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José Alberto "El Canario" Biographie 1/2

Publié le 26 décembre 2002, par : Chabelita

Première partie du résumé de la déjà longue carrière de José Alberto "El Canario".

José Alberto "El Canario"


1ère partie : les premiers orchestres

Difficile de résumer brièvement 28 ans de carrière. Il faut remonter jusqu’à la petite enfance de José Alberto Justiniano pour comprendre la mixité culturelle dans laquelle il a évolué. Né le 22 décembre 1958 dans le quartier « Villa Consuelo » de Saint-Domingue, il passe son enfance à Puerto-Rico où sa famille a élu domicile alors qu’il avait 7 ans [1]. C’est là qu’il prend ses premiers cours de musique [2], encouragé par une mère danseuse. C’est un adolescent baigné de rythmes caribéens qui s’établit avec sa famille à New-york. Bien avant qu’on ne le surnomme « El Canario » (« Le Canari ») en clin d’œil au fait qu’il chante sans cesse et pour louer sa facilité à improviser. Bien plus tard on fera l’amalgame avec son incroyable capacité à imiter la flûte en sifflant.

Il reconnaît avoir commencé sa carrière de musicien en tant que batteur dans un groupe de rock ! Après quoi il s’est tourné vers les percussions latines, en jouant dans de petits groupes à l’audience confidentielle (« Chorolo y su Combo », « Sonora del Caribe »,..). Son premier engagement professionnel s’effectue avec le « César Nicolas Orquestra » groupe avec lequel il sort un premier 45 tour en 1974.

En 1975, il intègre l’orchestre de Tito Rodriguez Junior avec lequel il enregistre son 1er album : Curious ? .

En 1977, sa carrière est balbutiante lorsqu’il apprend que Camilo Azuquita a l’intention de quitter le groupe mythique « Tipica 73 ». Il rencontre Sonny Bravo (pianiste et directeur du groupe), qui le fait débuter comme chanteur le 3 octobre 1977 au « Corso nightclub ». . La carrière de José Alberto peut commencer : il va profiter de l’expérience de maîtres de la salsa tels : Johnny Rodriguez, Sonny Bravo, Mario Rivera, Leopoldo Pineda, Nicky Marrero et Alfredo de la Fe. José Alberto parle de la « Tipica 73 » comme de son « université », de son « école » musicale, c’est dire s’il apprend beaucoup au contact de ces grands de la salsa. Certains se retournent encore sur lui dans la rue en disant « Cuidado, ese tipo viene de Tipica 73 » (+/- « regarde ce type il vient de la Tipica 73 »), ce qui donne un aperçu de la notoriété du groupe. José Alberto -qui a la dure tâche de succèder aux illustres : Adalberto Santiago et Tito Allen- ne sera pas le chanteur unique de la « tipica 73 », en effet celle-ci a décidé d’avoir deux chanteurs en permanence pour palier à tout départ intempestif de l’un d’entre eux (ce à quoi elle a déjà du faire face). C’est pourquoi Camilo Azuquita (juste avant son départ pour la France) et José Alberto font un premier album ensemble : Salsa encendida (1978), un grand succès avec des chansons telles que « Baila que baila » (que José Alberto réenregistrera plus tard dans sa carrière solo, mais cette version originale est particulièrement savoureuse), « los Campeones de la Salsa » (écrite par Louie Ramirez et chantée par José Alberto), « Somos Dos (con la mayor elegancia) » (le seul duo de l’histoire de la « Tipica 73 », chanté par les deux chanteurs vedette). En 1979, le groupe part à Cuba enregistrer En Cuba - Intercambio cultural (1979), qui est devenu un classique. Comme le titre de l’album le suggère, il s’agit d’une rencontre, d’un échange entre des musiciens de Puerto-Rico, St-Domingue, New-York et Cuba (ce qui n’était pas aisé en raison du climat politique entre Cuba et les E.U.).
Il enregistrera deux autres albums avec la « Tipica 73 » : Charangueando en 1980 et Into the 80s en 1981. Et quittera le groupe suite aux conséquences de l’enregistrement à Cuba : en effet, à leur retour à New-York plus personne ne veut les engager, les radios refusent de diffuser leurs disques, ils sont victimes de la censure, voire de persécutions (à cause du boycott américain à l’encontre de Cuba et de quelques extrémistes).
Fort de l’expérience de la « Tipica 73 », il ne tarde pas à retrouver le chemin des studios : il est l’un des chanteurs de Noche Caliente [3](1982) produit par Louie Ramirez. C’est un album comportant des ballades romantiques et qui regroupe les chanteurs new-yorkais les plus en vue.

Fin de la 1ère partie...

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El Canario et Chabelita

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[1] Devant les capacités au chant dont fait preuve l’enfant, ses parents décident d’amener toute la famille à Puerto-Rico où il pourra développer son talent.

[2] Il étudie à la « Antilles Military Academy » entre autres le chant et les percussions.

[3] "Noche Caliente" : "Album souvent considéré comme étant à l’origine de la Salsa Romantica"