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Cada Loco Con Su Tema

Infinito

Willie Rosario

Première publication 1er février 2004, Publié le 10 mai 2004, par : guayacan

Chère lectrice, cher lecteur.

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Voici une pochette d’une singulière simplicité. Dans un cadre clair bordé de noir, un visage photographié en contre-plongée est surmonté d’un titre discret : Willie Rosario......Infinito.

Bouc caractéristique pointé vers l’avant, ce visage a beau regarder vers le haut, la photo ne parvient pas à masquer une calvitie naissante. De bonnes vieilles grosses lunettes semblent attester une faible préoccupation pour le look.

Cette pochette est bien éloignée des critères marketing modernes, ce qui peut se comprendre puisqu’elle a plus de trente ans, mais elle correspond parfaitement au personnage.

Willie Rosario est un artiste simple, proche de son public. On le croise régulièrement à San Juan, notamment Calle Serra à Santurce chez ses amis de Viera Discos. De plus, elle correspond parfaitement à la période durant laquelle le disque fut enregistré. Willie a le regard tourné vers l’avenir, les yeux perdus dans l’infini...

Il avait commencé sa carrière à New York, durant les années cinquante. Il a longtemps hésité entre plusieurs instrument avant de se fixer sur les Timbales, après avoir vu joué Tito Puente. C’est autour de 1959 qu’il monte son premier orchestre. En 1972, il décide de retourner à Puerto Rico, même si dans un premier temps il continue d’enregistrer à New York. Pour Willie, c’est une nouvelle étape.

La pochette objet de notre attention ce mois-ci est celle du premier disque de cette nouvelle période, avec Junior Toledo au chant. Elle marque un disque important : important dans l’histoire de l’orchestre de Willie Rosario, important par ses chansons (Juventud Siglo XX, Tumbao Revolucion, Last Tango in Paris, Arrepentios Pecadores...), important enfin pour Willie et pour ton chroniqueur préféré...

En effet, j’eu l’occasion de croiser « Mr Afinque » dans la boutique de Viera Discos. Infinito manquait à ma collection. Intimidé par ce (très) grand musicien (il aurait certainement pu être basketteur) je n’osait l’aborder. Ce sont les commerçants de la boutique qui m’y ont poussé. Et Willie me dédicaçât Infinito en me précisant que c’était l’un de ses préférés.

Sur ce, je te souhaite une excellente soirée.


Références de l’album
Willie Rosario - Infinito
Producteur : Willie Rosario
Design : WE-2 Graph Design
Photographie : Roberto Schneider
INCA 1032, sorti en 1973

Documents joints

  • La chronique telle qu’elle est parue

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