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Grupo Folklorico Experimental Nuevayorkino - 2

Publié le 17 septembre 2008, par : Diogenes Ivan Riley, Tito Diaz

Seconde partie de la Présentation du Grupo Folklorico Experimental Nuevayorkino [1] Article original de Diogenes Ivan Riley traduit par Tito Diaz. Voir ici la première partie.

En 1976, René López - à nouveau en collaboration avec Andy Kaufman - produira sur le label Salsoul deux disques, également d’anthologie, pour le bassiste cubain Israel López, Cachao. Ils s’intituleront respectivement : Cachao Uno et Cachao Dos. Malgré leurs qualités musicales indéniables, ils passeront tous deux inaperçus.

Je tiens à signaler que dans son album intitulé Mundo (Sony Music, 2002) (qui a remporté un Grammy en février de 2003 dans la catégorie “musique du monde” ou “world music”, le chanteur panaméen Rubén Blades rend hommage à Virgilio Martí et au Grupo Folklórico y Experimental Nuevayorkino avec un titre composé par lui-même, intitulé Estampa. Même si celui-ci n’a rien à voir avec Cuba, les arrangements nous font aisément penser à Cuba Linda. Fortuitement, Blades avait invité sur certains morceaux de Mundo le portoricain Nelson González - un autre membre du Grupo Folklórico - et c’est lui en solo, qui entame dans une espèce d’intro le titre Estampa en écoutant son tres, suivi ensuite par Blades qui s’exclame : ¡bonito, Nelson !

Choco’s Guajira est une Guarija rythmée qui nous transporte à nouveau vers l’île de Cuba. “Chocolate” Armenteros se montre brillant dans ce morceau de sa propre composition, dans lequel la rythmique est celle d’un septet cubain, mais bien soutenu par les trombones de José Rodríguez y Reinaldo Jorge, en plus du piano d’ Oscar Hernández. Le tres de Nelson González et la flûte de Gonzalo Fernández brillent également de la même façon lors de solos. Curieusement, il y a un dialogue entre Armenteros et le chanteur, Willie Garcia, tandis que les chœurs dont ressort la voix de Caíto, qui fut un temps le chanteur de la Sonora Matancera de Cuba, reprennent “se lo doy”.

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Concepts in unity
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Anabacoa, donne libre cours aux improvisations conjuguées par la section des vents et des percussions du Grupo Folklórico, mais en exaltant la saveur du Barrio de la ville des gratte-ciels. A remarquer le solo d’Oscar Hernández et de Manny Oquendo - qui entame le morceau avec les bongos - pour ensuite nous indiquer le chemin avec les timbales. Vient s’ajouter par la suite le trombone de Reinaldo Jorge. Willie García en sera le vocaliste.

Adelaida est une vraie Plena de style portoricain, possédant la saveur traditionnelle des quartiers noirs boricuas de Ponce, Mayagüez y Santurce. Dans ce morceau, Marcel Reyes au chant en plus de jouer des congas, exécute un solo de requinto ; Jaime Rivera au güiro portoricain et Francisco “Tan” Martínez à l’harmonisa. Le chœurs entament :“Si me pego en el pool”, ce qui équivaut à dire si je gagne à la loterie (dans mon Panama natal, je dirais : si je gagne le gordito). L’unique morceau instrumental, Luz Delia, est une mazurca issue du folklore boricua. Nelson González joue de la guitare sèche et l’harmonisa de Francisco “Tan” Martínez se charge de la partie mélodique ou principale durant tout le morceau.

La Guaracha Carmen la Ronca, avec Henry Alvarez comme vocaliste, interprétée par un septet cubain traditionnel, un remarquable Manny Oquendo aux bongos, Armenteros à la trompette et Nelson González au tres.

Canto Asoyin - chanté par Willie García y Canto Ebioso avec Frankie Rodríguez également au chant sont deux titres dédiés à Babaluayé et Changó, deux divinités Orishas. Pour le morceau Canto Asoyin y Canto Ebioso, Frankie Rodríguez, Milton Cardona y Gene Golden joueront les tambours batá, originaires des Yorubas de l’Afrique de l’Est. Les chœurs de ces deux titres seront interprétés par certaines épouses et connaissances des musiciens. (Il faut souligner que la basse d’ Andy González, est l’unique instrument à corde que l’on peut écouter dans Canto Ebioso, autrement connu sous le titre Merewotimbo, dans lequel on peut également entendre un güiro avec la rythmique 6x8).

