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La Bachata

Publié le 24 octobre 2002, par : pbouge

Pourquoi un article sur la Bachata dans un site dédié à la Salsa. Tout simplement parce la Bachata est aujourd’hui appréciée et dansée dans tous les endroits où l’on passe ou joue de la Salsa, du Merengue...

La Bachata est encore peu présente dans les discothèques à Paris. Née à la République Dominicaine, elle y est très populaire depuis une dizaine d’année. Elle rencontre aussi un succès massif à Madrid et un intérêt croissant dans d’autres capitales européennes. Plus complexe et plus expressive que son cousin le merengue déjà très dansé, on constate sa popularité grandissante par le nombre des aficionados qui enchaînent ses pas très caractéristiques. La Bachata est toute en balancement, en rotation, toute en contraste : 3 pas suivi d’un quatrième déhanché en contre point. Toute en attitude, elle permet aussi l’improvisation. Pour apprendre à la danser il sera difficile de trouver un bon professeur à Paris. Vous pouvez toujours aller à Madrid où il y a d’excellents enseignants ou profiter de vos prochaines vacances en République Dominicaine. Sinon regarder les autres danser, s’entraîner d’abord pour acquérir le pas de base et ensuite la pratique...

La musique se joue à plusieurs guitares, trois ou quatre, accompagnées de percussions, bongo, maracas, guiro et une basse. Il est difficile de lui trouver une filiation nette mais il est probable que des musiques cubaines comme le boléro ont eu une certaine influence. Plus généralement, comme beaucoup de musiques des caraïbes, les interférences entre les styles de musiques sont multiples et les musiciens de Bachata écoutent, voire jouent du son, de la guajira ...etc.

Origines

Quelles sont ses origines ? Au début des années 60 la Bachata faisait partie de la catégorie romantique, la musique que l’on écoute. Certains latinos disent même la musique ’para beber’ (pour boire en écoutant les paroles) par opposition à la musique ’para bailar’ (pour danser et faire la fête). C’est la musique écoutée lors des fêtes populaires du dimanche après midi, lors des réunions de familles où les orchestres locaux participaient. C’était une musique de détente, autour d’une table, entre amis et/ou famille où l’on mange, l’on discute, on écoute ensemble les paroles voire on reprend en chœur les chansons les plus connues. Ces fêtes de villages ou de quartiers étaient très importantes, car elles rythmaient une vie pauvre et sans liberté. Mais ce côté convivial n’était pas apprécié de tout le monde. Les classes dominantes considéraient cette musique comme vulgaire, mineure et paysanne. Et c’est vrai que pendant longtemps le sens du terme était négatif et synonyme de musique populaire de seconde qualité à tel point que ’Bachatero’ était un terme utilisé pour désigner les mauvais musiciens. Mais peu à peu les rythmes et les mélodies se sont enrichis. Mais surtout la Bachata s’est enracinée socialement en parlant concrètement de la misère des campagnes ou des quartiers défavorisés, de l’excès boisson, des bordels, des conflits... Le tout avec comme toile de fond un romantisme écorché pour décrire la détresse et les découragements rencontrés avec la femme aimée dans des contextes sociaux et économiques dégradés.

Contexte historique

Et ce n’était pas de la fiction pour les Dominicains. En effet la situation a été très difficile pour plusieurs générations. L’histoire récente de la Républicaine a été misérable et les malheurs ont commencé par la sanglante dictature de Rafael Trujillo ou ses présidents fantoches interposés (1930-1960), jusqu’à son assassinat en 1961. Mais ce n’était pas fini car les USA sont très actifs pour écraser un soulèvement révolutionnaire (dans un contexte de révolution castriste). En 1966 est élu à la présidence Joaquin Balaguer qui fut l’homme lige de Trujillo, il a réussi le tour de passe-passe pour apparaître comme l’artisan de la transition démocratique, sous la tutelle des Etats-Unis, au début des années 1960. Ce "père de la démocratie dominicaine", laisse en 1978 une démocratie gangrenée par la corruption et l’impunité.

C’est tout ce contexte qui explique l’arrière plan très réaliste des paroles de la Bachata .

