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Jimmy Bosch, le grand chef de la salsa subversive 1/2

Traduction de l’article paru sur Descarga.com

Publié le 12 novembre 2004, par : pbouge

Cet article a été publié sur descarga.com sous le titre Jimmy Bosch Salsa’s Subversive Superchef, il s’agit d’une interview de Jimmy Bosch par John Child. Il a été traduit avec l’aide de Pénélope du forum Salsafrance.

Entretien avec le tromboniste et chanteur Jimmy Bosch.

Janvier 1999.

  • Première partie

- Jimmy Bosch, le grand chef de la salsa subversive, par John Child.

A qui font appel les chanteurs et les producteurs de salsa quand ils veulent ajouter une touche brûlante de créole à leur concoction ?

A Jimmy Bosch ! voilà à qui ! : le chef de file du mouvement de salsa dura, aux antipodes de la salsa romantica.

John Child a rencontré le big boss du trombone Jimmy Bosch avant sa grande tournée, en décembre au Jazz Café de Londres et ne fut pas surpris de voir un artiste réfléchi, qui s’exprime avec éloquence, passion et vision.

Appréciant actuellement un succès international avec la sortie de Soneando Trombon chez Rykolatino - ses débuts en tant que leader de groupe - Jimmy Bosch et le son grisant de son trombón criollo (trombone créole) ont contribué pendant plus de 20 ans aux interprétations et enregistrements d’un grand nombre d’honorables noms de la salsa. La liste comprend ce qu’il appelle à juste titre "les universités de Manny Oquendo et Andy Gonzalez (en d’autres termes le groupe "Libre"), Ray Barretto et Cachao", ainsi que les chouchous des clubs salsa britanniques comme Marc Anthony, La India, Victor Manuelle et les Lebrón Brothers.

Juste avant de devenir leader de groupe, Jimmy a travaillé en tant que directeur musical de la superstar de la salsa romantica Marc Anthony, en y ajoutant le feu créole. "C’était une très très grande responsabilité. Je travaillais déjà aux côtés de Marc Anthony. Quand j’ai repris le rôle de directeur musical, Marc était déjà très connu dans le milieu. Il avait déjà vendu un grand nombre de disques, et on le prenait pour une idole portoricaine, même s’il n’est pas né là-bas. Marc Anthony est un artiste très intense, il se donne totalement. Il inspire et exige beaucoup d’énergie en retour. Avoir quelqu’un comme moi dans la section cuivre est une très bonne chose, car c’est mon élément, c’est un endroit où j’aime m’exprimer et où j’ai toute la place pour le faire."

Une fois établi en tant que directeur musical, Jimmy nous explique comment il commença à durcir et élargir les frontières du style doux-romantique de Marc Anthony. "Ainsi petit à petit nous avons ouvert les morceaux pour y insérer des riffs ou des moñas et des solos de trombone comme dans Nadie Como Ella et Se Me Sigue Olvidando (les deux tirés de l’album nominé aux Grammies et triple album de platine Todo A Su Tiempo chez Soho Latino, 1995) ce que le groupe ne faisait pas avant. C’est en partie à cause du fait que je lui disais "S’il te plait, laisse-moi jouer, tu sais qu’il faut que je joue. Tu as un paquet de bons solistes dans ton groupe, laisse-nous jouer".

L’expérience Marc Anthony tourne beaucoup autour de Marc, et même s’il n’en avait pas spécialement besoin, il l’apprécie vraiment. Ca a commencé à fonctionner, et à bien marcher, ce qui a ajouté un attrait supplémentaire à l’expérience et qui la rendit encore plus sympa pour moi. Nous l’avons en quelque sorte conditionnée en une sorte d’expérience visuellement et musicalement excitante d’une bande de chats qui avaient soif de jouer. J’ai pu rester fidèle à ma vision personnelle, la salsa dura, et en même temps être présent de manière crédible et responsable aux cotés de Marc Anthony. Je suis donc très reconnaissant envers Marc Anthony pour l’opportunité qu’il m’a offerte. Je travaille toujours à ses côtés, mais j’ai passé la main à Angel Fernandez pour le poste de directeur musical."