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Concepts in unity
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A Papá Y Mamá, avec Henry Alvarez et Willie García en tant que vocalistes, est un guaguancó urbain, adapté avec une liberté totale et dans lequel les timbales de Manny Oquendo font ressortir le quinto. Le très joyeux A Papá Y Mamá comporte également les solos de trompette de Armenteros et des solos du saxophone de Gonzalo Fernández et les solos de Manny Oquendo aux timbales. Un hommage à nos géniteurs (“a papá y a la madre que nos parió”) avec joie, amour et rempli de sentiments afro-caribéens.

Iya Modapue est un guaguancó, le titre préféré du groupe et le premier qu’ils enregistrèrent. Les niveaux d’expérimentation et de liberté afin d’intégrer des rythmes si différents en un seul morceau feront que ce titre, Iya Modupue (qui signifie Merci Maman), sera particulièrement apprécié par ses musiciens. La partie vocale sera confiée à Virgilio Martí. Ecoutez la trompette Chocolate, le trombone de José Rodríguez et de Reinaldo Jorge, la flûte de Gonzalo Fernández et Frankie Rodríguez aux percussions.

C’est avec ce dernier titre, tant apprécié par les musiciens du Grupo Folklórico, que se clôture la chronique de ce premier disque.

Te Lo Dice Todo

A la suite du premier disque d’anthologie, le deuxième, et dernier disque du Grupo Folklórico sortira en 1976, et sera intitulé Lo Dice Todo. René López et Andy Kaufman seront, à l’instar du premier disque, les producteurs attitrés. La production exécutive fut confiée à Joe Cayre. Lo Dice Todo sera enregistré le 23 et 25 mars 1976 aux Studios Bell Sound à New York, avec Fred Weinberg comme ingénieur du son. Al Brown sera à la masterisation et le mixage sera réalisé par René López et Andy Kaufman en collaboration avec Andy González, Manny Oquendo, Milton Cardona, Gene Golden, Heny Alvarez y José Rodríguez.

Le répertoire et les auteurs respectifs de Lo Dice Todo seront les suivant, avec dans l’ordre : Cinco En Uno Callejero (Heny Alvarez), Se Me Olvidó (Lolita De La Colina), Trompeta N Cuero (Conjunto Anabacoa), Ao Meu Lugar Voltar (José Rodríguez), Corte El Bonche (Alberto Ruiz), La Mama (Justi Barreto), Dime La Verdad (Marcelino Guerra) Y Aguemimo (Julito Collazo).

Pour son deuxième enregistrement, le Grupo Folklórico sera composé des membres suivants : Andy González (basse, marimba), Jerry González (congas, quinto, redoblante, claves), Alfredo “Chocolate” Armenteros (trompette), Manny Oquendo (timbales, cencerro, bongó, maracas), Julito Collazo (voix, quinto, batá, redoblante, chekeré), Milton Cardona (congas, tumba de tres golpes, batá, palo, claves), Henry Alvarez (palo), Frankie Rodríguez (tumba de tres golpes, tumbadora, campana), Chief Bay (chekeré), Bess Taylor (chekeré), Alfredo de la Fe (violon), Noel Da Costa (violon), Gail Dixon Clay (violon), Ashley Richardson (viola), Ron Libscomb (cello), Guillermi Franco (percussions brésiliennes), Portinho (batterie), Nelson González (tres), Oscar Hernández (piano), Gene Golden (tumbadora, batá, quinto, bombo, chekeré), José Rodríguez (trombone), Reinaldo Jorge (trombone), Gonzalo Fernández (flûte en bois, sax tenor), Virgilio Martí (voix, congas), Heny Alvarez (voix), Marcelino Guerra (voix, guitare), Félix Rodríguez (voix), Willie García (voix), Ubatán Do Nascimento (voix). Selon les besoins et les spécificités des différents titres, les chœurs seront composés par : Henry Alvarez, Rubén Blades, Diane Cardona, Milton Cardona, Willie García, Renee Golden, Betty González, Nelson González, Jerry González, Marcelino Guerra, Zunny López, Virgilio Martí, Fifi Pintor, Sandra Ramos, Frankie Rodríguez y Sandra (Fela) Wiles.

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Te lo dice todo

Le dernier album du Grupo Folklórico débute par Cinco En Uno Callejero, une Bomba composée par Henry Alvarez et chantée par lui-même. Ce titre, comme son nom l’indique, comporte cinq rythme en clave : la bomba boricua, le mozambique, le calypso, la batucada brésilienne et la rumba. A noter le trombone de José Rodríguez. A propos de cette fusion rythmique particulière, René López déclarera : “toute la communauté autour d’une seule même musique qui nous réunit en un seul rythme et un seul chant. C’est comme si nous faisions partie de la même famille dont la musique en serait le sang ”.

