Syndiquer tout le site

Article

Jimmy Bosch

El Sonero Del Trombón

Première publication 13 octobre 2001, Publié le 23 septembre 2002, par : guayacan

Jimmy Bosch ne compte encore que 2CDs sous son nom, mais il a déjà à son actif plus de 20 ans de carrière, de nombreux surnoms et des collaborations en nombre avec les plus grands salseros. Mais d’où vient cet extraterrestre qui ressorts des CDs de "Salsa Dura" plus de quinze ans après les débuts de la "Salsa Monga" ?

Biographie

Un peu d’histoire.

Jimmy Bosh est né en octobre 1959 dans le New Jersey. Fils d’immigrés portoriquains, il est le quatrième des neufs enfants d’une famille relativement pauvre. Il étudie dans une école publique où très vite va se révéler son intérêt pour la musique. Dès l’âge de huit ans, il se joint au groupe de l’école et joue tous les soirs après les cours. Il faut dire que dans sa famille, on écoute beaucoup de musique à commencer par El Gran Combo, La Ponceña et Eddie Palmieri. La maison familiale comptera jusqu’à deux trompetistes et deux trombonistes, mais seul Jimmy persévérera dans cette voie.

L’école se propose de lui offrir un instrument. Il veut un sax, il y a un trombone, va pour le trombone.
Des treize ans, il se produit dans des groupes locaux de salsa et de merengue. Puis il commence à se rendre à New York, il y fréquente les clubs, en compagnie de son trombone, et demande aux groupes de le laisser monter sur scène pour "prendre un solo". Plusieurs lui en laisseront l’occasion. C’est ainsi que dès la fin de son adolescence, Jimmy est déjà un musicien vétéran. Malgrè tout, il décide d’étudier la musique plus formellement et s’inscrit à l’Université Rutgers où il étudiera deux ans.

En 1978, sa carrière prend une autre tournure quand il entre dans le groupe de Manny Oquendo (Conjunto Libre). Il y découvre la "véritable université de la musique".
Les années passent, Jimmy mène la grande vie, enchaînant tournées enregistrements avec les plus grands, les fêtes, "el bochinche"… En 1992, à 31 ans il prend conscience de ses abus et alors qu’il semblait aller droit dans le mur il "reprend le contrôle de sa vie".
Suivra un nouveau tournant dans sa carrière.Il travaille d’abord avec La India, Sergio George l’utilisant surtout pour ses capacités de soliste. Son objectif : enrichir les chansons des solos et "moñas" [1] dont la Salsa Romántica manque cruellement. Puis il travaille pour Marc Anthony et devient rapidement son directeur musical.

Enfin, en 1996, après avoir joué avec divers groupes au S.O.Bs (NY), il y demande et obtient une date pour son groupe, alors qu’il n’en a pas encore !!! Un quart d’heure plus tard, le groupe est prêt sur le papier, et le 11 mars a lieu la première. Le concert est enregistré et la cassette sert de démo pour obtenir d’autres scènes et prendre contact avec un label. C’est finalement un an plus tard qu’il signe avec Ryko Latino. Sur ce label, il a enregistré "Soneando Trombon" et "Salsa Dura" (vivement le prochain).

Je veux jouer ! Laissez moi jouer !

Ce qui frappe chez Jimmy Bosch c’est cette féroce envie de jouer. Depuis tout jeune, il veut jouer. Et pour lui cela ne signifie pas suivre des partitions, mais plutôt improviser. Il aime par-dessus tout les solos et les "moñas".

Dès ses débuts avec un trombone, il comprend qu’il peut imiter voix et percussions. Dans son quartier on le surnomme "El Sonero del Trombón"2, il fait parler son trombone.

Pour l’enregistrement de ses albums, il reprend les vieilles méthodes : tout le groupe travail et enregistre ensemble, et ça s’entend. Seules les voix sont enregistrées séparément pour leur laisser un maximum de clarté.

Dans ses concerts, ce n’est pas Jimmy Bosch qui est en avant, on entend bien moins souvent son nom que ceux de ses musiciens. Chaque membre du groupe a la place, l’occasion et le temps de s’exprimer, de "jouer ce qu’il a à dire" :"[…], j’attends de mes musiciens qu’ils puissent jouer ce qu’il y a devant eux à n’importe quel moment ou endroit, mais quand je donne le signal de l’improvisation, ce que je fais dans presque toutes les chansons, ils ont intérêt à jouer ce qu’il y a dans leur cœur et oublier les partitions" [2].

D’où cette énergie rare qui se dégage de ses concerts, on en sort vidé, heureux, et désespéré de ne pas savoir quand aura lieu le suivant !

Mes copains

La liste des collaborations de Jimmy Bosch est longue. Entre les groupes avec ou pour lesquels il a joué, ceux avec qui ou pour qui il a enregistré, je n’ai pas réussi à faire le compte : Ray Barretto, Celia Cruz, Manny Oquendo ; Eddy Palmiery, Ruben Blades, Orquesta Novel, La Típica ’88, Santiago Ceron, Cachao, Chocolate Armenteros, Marc Anthony, La India,.

Je vous encourage donc pour en savoir plus à vous référer aux liens, ainsi qu’à sa discographie (voir ci-dessous).