Ce fut un peu similaire à son exprérience, dans le milieu des années 90, avec la diva de la salsa romantica : La India. "Avec La India, ce fut la même chose. Lorsque j’ai commencé à travailler avec elle, c’est au moment où sa carrière décollait, et j’ai ainsi apporté un élan, une sorte d’agressivité au niveau des cuivres. Sergio George était toujours le directeur, tout en étant musicien lorsque je fus appelé, et il a bien su tirer avantage de mes capacités en tant que soliste. Je me suis beaucoup amusé, et j’étais reconnu par La India en tant que tromboniste. La relation était bonne, mais après un temps je n’avais plus rien à en attendre. Ce fut pour moi le moment de partir, et c’est à ce moment-là que j’ai fait mon chemin vers Marc Anthony.

A propos de sa participation au grand succès de Victor Manuelle en 1996 avec Sony Tropical. "Sergio George m’a appelé et m’a dit : "Jim je voudrais un solo sur une chanson." Je suis allé au studio. Je ne connaissais pas vraiment Victor Manuelle. Sergio m’a dit "laisse-moi la chanson Ahora Me Toca a Mi pour quelques mesures". J’ai dit : "ok donne-moi le début". J’ai joué, je me suis assis et ai mis les écouteurs dessus et j’ai dit, "ça roule". Il a dit, "Qu’est-ce que tu veux dire ?" J’ai dit, "Enregistre. Joue et enregistre. Tu me fais signe quand tu veux que je joue, puis encore un signe quand tu veux que j’arrête". Et ça c’est passé comme cela. J’ai juste joué mes solos et j’étais parti en quelques minutes. C’était amusant. Cependant je n’ai jamais joué sur scène avec Victor Manuelle, jamais à ce jour."

J’ai demandé ensuite à Jimmy de raconter l’histoire du lancement de son projet personnel au S.O.B.’s, le club le plus important de Greenwich Village en 1996.

"J’avais rencontré plusieurs fois Ana Araiz (qui avait organisé les nuits latines du Lundi au S.O.B.) parce que j’avais joué à S.O.B.’s avec plusieurs groupes. En fait, certaines fois, presque chaque semaine, et au moins plusieurs semaines de suite. Je suis arrivé à un point où j’ai vraiment commencé à apprécier la contribution d’Ana à cette musique que j’aime tellement. Elle a créé une formule unique. Même pendant la période "romántica" (période ’commerciale’ de la salsa, NDT) le S.O.B. était l’un endroit où vous pouviez encore aller pour écouter quelque chose de passionnant. Vous aviez des musiciens et des groupes qui jouaient toujours la salsa traditionnelle (Salsa "dura", NDT). Et ceci avec des musiciens venant de partout du Japon, Venezuela,..."

"Peu à peu j’ai voulu vraiment jouer au S.O.B.’s," poursuit Jimmy. "Mes relations avec Ana sont arrivées au point où, un jour, je l’ai regardée dans les yeux et j’ai dit : ’je voudrais que vous me donniez une date pour jouer au S.O.B.’s avec mon groupe ?’ Et elle dit, ’Bon, mais vous n’avez pas de groupe, n’est-ce pas ?’ J’ai répondu ’Euh, je n’en ai pas.’ Et elle dit, ’Oui mais vous avez un répertoire ?’ Et j’ai dit : ’non.’ Et elle dit, ’Alors, est-ce que je peux de manière responsable, vous donner une date au S.O.B.’s ? J’ai la responsabilité de cet endroit.’ J’ai répondu, ’Si vous acceptez, je forme le groupe pour vous sur le papier en 15 minutes.’ Et elle m’a regardé. Je suppose qu’elle a vu la flamme dans mes yeux, parce qu’elle a parcouru son calendrier : ’Ca marche le 11 Mars ?’ J’ai dit, "C’est génial, donne-moi un papier. Je suis rapidement entré dans ce projet. Et de ces premiers souhaits," Jimmy a continué, "j’ai fait une seconde liste, 80% des musiciens du disque sont toujours là aujourd’hui. Et ces artistes que j’avais sélectionnés aiment toujours jouer, aiment toujours improviser, qui apprécie l’expérience de la liberté et de la passion dans leur expression d’artistes. En Jouant cette musique que nous aimons, en apportant des éléments variés : jazz, salsa.