Se Me Olvidó -un Bolero de Lolita de la Colina- mais adapté en Guaguancó style Grupo Folklórico se révélera être le morceau le plus diffusé sur les ondes radios dans l’ambiance tropicale et finalement, le morceau qui fera connaître le groupe au grand public. Il sera interprété par Virgilio Martí qui y jouera les congas. De ce morceau, ressortent le violon du cubain Alfredo de la Fe, le quinto de Julito Collazo et le redoblante de Jerry González et une marimba mexicaine jouée par Andy González en contretemps par rapport à la contrebasse, également jouée par Andy. Alfredo de la Fe y excelle au violon et il faut se souvenir de ses nombreuses collaborations avec des personnes comme Eddie Palmieri, Larry Harlow (El Judio Maravilloso, Las Estrellas de la Fania, et l’avant-gardiste Típica 73).

Trompeta N Cuero est un Guaguancó dans lequel, comme son nom l’indique, la trompette de “Chocolate” Armenteros se déchaîne jusqu’à ne plus pouvoir. Le tres de Nelson González et le quinto de Julito Collazo qui évoque les sentiments de peuple des Antilles lors de la période migratoire, le tres, la trompette et le quinto évoquent la campagne et les barrios urbains afro-caribéen. Trompeta N Cuero est une composition du Conjunto Anabacoa, le premier collectif, à partir duquel le Grupo Folklórico se formera. Trompeta N Cuera sera interprété par le groupe Anabacoa à l’Université de Wesleyan aux Etats-Unis.

Ao Meu Lugar Voltar - unique titre pour lequel des partitions seront utilisées - est une Samba composée par le tromboniste brésilien, maintenant décédé, José Rodríguez qui joue ici de son instrument. Ao Meu Lugar Voltar évoque le carnaval brésilien et la nostalgie d’un Brésil si éloigné. Dans ce morceau, le Grupo Folklórico explore, expérimente même, les rythmes riches sud-américains de la patrie de Pelé. Le brésilien Ubatan de Nascimento. Ses compatriotes, Guillermi Franco et Portinho seront respectivement chargés des percussions brésiliennes de la batterie. Le trombone de Reinaldo Jorge et le sax de Gonzalo Fernández accompagnent magnifiquement. Selon César Miguel Rondón, le morceau serait interprété par Rubén Blades, qui était alors sous contrat avec la Fania qui ne donna pas son autorisation pour la participation puisque le Grupo Folklórico était, lui, sous contrat chez Salsoul. Blades aurait cependant participé aux chœurs.

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Te lo dice todo
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Corta El Bonche, est le titre que me séduit le plus. Cette titre, vocalisé par Willie García fut le premier titre que le groupe enregistrera à l’aide de partitions. A partir de cette Guaracha d’ Alberto Ruiz, ils prépareront un arrangement en partie du vibraphoniste d’origine italienne Bobby Paunetto. Un ensemble charangua formé par les violons de Alfredo de la Fe, Noel Da Costa, Gail Dixon, la viola de Ashley Richardson et le cello de Ron Libscomb, la flûte de Gonzalo Fernández, les timbales de Manny Oquendo et le piano de Oscar Hernández. Egalement, les claves de Milton Cardona (au rythme du Son 3X2) combinées aux tumbadoras de Jerry González, le quinto de Gene Golden et la tumba de tres golpes de Frankie Rodríguez jouant un guaguancó, provoqueront une fusion de rythmique atteignant une innovation harmonique qui servira de base à la Salsa traditionnelle classique.

J’en profite ici pour citer les déclarations du critique musical Félix Cortés, qui a rédigé les textes pour Lo dice todo (à l’instar Concepts in Unity, en collaboration avec René René López, Joe Falcón y Zunny López). Cortés écrit :

arrangements et direction de Paunetto, le titre prolonge la combination aux forts accents de jazz et de rythmes latins très marqués (voire avant-gardiste). Le rythme est dans ce cas-ci plus libre que dans la version précédente enregistrée par Paunetto (Pathfinder PLP, 1775). A nouveau, ce morceau démontre une maîtrise parfaite des différentes sources traditionnelles. Les chœurs commencent tout en harmonie (style conjunto) ; tandis que pendant le mambo, ils chantent à l’unisson (style charanga), les congueros jouent un guaguancó durant toute la première partie et Manny Oquendo joue la cadence traditionnelle du danzón.

