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La salsa à la fête à Dax

Résumé du 17ème Festival Toros y Salsa

Publié le 11 octobre 2011, par : Chabelita

Dax, à seulement 4h10 de Paris par le TGV, devient depuis 17 ans, début septembre un petit eden de la salsa. Une moyenne de 27 à 30 °, pas une goutte de pluie de tout le festival, un parc ombragé entouré de casetas emplies de tapas et boissons diverses. Au milieu, une scène qui a accueilli une belle brochette de musiciens, invités par François Charpentier pour leur virtuosité et leur immense cœur.

Rafael Quintero, membre de Diabloson (Marseille), rêvait depuis des années de voir sa famille réunie sur une même scène. 20 ans que la famille Quintero de Marin ne s’était pas retrouvée. Il faut dire que cette dynastie de percussionnistes et chanteur s’est éparpillée aux 4 coins du monde : Rafael en France, Luisito à New York quand il n’est pas en tournée mondiale avec les meilleurs orchestres, la même chose pour Roberto depuis la Floride et Luis (père de Luisito) resté au Venezuela. Leur joie était donc immense de se retrouver sur scène pour deux concerts, tellement immense qu’ils ont fait le bœuf avec tous les autres orchestres du festival !

Vendredi et samedi accompagnés par Diabloson, et sur son répertoire, les 3 percussionnistes nous ont hypnotisés par leur talent. Luisito Quintero, baptisé « el chamo candela » lorsqu’enfant il épatait tous ses ainés par ses prouesses aux timbales, nous a montré tout ce qu’on pouvait faire sur cet instrument, une prestation exceptionnelle et de haute volée qui m’a laissée bouche bée tout le festival. Lui, tout sourire, peut jouer sur le timbal et un instant après taper en dessous, avec une telle vélocité qu’il est difficile de comprendre sur le coup ce qu’il fait. Le jeu de Luisito et de Roberto, allant de la symétrie parfaite, à une alternance ponctuée d’éclats de rire restera gravée sur beaucoup de vidéos. Sans oublier la prestation des 3 (Luis, Luisito et Roberto) aux timbales qui alterneront l’un après l’autre ; sur le même instrument, pendant de très longues minutes sans jamais interrompre le jeu, un beau moment du festival. Une chanson a été dédiée par l’orchestre Diabloson aux Quintero : « Kunta Quintero ». Les autres morceaux joués furent « Nuevo Swing », « La mujer de mi Visa », « Cuidate », « Coro Miyare », « Gracias a la Vida », et « Descarga Diabloson ». Seul bémol : un répertoire différent du vendredi eut été souhaitable le samedi.

L’orchestre DIABLOSON :
Alejandro "El Pata" Spina : Bongo, Congas, Direction
Max Lizana : Piano
Rafael Quintero : Chant
Gustavo Osorio : Chant
Boris Sudre : Tres
Rafael Genisio : Timbales
Marcelo Choug : Basse
Duchesne Didier : Trombone
Alexis Borrely : Trompette
Luis Rivero : Trompette
Jean Charles Parisi : sax
 
Invités :
Robert Quintero
Luis Quintero
Luisito Quintero

Le samedi, Bloque 53 (Barcelone) est revenu pour notre plus grand plaisir avec deux nouveaux chanteurs Yadira Ferrer et Damian Alonso.

L’orchestre BLOQUE 53
Joaquin ARTEAGA timbales, congas
Simon DELGADO, basse
Marcel Pascual ROYO, vibraphone
Andreu Cañadell, piano
Yadira Ferrer, chant et chœurs
Damian Alonso, chant et chœurs
Freddy RAMOS, chant et chœurs
 
Invités :
Marcial Isturiz
Frankie Vazquez
Rafael Quintero
Robert Quintero
Luis Quintero
Luisito Quintero
Alejandro SPINA