La vieille école est très présente ici, et aussi une énergie et une volonté pour créer une nouvelle musique. Et c’est ce que nous faisons chaque nuit sur scène. Ce n’est jamais pareil à la nuit d’avant ou celle d’après. C’est ce qui nourrit mon âme. Cela a marché dès la première nuit. J’ai appelé certains de ces musiciens, ils ont accepté mon invitation pour ces concerts. Et j’ai commencé à travailler, j’ai mis en forme ma musique et pour la première fois dans ma vie, écrit des chansons, écrit des arrangements, ce que je n’avais jamais fait auparavant. J’avais refoulé des choses, dont une partie que j’ai retrouvée et mis en forme. Et une vision s’est matérialisée. Et aujourd’hui j’ai un disque, une société, un studio d’édition, un accord avec un manager, un agent en Europe, qui m’a fait venir ici aujourd’hui. J’ai un agent à New York, et cette vision se réalise de jour en jour. J’en suis très reconnaissant et très heureux. J’accomplis mon rêve d’avoir ma propre production où j’aie le contrôle des choses que je joue."

"’Un jour à la fois’, c’est un slogan qui peut parfois être utilisé dans un autre contexte, je me souviens de toi en 92, aux débuts de Manny Oquendo et Libre à Londres" j’ai ajouté, "comme quelqu’un qui était légèrement ’hors-de-lui ’. Peux-tu nous en parler ?" Jimmy a ri. J’ai continué : "j’ai l’impression que vous êtes quelqu’un qui contrôle sa vie, mais que cela ne s’est pas fait sans heurts."

"Je contrôle, c’est sûr", réponds Jimmy. "En fait 1992 a été un tournant pour moi. Je peux vous dire que du 1er août 1992, je n’ai pas pris une boisson (alcoolisée), ni fumé quelque chose ou mis n’importe quoi dans mon nez ou n’importe où ailleurs dans mon corps qui aurait pu me blesser ou changer ma perception ou mon expérience de la vie. Aujourd’hui le miracle est que je suis en vie, tout d’abord. Et je ressens tout ce qui arrive de manière authentique, naturelle et intensivement. En tant qu’artiste, en tant que père, en tant que fils, ami et en tant que quelqu’un qui est engagé à faire une certaine différence dans le monde, d’une façon ou d’une autre. Et pour moi, c’est la musique, par mes compositions, par mon jeu en touchant la vie des gens. Cela a une importance énorme pour moi."

"Tu disais que tu jouais à présent de manière beaucoup plus détendue" "C’est parce que j’ai eu de nombreuses expériences personnelles dans ma vie dans les 5 ou 6 dernières années. A un moment j’ai commencé à jouer plus mélodieusement. Et j’ai découvert l’intensité sans intensité. Ainsi j’ai pu associer tout ce que les gens avaient l’habitude d’associer avec Jimmy Bosch, en premier lieu, mon agressivité et mon intensité d’interprète, avec en plus la mélodie. Un qui parle plus et qui chante encore plus : le trombone chantant." "Après être passé par les universités de Manny Oquendo et Andy González, Ray Barretto et Cachao et beaucoup des grands joueurs de basse de cette musique, ailleurs tu t’es décrit comme tromboniste rythmique, (La basse est considérée comme partie prenante de la section rythmique des groupes de Jazz, NDT)". "Absolument et j’en suis toujours un. Différent d’une approche technique, mon jeu s’approche plus de l’imitation soit des rythmes des percussions soit des mélodies du chanteur. Tout cela pour raconter une histoire avec ces éléments. Et cela a toujours fonctionné. Et je suis le plus heureux en faisant cela. Cela se produit quand je ressens la foi ou une puissance spirituelle plus grande que moi. Je ne sais pas comment ça marche, mais ça arrive."