Il faut également noter ici le solo de Manny Oquendo aux timbales qui se caractérise par ses arrangements mélodiques, obtenus précisément grâce à des accords bien précis. Comme le dira Rondón : un tambour maîtrisant ses fonctions et ses sonorités ; sans jamais exagérer comme les timbales dans certains morceaux de Salsa. D’un autre côté, le directeur de festival de cinéma, le cubano-libanais Nat Chediak s’exprima en ces termes : en tant qu’interprète, Oquendo maîtrise ses coups. Au sein de l’aristocratie des timbales ; la discrétion fait figure de loi et pour donner du relief à l’interprétation de Oquendo, je me dois de citer le cubain Juan De Marcos González - directeur du groupe Sierra Maestra et un des fervents défenseurs du phénomène Buena Vista Social Club : Oquendo est un timbalero qui ne ressemble à aucun autre timbalero existant. Il accorde ses timbales comme les musiciens de charanguas des années 40. C’est un type exceptionnel.

La Mama, avec Willie García, récemment arrivé aux voix, nous avons un Guaguancó de Justi Barreto (le même qui composa Un Verano En Nueva York, immortalisé par le Gran Combo de Puerto Rico). Il y a une section complète de tambour batá avec Milton Cardona, Gene Golden et Julito Collazo, intégrée pour la première fois aux Etats-Unis au sein d’une section rythmique complète. La fusion se produit au sein des accords batá d’où surgit la musique des rites santeros cubains entremêlés à la rumba profane. En plus des batás, il y a Virgilio Martí à la tumbadora, Frankie Rodríguez à la tumba de tres golpes et Jerry González au quinto. On peut également entendre des solos de trombones de José Rodríguez et Reinaldo Jorge et des solos de saxophone de Gonzalo Fernández.

Dime La Verdad est un Son composé par Marcelino Guerra (Rapindley). Les voix principales sont de Félix Rodríguez (Corozo), Willie García et Marcelino Guerra. Ce dernier qui joue également la guitare, sera la deuxième voix. Dime La Verdad est interprété par un septeto cubain de pure style traditionnel (tres, guitare, contrebasse, trompette, maracas, claves et voix). De par ce titre, Grupo Folklórico rend hommage au Son, expression musicale authentique qui est en grande partie à l’origine de la musique appelée Salsa. Je rappelle que le cubain Marcelino Guerra, avant le Grupo Folklórico, fut membre du Septeto Habanero et du Septeto Nacional, tous deux de Cuba. Il avait également travaillé avec Arsenio Rodríguez à New York. De son côté, Corozo, fut membre du cuarteto Mayarí de Plácido Acevedo dans son Puerto Rico natal. Dans cette mélodie en question, il faut remarquer les solos de Chocolate et les solos de tres de Nelson González. Il faut plus spécialement prêter attention au travail de Manny Oquendo, lequel nous donne une fantastique leçon de bongo en évoquant l’époque du bongosero Papa Kila, membre du premier conjunto de Arsenio Rodríguez. Oquendo _ une vraie institution au sein des percussionnistes - a travaillé avec, en autres, Tito Puente, Tito Rodríguez, Chano Pozo, Miguelito Valdés, Eddie Palmieri, Aldemaro Romero, Charlie Palmieri. Il est directeur du Conjunto Libre, lequel fut créé en 1974 avec la collaboration du bassiste Andy González.

Aguemimo est le dernier titre du disque. Le vocaliste est le cubain Julito Collazo, lequel interprète également le chekeré, au même titre que Chief Bay y Bess Taylor (tous deux santeros afroaméricains). Les congas seront jouées par Gene Golden, la campana par Frankie Rodríguez et la flûte par Gonzalo Fernández. Aguemimo nous rappelle que la musique provient d’Afrique et nous interpelle sur la façon des les aspects de la culturels afro caribéens s’enracinent dans cette population qui lui rend ici hommage. Par pure coïncidence, comme pour Canto Asoyin et Canto Ebioso (titres de Concepts in Unity) les chœurs seront interprétés par des épouses et des amis des musiciens du Grupo Folklórico. Néanmoins, les gammes les plus aigues seront interprétés par Sandra (Fela) Wiles. A noter que le cubain Julito Collazo, décédé en 2004, était un expert de cette musique religieuse afro-cubaine. Au sein de cette ambiance hispano de la Grande Pomme, il fut toujours considéré comme le principal professeur de ces mélodies bien particulières. Collazo avait travaillé avec Mongo Santamaría, Tito Puente, Antar Dalí y Patato.