Discographie

(les liens pointent vers la description des CD par Descarga) :

- Jimmy Bosch Salsa Dura CD (Ryko 1007) Released 1999 ;
- Jimmy Bosch Soneando Trombon CD (Ryko Latino 1004) Released 1998
- Et pour une liste des albums dans lesquels il a participé : voir Descarga

Ressources

- La page qui lui est consacrée sur le site de son label (RykoLatino)
- Biographie de PRPop ,

- Deux interviews sur Descarga : Jimmy Bosch : Salsa’s Subversive Superchef, et Between Gigs With Jimmy Bosch
- Bio Oasis Salsero
- Sur Hot Salsa
- Interview de Jimmy Bosh par Rudy Mangual, Latin Beat Magazine décembre 1999


[1] Moña : laissons Jimmy lui même expliquer ce que c’est :…
"The moña is the part or section of the tune were the volume goes up as well as the intensity of the arrangement being played by the band. Spontaneous riffs which are inspired by the level of energy being generated by the band in a certain part of a composition ; that moment in the interpretation of a composition where everyone is locked in and grooving, becoming the time to take the music to another level. It’s the fun part of the song, the time to play from the heart." (tire de Latin Beat Magazine )

[2] Le sonero est un chanteur capable d’improviser des paroles entre les refrains, exemples de grands soneros : Oscar D’Leon, Cano Estremera
"In the case of my own band, I expect my musicians to play whatever is in front of them at any time or place, but whenever I give the signal to jam, which I do in just about every song, they better be ready to play from the heart and forget about what’s on the sheets."

  • Message 1
    • par dejavu, 29 avril 2003 - > Jimmy Bosch

      A l’occasion d’un verre avec Jimmy Bosch pour fêter l’anni de Dady et se consoler de l’annulation du concert de Manny Oquendo au Babalu pour cause de tempête de neige à NY, j’ai demandé à Jimmy quand et comment il a voulu devenir tromboniste professionnel.

      En effet, la famille Bosch adore la musique. Et justement à 14 ans, Jimmy avait reçu $60 pour son premier concert, une fortune pour un gamin, ébahi par ce qu’il pouvait gagner en se faisant plaisir !

      Depuis lors à chaque concert, Jimmy le musicien magicien nous fait des étincelles avec son trombone !

      • par , 30 avril 2003 - > Jimmy Bosch

        En complément voici ce que Jimmy Bosch déclarait lors d’une d’une interview Descarga.com (url en réference) : " Jimmy est devenu tromboniste par hasard. Il a eu l’occasion d’apprendre un instrument en cinquième à l’école à Hoboken. Il a demandé un saxophone, en pensant que ce serait cool pour plaire aux filles, mais en fait on lui a donné un trombone à la place. Jimmy ne savait pas ce que c’était, et quand le professeur de musique l’a assemblé la première fois, "C’était plus grand que moi !" Cependant il est tombé amoureux du trombone, et après les premières années, Jimmy a constaté qu’il pourrait facilement imiter des mélodies, des bruits et des solos.

        Vers les 13 ans Jimmy jouait avec les groupes latins du quartier, d’abord un groupe de merengue appelée Arcoires, puis un groupe de salsa appelé La Caliente. Le Bongosero Willie Moreno et son frère tromboniste Nelson, qui plus tard ont trouvé la célébrité dans les années 80 comme leader du groupe Los Hermanos Moreno, jouaient aussi dans La Caliente avec Jimmy. Jimmy a joué également avec La Sonica, un deux groupes de trombone d’Elizabeth dans le New Jersey, avait deux autres futurs membres de Libre, le sonero Herman Olivera (qui chante sur Soneando Trombón) et le conguero Roberto Carrero. ..."

        Sur le Web Jimmy Bosch, le grand chef de la salsa subversive / descarga.com

        • par Chabelita, 4 mai 2004 - > Jimmy Bosch

          Le 3ème album de Jimmy Bosch est presque terminé : les voix sont enregistrées, reste le mixage. Les 11 chansons du CD seront pour la plupart des compositions originales, que Jimmy a déjà joué sur scène (souvenez-vous de Vic-Fezensac 2003) :

          - El Avion de la Salsa
          - Medicina No !
          - Llego La Hora
          - Vengo A Cantar
          - Que Bonito Es Sonar
          - Barreras Ninguna
          - Que Alivio
          - El Embajador
          - Cocosito
          - Mama Y Papa
          - Mi Cuerpo Tiembla

          Vivement la sortie officielle !!!!!

          • par caroooo, 29 mars 2005 - > Jimmy Bosch

            Bonjour,

            vous avez l’air bien au courant de l’actu de jimmy. Je suis fan et j’aimerai savoir si il va bientot donner un concert en france. merci beaucoup

            • par Chabelita, 3 avril 2005 - > Jimmy Bosch

              Le calendrier des tournées de Jimmy Bosch est visible sur son site internet. Remis à jour très régulièrement, c’est là qu’on apprend ses passages en France bien avant la mise en vente des billets. Il semble qu’il fasse une tournée Européenne (hors France) bientôt...

              Sur le Web Cliquez ici pour voir le site officiel de Jimmy Bosch