"Parlons encore de votre projet". Comment as-tu avancé ? As-tu financé l’enregistrement ou en partenariat avec avec RykoLatino ?" "Nous avons commencé à enregistrer au S.O.B.’s. C’était une nuit si intense que nous avons utilisé cet enregistrement pour faire notre marché et obtenir des engagements de concerts, et nous en avons obtenu plusieurs. Et nous avons fait aussi notre marché auprès des maisons des disques. J’étais déjà en pourparlers avec Qbadisc. J’ai demandé à mes avocats d’étudier le contrat. C’était plutôt un petit budget, mais j’étais prêt à signer. J’étais prêt à enregistrer un concert d’une seule traite. C’est ce que l’on a fait pour obtenir un grand disque pour ensuite poursuivre son chemin."

"RykoLatino est entré dans le projet suite à une conversation avec Ana. Ils travaillaient alors à un projet de voyage pour ’Cubanismo’, et Ana a dit à Aaron Levinson qu’elle représentait un tromboniste. Aaron, qui connaissait mon travail, a dit : ’Ne me dites pas que c’est Jimmy Bosch ?’ Elle dit, ’Si, c’est lui. Comment avez-vous deviné ?’ Il a dit : Mon dieu, ne le laissez pas signer avec quelqu’un d’autre, nous sommes intéressés.’ C’était la première chose qu’il a dit. A partir de ma première conversation avec Aaron Levinson, j’étais sûr d’enregistrer avec RykoLatino. Nous partagions la même vision, les mêmes engagements pour cette musique. Et je n’étais vraiment pas prêt à subir les injonctions des autres maisons de disque pour faire ceci ou cela et comment. Je savais exactement ce que je voulais faire. Cela a marché pour eux, et j’en suis satisfait jusqu’à maintenant."

"As-tu un autre CD en projet ?" "OUUIIIII, oui, nous serons en studio fin de janvier (1999) (une référence au disque Salsa Dura, NDT), probablement de début février au plus tard. Et j’ai déjà écrit pas mal de choses, des choses personnelles dans le même style. Et j’ai des idées pour un ou deux invités du monde de jazz que je voudrais faire participer à cette musique. Plutôt que créer quelque chose de jazzy pour qu’ils jouent dessus. Je suis intéressé à avoir la participation de David Sánchez (il ne fera pas parti du CD finalement mais d’autres musiciens venant du Jazz comme Steve Turre seront du projet, NDT) par exemple, pour qu’il apporte son expérience incroyable de saxophoniste de jazz à une saveur tropicale. Ce raisonnement est également valable aussi pour les ventes. Je cherche aussi du côté du chanteur."

"Et en restant fidèle à la musique latine" "La connection avec les peuples latins se fait par les origines des participants à ton groupe d’aujourd’hui et par ceux avec qui tu as travaillé auparavant. Par exemple, le groupe original du S.O.B. comportait Willie Rodríguez au piano, et maintenant tu as Alfredo Valdés junior, qui est une de mes idoles, de même que Mauricio Smith."

"C’est venu de l’expérience avec Cachao. L’expérience de "Libre" était là. Cachao. Pour chaque instrument, pour chaque rôle dans le groupe j’ai pris un, deux ou trois musiciens qui pouvaient apporter l’expérience musicale que je souhaitais. Et c’était amusant. Et Louie Cruz a participé à la première nuit."

Jimmy est né de parents Portoricains le 18 octobre 1959 à Hoboken, New Jersey. C’était une pauvre et grande famille : parmi neuf gosses, il ne pouvait pas se permettre de collectionner des disques. Toutefois la musique latine était toujours présente et Jimmy a grandi en écoutant les disques d’Eddie Palmieri, des boléros comme ceux de Pellín Rodríguez et de Pedro Flores, la musique traditionnelle Portoricaine et quelques disques cubains. Jimmy a découvert beaucoup plus tard que les trombonistes qu’il écoutait alors l’avaient beaucoup influencé comme Barry Rogers et Jose Rodrigues, le noyau du groupe de La Perfecta d’Eddie Palmieri. Rogers en particulier a aidé Palmieri pour l’original de la "trombanga" de La Perfecta au début des années 60.

