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A l’occasion du concert du 15 Septembre 2002 à l’Olympia

Jose Alberto "El Canario"

Première publication 1er septembre 2002, Publié le 27 octobre 2002, par : jsalsero

La venue d’El Canario est l’évènement de la rentrée, LE concert de reprise qui, nous l’espérons tous, annonce une saison riche en lives, tournées et évènements de grande ampleur (sans oublier les plus petits, après tout, ceux qui font notre quotidien d’amateur de salsa vivante).

Jose Alberto pourrait émarger dans la catégorie des grands hommes de la salsa. Apparu sur la scène internationale une génération trop tard pour faire partie des pionniers de cette musique, sa carrière s’est chargée de lui faire rattraper le retard. Mais en plus, et c’est après tout le plus important, la qualité musicale de son show est au rendez-vous. Bref, rater son passage à l’Olympia le 15 septembre serait une grosse erreur.

Né le 22 décembre 1958 à Saint Domingue (République Dominicaine), Barrio de Villa Consuelo, le petit Jose Alberto Justiniano part pour Puerto Rico dès l’âge de sept ans, où il étudie la musique à l’Académie Militaire des Antilles. Plus tard, il partira pour New York, où il intègrera La Tipica ’73 (un orchestre dans lequel ont chanté Lalo Rodriguez, Tito Allen et notre Camilo Azuquita national, entre autres), groupe avec lequel il enregistrera plusieurs tubes sous le label légendaire Fania Records.

En 1983, il forme son propre orchestre et enregistre pour Sono Max, avant de passer chez RMM, le label discographique de la salsa des années 90, où il a côtoyé Celia Cruzsur disque et en tournée. Après un passage par Ryko Latino, où il enregistre deux albums (les derniers en date), El Canario est actuellement sous contrat chez Universal, chez qui il prépare son prochain disque.

Ces quelques éléments biographiques ne donnent qu’une vague idée de ce qu’on est en droit d’espérer de lui sur scène.

On se souvient du Festival Latina il y a deux ans, où il nous avait laissé une bonne impression. Elle n’était rien, comparée à celle qu’il nous a offerte le mois dernier à Vic Fezensac, au Festival Tempo Latino. En grande forme, le canari nous a encore gratifié de sa voix chaude, de ses improvisations pleines de swing et d’un de ses étonnants solos de flûte sifflés qui lui ont valus son surnom.

Si vous arrivez à détacher votre regard du Canario, jettez donc un oeil (et les deux oreilles) à ce que fait l’orchestre, fin, affûté, sûr, toujours musical, dirigé par Cesar Carvajal, jeune timbalero de talent, dont chaque ponctuation, chaque accent, chaque break est surprenant. Faites attention à ce gars-là, à sa façon très particulière d’articuler ses phrases de percussion et d’accentuer le rythme.

Je ne finirais pas sans évoquer Yolanda Duque, prévue pour partager l’affiche avec El Canario. Je ne l’ai vue qu’une fois, sur une vidéo de Tito Puente, pour qui elle a interprêté deux titres. Dés son arrivée sur scène, Yolanda irradie, captive. Sa personnalité exploive peut énerver, mais elle mérite le déplacement à elle seule.


Article écrit avec l’aide de Chabelita pour la partie biographique.
Voir son article sur El Canario sur Salsa France