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Juan Albañil

Paroles et traduction de la chanson de l’album Sentimiento Tú

Publié le 19 avril 2004, par : Carlomambo

Chantée par Cheo Feliciano, cette chanson de Tite Curet est une chronique sociale : l’ouvrier portoricain construit des hôtels et résidences de luxe où seuls les riches touristes pourront entrer... Juan Albañil fait partie de ces fabuleuses chroniques sociales qui font une partie de la richesse de la Salsa. En l’occurence, le personnage décrit dans la chanson à pour nom de famille son métier : il est maçon !!!

Juan Albañil est sortie sur l’album Sentimiento Tú, Vaya 95, 1980.

Auteur : Tite Curet Alonso

Crédits :
Papo Lucca, Piano
Luis Garcia, Tres, cuatro
Roberto Roena, Percussion
Papo Pepin, Percussion
Cuqui Santos, Timbales
Efrain Hernandez, Bajo
Oscar Colon, Drums
Pete Rodriguez, Maracas
Mario Cruz, Guitarras
Cheo Quiñones, Guiro
Juancito Torres, Flugelhorn, trompeta
Roberto Jimenez, Flauta
Victor Candelaria, Trombon
Ralphy Torres, Trombon
Hector Maldonado, Trombon
Sal Cuevas, Guitarra
Luis Ramirez, Vibrafono

Original Traduction
Bueno Familia
¡ Esto es una historia verdadera !
Y viene sucediendo hace rato.
Y el hombre ahi... Juan Albanil,
El edificio que levantastes,
Por lo mucho que trabajastes,
Esta cerrado, esta sellado.
Es prohibido para ti, Juan Albañil

Ceci est une histoire vraie
Et elle dure depuis un moment
Et cet homme ici...Juan Albañil,
L’immeuble que tu as construit,
Tu as beau y avoir beaucoup travaillé,
Il est fermé, il est scellé
Il t’est interdit, Juan Albañil
Como es domingo, Juan Albañil por la avenida,
Va de paseo mirando cuanto construyo.
Hoteles, condominios, cuanto lujo
Y ahora como no es socio,
No puede entrar, Juan Albañil,
No puede entrar, no puede entrar
Comme c’est dimanche, Juan Albañil sur l’avenue,
Se promène et regarde ce qu’il a construit,
Des hôtels, des résidences, tant de luxe
Et maintenant, comme il n’est pas sociétaire [1]
Il ne peut pas entrer, Juan Albañil,
Il ne peut pas entrer, (x2)
Juan Albañil, hombre vecino,
Cuanto ha soñado con la llamada igualdad
Juan Albañil, pero dile a tus hijos
Que en el cemento no hay porvenir.
Juan Albañil, un homme voisin [2],
Comme il a rêvé de la soit disant égalité
Juan Albañil, dis-le à tes enfants
Que dans le bâtiment il n’y a pas d’avenir.
Como es domingo, Juan Albañil por la avenida,
Pasa llorando mirando cuanto construyo,
Va lamentado la importancia insignificante
Que el que trabaje tiene despues que trabajó
Juan Albañil, no puede entrar, ja, ja, ja
Comme c’est dimanche, Juan Albañil sur l’avenue,
Se promène en pleurant, regardant tout ce qu’il a construit.
Il regrette le peu d’importance
Qu’a celui qui travaille quand le travail est fini,
Juan Albañil, il ne peut pas entrer, ha ha ha ! [3]
Coro :
En los andamios, sueña que sueña,
Juan Albañil con el dia de la igualdad
Chœur
Sur tes échafaudages, rêve, rêve,
Juan Albañil du jour de l’égalité
Pregones
Pero cuantos condominios, ese va construyendo
Y mañana en la misma puerta del ahi mismo
Lo va huyendo, que si, que si,
Y en los andamios de la vida
Con balaustres de hermandad,
Fabricaremos algun dia
La casa de la igualdad y digo yo.
Y en esa casa señoras y señores,
No habra distincion jamas
Gente de toditos los colores
Con Juan Albañil toditos podran entrar
Improvisations
Mais combien de condominiums se construisent encore
Et demain à cette même porte de ce même endroit
Il s’enfuit, si si
Et dans les échafaudages de la vie
Avec les truelles de la fraternité,
Nous fabriquerons un jour
La maison de l’égalité, et je le dis.
Et dans cette maison, Mesdames et Messieurs,
Il n’y aura jamais de distinction
Les gens de toutes les couleurs
Avec Juan Albañil tous pourront y entrer
Recoge esa pala, tira mezcla, pasame ese balde,
Rompete la espalda boricua que esto es asi
Reprend cette pelle, tire le mortier, passe moi ce seau,
Brise-toi le dos, portoricain que tu es, c’est comme ça
Como es domingo, Juan Albañil,
pasea por todita la ciudad,
Y su nene le pregunta :
- ¿ Papi, a ese edificio tan grande por que yo no puedo entrar ¿
Comme c’est dimanche, Juan Albañil,
Se promène dans toute la ville
Et son petit lui demande :
- ¿ Papa, pourquoi nous ne pouvons entrer dans cet immeuble si grand ?
La rumba de la existencia la baila la humanidad
Aunque le pese la conciencia como
Juan Albañil, esta gran desigualdad.
L’humanité danse la rumba de l’existence
Bien que lui pèse sur la conscience,
comme à Juan Albañil, cette grande inégalité.
Bendito. Obrero. Valiente, Juan Albañil.
Oye hombre que le mete frente al destino.
Bienheureux, laborieux, brave, Juan Albañil,
Ecoute, un homme qui fait face à son destin.
De siete a cuatro muchacho,
media hora a almorzar
Metiendo mortero y brazo,
Las manos bien repletas de callos, mama
De sept heure à quatre heure [4],
Une demi heure pour déjeuner,
Usant des bras et du mortier
Les mains bien pleines de cals,
Juan Albañil, hoy te digo
que ese dia ya vendra
El tiempo sera testigo,
lo tuyo sera tuyo
mira y de nadie mas.
Juan Albañil, je te le dis aujourd’hui ,
Ce jour viendra,
Le temps sera témoin
Ce qui est à toi sera à toi
Et à personne d’autre.
Definitivamente, Juan Albañil,
por lo menos para mi tu eres un señor
Définitivement, Juan Albañil,
Au moins pour moi tu es un Monsieur

[1] actionnaire / propriétaire

[2] au sens un proche dans l’échelle sociale

[3] je je je et ja ja ja sont la représentation écrite en espagnol d’un eclat de rire

[4] muchacho : enfant