A mon humble avis, Concepts in unity et Lo dice todo sont deux ouvrages que tout bon mélomane se doit de posséder dans sa collection de disques. Ils ont leur place au panthéon des souvenirs, nous plongeant dans les sonorités afro caribéennes. Mais, à la suite de deux albums, créatifs et merveilleux, nous espérions d’autres albums de cette trempe, et même beaucoup d’autres. Ce ne fut pas le cas, le Grupo Folklórico, se séparera et, par rapport à cela, je tiens à rappeler ce que le vénézuélien Rondón rappelant : quand le Grupo Folklórico y Experimental Nuevayorkino se voyait systématiquement sollicité de tous les côtés des Caraïbes, les musiciens décidèrent de se séparer, décidés à mettre un terme à un projet qui, au-delà de la musique, supposait beaucoup plus de choses importantes. On dirait, que la fragilité d’une célébrité sans limite et le flux d’argent, suffirent à altérer l’esprit fraternel de ce groupe qui naquit comme une simple rencontre de musiciens désireux de s’amuser, en marge de quelconque célébrité et industrie, la simple euphorie de la rumba. En cette même année, quand Canal 2 de Venezuela leur offrit un contrat suite à l’extraordinaire succès de Se me Olvidó, les musiciens se réunirent à nouveau dans un modeste studio de télévision latina de New York. Sans grand enthousiasme, ils jouèrent ensemble. Le résultat ne fut pas au rendez-vous. Quel regret ! Le boom de la Salsa avait touché le groupe, contaminant tout le groupe et le folklore. Les musiciens cédant à l’inévitable tentation, empruntèrent des chemins différents et plus faciles.

En guise de conclusion, le Grupo Folklórico y Experimental Nuevayorkino, auquel je rends ici hommage avec cet essai, malgré son éphémère existence, représente une partie sensible pour l’âme du mélomane et de l’étude méticuleuse de l’expérimentation sonore afro caribéenne. Vive la musique afro caribéenne !

L’auteur est biologiste, professeur et journaliste musical au Panamá.


BIBLIOGRAPHIE

  • José Arteaga. Música del Caribe. Editorial Voluntad, S. A. Santa Fé de Bogotá DC, Colombia. 1994.
  • Nat Chediak, Diccionario de Jazz Latino. (Edición de Fernando Trueba). Fundación Autor. Madrid, España. 1998.
  • Luc Delannoy. Caliente. Una historia de jazz latino. Fondo de Cultura Económica. México. 2000.
  • Enrique Romero. Salsa. El Orgullo del Barrio. Celeste Ediciones. Madrid, España. 2000.
  • César Miguel Rondón. El Libro de la Salsa. Crónica de la Música del Caribe Urbano. Editorial Arte. Caracas, Venezuela. 1980.
  • Video Crossover dreams http:// www.amazon.ca
  • Pablo Larraguibel. Sonido, ritmo y estilo : Andy González http:// www.anapapaya.com
  • Pablo Larraguibel. Entrevista a Juan De Marcos González http:// www.anapapaya.com
  • Xariell Sarabia. Imprescindibles, Grupo Folklórico Experimental Nuevayorkino. Concepts in unity y Lo dice todo http:// www.anapapaya.com
  • Martín Cohen. A Tribute to Julito Collazo http:// www.congahead.com
  • Martín Cohen. Virgilio Martí http:// www.congahead.com
  • Virgilio Martí, Saludando a los rumberos http:// www.descarga.com
  • Leonardo Padura Fuentes. Dossier Cachao : mi idioma es un contrabajo
  • Ritmo cubano : Alfredo “Chocolate” Armenteros, abril de 2002 http://www.latinastereo.com
  • Tommy Muriel. Fania All Stars : tres décadas de sabor... y no quieren parar. Parte 1 y 2. Anciennement sur Oasissalsero.com
  • Israel Sánchez Coll. Carlos “Patato” Valdés

Discographie :

  • Concepts in unity (CD). Bethlehem Music Company, Inc. Salsoul Records. 1994.
  • Lo dice todo (CD). Bethlehem Music Company, Inc. Salsoul Records. 1998.

Cet article fut préalablement publié en espagnol sur Oasis Salsero, il est republié sur Herencia Latina.


[1] NDE cet article est une traduction d’un article paru sur Oasis Salsero et republié sur Herencia Latina.