Jimmy est devenu tromboniste par hasard. Il a eu l’occasion d’apprendre un instrument en cinquième à l’école à Hoboken. Il a demandé un saxophone, en pensant que ce serait cool pour plaire aux filles, mais en fait on lui a donné un trombone à la place. Jimmy ne savait pas ce que c’était, et quand le professeur de musique l’a assemblé la première fois, "C’était plus grand que moi !" Cependant il est tombé amoureux du trombone, et après les premières années, Jimmy a constaté qu’il pourrait facilement imiter des mélodies, des bruits et des solos.

Vers les 13 ans Jimmy jouait avec les groupes latins du quartier, d’abord un groupe de merengue appelée Arcoires, puis un groupe de salsa appelé La Caliente. Le Bongosero Willie Moreno et son frère tromboniste Nelson, qui plus tard ont trouvé la célébrité dans les années 80 comme leader du groupe Los Hermanos Moreno, jouaient aussi dans La Caliente avec Jimmy. Jimmy a joué également avec La Sonica, un deux groupes de trombone d’Elizabeth dans le New Jersey, avait deux autres futurs membres de Libre, le sonero Herman Olivera (qui chante sur Soneando Trombón) et le conguero Roberto Carrero. "Avec Edwin Bonilla, qui a joué des timbales avec Gloria Estefan pendant longtemps" a précisé Jimmy.

En 1978, Jimmy a commencé à rendre visite aux clubs latins de New York pour voir des groupes et a commencé à fantasmer qu’un jour, il serait en haut, pour jouer avec eux. En attendant, une soeur plus âgée que Jimmy, habitant dans le Bronx, s’était constamment vantée à propos des prouesses musicales de Jimmy au mari de sa belle-soeur, le leader de groupe Dave Aleon. Dave a proposé un jour à Jimmy d’assister à une répétition de son groupe Conjunto Aleon. Les solos de Jimmy l’ont tellement fait frémir qu’il l’a invité à joindre le groupe. Jimmy a précisé : "J’ai enregistré trois fois avec Conjunto Aleon mais jamais édité. J’ai juste découvert récemment que Dave Aleon pourrait sortir prochainement un disque avec ces enregistrements et solos de trombones originaux, avec Ray Ramos, le chanteur et Saoco, un nouveau chanteur."

À la session d’Aleon Jimmy a rencontré le tromboniste respecté Eddie Hernández (alias Eddie Iglesias) et le bassiste Toti Negrón de La Compañia de Bobby Rodríguez. Jimmy a été invité par Eddie à jouer avec La Compañia dans des clubs. Une invitation qu’il a rapidement acceptée.

Il prit ainsi l’habitude de toujours emmener son trombone lorsqu’il allait dans un club, en se tenant debout devant le groupe, et demandant s’il pouvait monter sur scène et faire un solo. L’éminent trompettiste et producteur Luis "Perico" Oritz fut l’un des premier leader à lui permettre de le faire. Après avoir vu Libre jouer quelques fois en 1978, Jimmy rassembla son courage et monta sur scène pour faire un solo au célèbre Club Caborrojeño. Quelques semaines plus tard, il recevait un appel pour faire ses début professionel avec Libre à Paterson, dans le New Jersey, et c’est ainsi qu’il devint un membre régulier du groupe jusqu’à la fin des années 90. Les premiers enregistrements de Jimmy avec Manny Oquendo et "Libre" ont été comparés au Jazz Messengers de Art Blakey, comme des enseignements pour les futures lumières de la musique latine. A savoir : Increible (1981) chez Salsoul, qui fut suivi par le hit du top 10 Ritmo, Sonido y Estilo (1983) chez Montuno, Ahora (1994) chez AMO, Mejor Que Nunca (1994) chez Milestone.