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Los Entierros

Cheo Feliciano, Tite Curet Alonso

Publié le 20 août 2004, par : Carlomambo

Une belle chronique sociale typique du regretté Tite Curet Alonso

Auteur : Tite Curet Alonso
Interprète : Cheo Feliciano
Album : Estampas (Vaya 86), 1979

Proposition

Original Traduction
¡Familia !
Los entierros de mi gente pobre
Son un verdadero espectaculo,
¡sentimiento tu !
Familia [1]
Les enterrements de mes pauves gens
Sont un véritable spectacle
¡sentimiento tu !
En los entierros
De mi pobre gente pobre [2]
Las flores son de papel,
Las lagrimas son de verdad.
Dans les enterrements
De mes pauvres gens
Les fleurs sont en papier
Les larmes sont authentiques
No es como en otros
Funerales de la vida
En donde el llanto es mentira
Y hay mucha flor natural
Ce n’est pas comme dans d’autres
Funérailles (de la vie)
Où les larmes sont mensonges
Et où il y a beaucoup de fleurs naturelles
Que mas perfume que la lágrima sentida
Que indentifica el sufrimiento de la gente
Porque las flores ya mañana se marchitan
Y el cementerio es un olvido indiferente
Qu’est-ce qui embaume plus que la larme ressentie,
(celle) qui trahit la souffrance des gens
Alors que les fleurs se fanent dès le lendemain
Et le cimetière est un oubli, indifférent
Mi gente pobre siempre vuelve al campo santo
Sembrando una flor de llanto con amor y voluntad
Las amapolas del cariño verdadero
Son el mayor homenaje de mi gente de arrabal
Mes pauvres gens, eux, reviennent toujours au cimetière [3]
Semant une fleur de larme avec amour et volonté
Les coquelicots de l’affection sincère
Sont le plus grand hommage de mes gens des faubourgs
Coro :
En los entierros de mi pobre gente pobre
Cuando se llora es porque se siente de verdad.

Dans les enterrements de mes pauvres gens
Quand on pleure c’est qu’on le sent vraiment (Choeur)
Aqui no hay indiferencia
Cuando se nos va un amigo
Es el cariño sentido,
Pero lo damos con entereza
Ici il n’y a pas d’indifférence
Quand un ami nous quitte
Cette affection que l’on sent,
On la donne complètement
Yo pregunto, te pregunto
De que te puede valer un millón
Cuando te mueras te lloran con falsedad,
Mentiras, mentiras de ese llorón.
Je me demande, je te demande
Ce que peut te valoir un million
Si quand tu meurs on fait semblant de te pleurer
Des mensonges, des mensonges de ce pleunicheur
Es que son un show
De tremendo cariño
Los entierros de mi gente pobre
Se rie y se llora como un niño
C’est qu’ils sont un spectacle
D’une gigantesque affection
Les enterrements de mes pauvres gens
On y rit et on y pleure comme des enfants
A la verdad Tite,
Que los entierros de mi gente pobre
Son una catarata de sentimiento
Ave Maria !
En vérité Tite
Les enterrements de mes pauvres gens
Sont un déluge de sentiments,
Ave Maria
En la noche del velorio
Entre café y galletitas
De lo que vivió el difunto
Pero contamos cosas bonitas.
A la veillée funèbre,
Entre le café et les petits gâteaux
De ce que vecut le défunt,
On raconte les belles choses
Pero por eso es que me quedo ya
Con mi pobre gente pobre
Sencilla flor de papel
Y mucho amor de verdad.
Et c’est pour cela que je reste
Avec mes pauvres gens,
Simple fleur en papier
Beaucoup d’amour véritable
Y en este último viaje
Camino del campo santo
A ese amigo del alma
Rumbero ! lo acompañamos cantando.
Et dans cet ultime voyage,
Sur le chemin du champ sacré
Ce compagnon de l’âme
Rumbero,nous l’accompagnons en chantant
Los entierros de los ricos
Lo resuelve un testamento
Pero el de mi gente pobre,
Oye ! derroche de sentimiento.
Les enterrements des riches
Se résolvent par un testament
Celui de mes pauvres gens
Ecoutes ! déborde de sentiment

[1] m-à-m famille, constituent avec ""sentimiento tú"" les phrases caractéristiques avec lesquelles Cheo ponctue ses chansons

[2] m-à-m pauvres gens pauvres : répétition qui montre que le mot est utilisé dans ses deux sens. Pauvre au sens de la pauvreté, et pauvres gens au sens pleindre les gens, on pourrait traduire par ""mes pauvres pauvres gens""

[3] m-à-m au ""saint champ""