Aujourd’hui

Mais le terme a pris un sens plus positif avec l’émergence de la Bachata dans l’industrie du disque à la fin des années 80, début des années 90. Au départ, même les orchestres de seconde zone de Merengue avaient plus de visibilité sur les grandes chaînes de télévision ou de radio que les plus grandes stars de la Bachata. Jusqu’à ce qu’un grand musicien, Juan Luis Guerra ait mis sur le marché l’album "Rosa" en 1991, pour atteindre des records de vente dans le pays et commencer à faire connaître internationalement la Bachata, il remporte en effet un Grammy pour cet album. Juan Luis Guerra est une véritable icône dans son pays, poête et musicien du peuple. Formé aux USA, il a touché à de nombreux genres y compris le Jazz lorsqu’il était à l’université de Berkeley. Mais de retour dans son pays il mélange la musique afro-caraïbéennes avec sa propre expérience au sein d’un groupe appelé ’440’ qui est la fréquence en hertz du LA, la note de musique.

Mais c’est José Manuel Calderón qui est considéré par beaucoup comme le fondateur ou le père de tous les bachateros, car il fut le n° 1 en son temps avec de grand succès comme "Serpiente Humana", "Luna", "Sálvame" et bien d’autres encore. La nouvelle génération de la Bachata est représentée par Luis Segura. Le titre "Pena por ti" a sérieusement augmenté la popularité du style à son plus haut niveau avec d’autres comme Anthony, Raulin Rodriguez, Teodoro Kings and Joe Sides. Ces quatre bachateros sont tous auteurs, compositeurs et et ont tous eu de grands succès ces dernières années. Si en plus vous ajoutez de grand interprêtes comme Frank Kings, Luis Vargas, Monchy et Alexandra, Zacarías Ferreira, Good Alex, Frank Reyes, la pérennité de la Bachata est assurée.

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Pour approfondir une ressource très complète sur l’histoire de la Bachata


Pour découvrir la Bachata il y a de bonnes compilations comme :

-  Bachata.com avec

  1. Quitame la Vida - Alex Bueno
  2. Llorando Penas - Monchy & Alexandra
  3. Extraño Mi Pueblo - Frank Reyes
  4. Inocente - Luis Vargas
  5. Abrázame Muy Fuerte
  6. Llora Alma Mia - Yoskar el Prabu Sarante
  7. Amame - Wilbert Manuel
  8. Olvidala - Junior & Jorge
  9. Corazón [Pórtate Duro Si]
  10. Olvidarme de Ella - Los Toros Band

-  Mejores De La Bachata 2002

  1. Llorando Pena
  2. Cuanto Lamento - Antony Santos
  3. Yo Mismo la VI - Luis Vargas
  4. Gringo Muere de Dolor - El Gringo de la Bachata
  5. Que Me la Devuelva - Raulin Rodriguez
  6. No Te Puedo Olvidar - Antony Santos
  7. Llora Alma Mia
  8. Extraño Mi Pueblo - Frank Reyes
  9. O Con el O Conmigo - Sencio Lopez
  10. Simplemente Amigos - Bienvenido Rodriguez
  11. Azul - Francisco Ulloa
  12. Ni Mas in Menos - He Pepo

-  Bachata’s All Stars

  1. Directo Al Corazon - Elvis Martinez
  2. Mujer Que Sone - Kiko Rodriguez
  3. Orgullo de Mas - Frank Reyes
  4. Lamento de Mi Corozan - El Chaval De La Bachata
  5. Cada Dia Te Quiero Mas - Bienvenido Rodriguez
  6. Jamas - Juan Manuel
  7. Cuando Volveras - Grupo Aventura
  8. De Nina Te Lleve a Mujer - Juan Manuel
  9. Yo Me Ire - Alex Bueno
  10. Homenaje
  11. No Voy a Llorar - Daniel Montero
  12. Paso a Paso
  • Message 1
    • par united prod, 13 décembre 2006 - Ou danser la bachata a paris ?

      Chaque dimanche : Los Domingos Latino Time Entrée + cours de bachata (1 cours débutant+ 1 cours intermédiaire) + conso + buffet + soirée latino mix pour 11 euros.

      au Rula Bula Bar, 53 rue du Fbg St Antoine 75011 paris, métro Bastille :

      plus d’infos sur www.unitedprod.fr

      Sur le Web Apprendre et danser la bachata a paris

      • par , 1er juillet 2007 - Ou danser la bachata a paris ?

        c plus trop d’actualité !!!!??? c koi les bons spots pour apprendre à danser la bachata dans un bar sympa et pleins d’ambiance ???...