensonges Et où il y a beaucoup de fleurs naturelles |
| Que mas perfume que la lágrima sentida
Que indentifica el sufrimiento de la gente Porque las flores ya mañana se marchitan Y el cementerio es un olvido indiferente |
Qu’est-ce qui embaume plus que la larme ressentie,
(celle) qui trahit la souffrance des gens Alors que les fleurs se fanent dès le lendemain Et le cimetière est un oubli, indifférent |
| Mi gente pobre siempre vuelve al campo santo
Sembrando una flor de llanto con amor y voluntad Las amapolas del cariño verdadero Son el mayor homenaje de mi gente de arrabal |
Mes pauvres gens, eux, reviennent toujours au cimetière [3]
Semant une fleur de larme avec amour et volonté Les coquelicots de l’affection sincère Sont le plus grand hommage de mes gens des faubourgs |
| Coro :
En los entierros de mi pobre gente pobre Cuando se llora es porque se siente de verdad. |
Dans les enterrements de mes pauvres gens Quand on pleure c’est qu’on le sent vraiment (Choeur) |
| Aqui no hay indiferencia
Cuando se nos va un amigo Es el cariño sentido, Pero lo damos con entereza |
Ici il n’y a pas d’indifférence
Quand un ami nous quitte Cette affection que l’on sent, On la donne complètement |
| Yo pregunto, te pregunto
De que te puede valer un millón Cuando te mueras te lloran con falsedad, Mentiras, mentiras de ese llorón. |
Je me demande, je te demande
Ce que peut te valoir un million Si quand tu meurs on fait semblant de te pleurer Des mensonges, des mensonges de ce pleunicheur |
| Es que son un show
De tremendo cariño Los entierros de mi gente pobre Se rie y se llora como un niño |
C’est qu’ils sont un spectacle
D’une gigantesque affection Les enterrements de mes pauvres gens On y rit et on y pleure comme des enfants |
| A la verdad Tite,
Que los entierros de mi gente pobre Son una catarata de sentimiento Ave Maria ! |
En vérité Tite
Les enterrements de mes pauvres gens Sont un déluge de sentiments, Ave Maria |
| En la noche del velorio
Entre café y galletitas De lo que vivió el difunto Pero contamos cosas bonitas. |
A la veillée funèbre,
Entre le café et les petits gâteaux De ce que vecut le défunt, On raconte les belles choses |
| Pero por eso es que me quedo ya
Con mi pobre gente pobre Sencilla flor de papel Y mucho amor de verdad. |
Et c’est pour cela que je reste
Avec mes pauvres gens, Simple fleur en papier Beaucoup d’amour véritable |
| Y en este último viaje
Camino del campo santo A ese amigo del alma Rumbero ! lo acompañamos cantando. |
Et dans cet ultime voyage,
Sur le chemin du champ sacré Ce compagnon de l’âme Rumbero,nous l’accompagnons en chantant |
| Los entierros de los ricos
Lo resuelve un testamento Pero el de mi gente pobre, Oye ! derroche de sentimiento. |
Les enterrements des riches
Se résolvent par un testament Celui de mes pauvres gens Ecoutes ! déborde de sentiment |
[1] m-à-m famille, constituent avec ""sentimiento tú"" les phrases caractéristiques avec lesquelles Cheo ponctue ses chansons
[2] m-à-m pauvres gens pauvres : répétition qui montre que le mot est utilisé dans ses deux sens. Pauvre au sens de la pauvreté, et pauvres gens au sens pleindre les gens, on pourrait traduire par ""mes pauvres pauvres gens""
[3] m-à-m au ""saint champ""





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