Ils ont tout d’abord interprété leur répertoire habituel composé de reprises et de compositions originales : « Agarrate », « Callaito », « Gitana », « Bemba Colora », « Te hace mover los pies » et « Baila la negra ». Yadira en chantant « Bemba Colora » a su mettre le public dans sa poche en quelques secondes et a été une révélation pour beaucoup. On se souviendra de « Baila la negra » avec une nouvelle introduction particulièrement réussie : les 3 chanteurs a capella dans un dialecte africain. Est ensuite arrivé Marcial Isturiz pour chanter « El muñeco de la ciudad » et lancer les premiers pregones d’une longue série d’improvisations qui a inondé le festival. L’arrivée très attendue de Frankie Vazquez sur « Nina » (de Joe Cuba) sera à la hauteur de nos espérances : des dizaines et dizaines d’improvisations en rimes en O, qui dit mieux ? Sans doute certaines phrases sont-elles préparées, mais le sonéro arrive quand même à placer des clins d’œil sur le concert en cours, en citant Joaquin (Arteaga, le directeur de Bloque 53) ou Roberto Quintero. Pour ce dernier c’est parfait, cela rime avec tous ces autres mots en O qu’il égrène. Cet appel fit venir Roberto Quintero qui prit les commandes aux congas pour la chanson suivante « El hijo del sonero » où Marcial Isturiz rendit hommage à la famille Quintero. Frankie Vazquez interpréta ensuite « Anacaona » avec Marcial au piano. Suivie de « Yo soy la salsa » que Marcial Isturiz a enregistré sur le dernier album de Bloque 53 « Te hace mover los pies » (2011, Bloque 53) qu’il entama par sa phrase favorite « agua pa’los gallos ».

Frankie Vazquez prit le relais avec « Si por mi llueve » et son chœur : « Ponte un sombrero, busca una tapa, que del agua nadie se escapa ». Mais pas une goutte de pluie à Dax !
Luisito, Roberto et Luis Quintero montèrent ensuite sur scène pour accompagner Frankie Vazquez sur « Ariñañara », Rafael Quintero vint se joindre aux deux autres sonéros pour une série fleuve d’improvisations. Luisito, Robert et Luis Quintero firent leur numéro époustouflant aux timbales. Une « Ariñañara » qui s’est prolongée longuement pour le plus grand bonheur du public.

L’orchestre de Pibo Marquez fut une très agréable surprise. Nous avons découvert un sonéro : Gustavo Gerardo, une tromboniste française vivant à Caracas : Isabel Roch. Le répertoire était un hommage à la salsa vénézuélienne avec des vieux thèmes de Tabaco ("La Carcel", entre autres), un pur bonheur que tous les autres musiciens du festival ont partagé dans une immense descarga.

L’orchestre de Pibo Marquez :
Pibo Marquez : timbales, Direction
Gustavo Gerardo : Chant
Jozé Zerpa : piano
Jhonny Bueno : congas
Victor Hugo Marrero : bongo
Isabel Roch : trombone
Salvatore Totino : trombone
Humberto Jose Lozada Rodriguez : trompette
Jhonny Rivero : trompette
David Enrrique Gonzalez Perez : basse

Comme le titrait cette année le journal local : "La Salsa à la fête, pas les Toros". Si la temporada a été décevante, le plateau de musiciens a ravi tout le monde. La fête aurait été encore plus belle si tous les musiciens avaient pu se déplacer, faute de budget, pas d’autre alternative que d’annuler la venue de prestigieux musiciens. Espérons que cela ne se reproduira plus et que tout le monde puisse préparer dans la sérénité le 20ème anniversaire qui se doit d’être éclatant dans 3 ans...

Documents joints

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  • Los Quinteros

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    Luisito, Robert, Luis, Rafael

  • Los Quinteros

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    Robert, Rafael, Luisito y Luis

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  • Message 1
    • par Chabelita, 11 octobre 2011 - La salsa à la fête à Dax

      PS : j’ai volontairement omis BIORITMO du résumé, un deuxième article dédié à BIORITMO devant être publié dans quelque temps.

      • par Guillaume, 14 octobre 2011 - La salsa à la fête à Dax

        Bonjour, merci pour ce compte rendu, ça donne envie d’y aller (j’ai hésité cette année...). !