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Franklin Veloz - Entretien

Le parcours du musicien franco-vénézuélien

Publié le 1er septembre 2005, par : Chabelita

Si vous ne connaissez pas encore Franklin Veloz, il est temps de le découvrir : jeune musicien franco-vénézuélien résident en France il est multi-instrumentiste mais a pour prédilection le vibraphone.

Franklin excelle dans tous les domaines : salsa, latin-jazz, classique et musique traditionnelle de son pays natal.

Cet entretien a été réalisé le jeudi 28 avril 2005 à Paris, au bord d’un lac du Bois de Boulogne.

BS : Comment as-tu débuté dans la musique ?

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FV : Dans la rue, comme tout enfant au Venezuela. J’étais attiré par les musiques populaires et les fêtes traditionnelles. J’assistais à beaucoup de soirées dansantes avec orchestres les dimanches et parfois même en semaine. C’est ainsi qu’a débuté mon intérêt pour cette musique. J’écoutais des orchestres comme ceux de Johnny Pacheco, Ismael Rivera, la grande époque des « Cachimbos ». A ce moment là je me sentais faire partie intégrante du mouvement en marche.
J’ai alors décidé de jouer comme un vrai musicien c’est à dire sur scène. J’ai commencé à étudier avec mon demi frère : Omar Plasencia et Edgar Aponte (et d’autres mais ce sont des histoires un peu longues à raconter).

BS : Est-ce que c’est très fréquent à Caracas -ou dans tout le Venezuela- de jouer dans la rue ?

FV : Oui à Caracas cela se fait beaucoup mais aussi dans les petites villes, dans tout le Venezuela, on joue de la musique dans les quartiers. La salsa est toujours présente quand il y a une fête. Je le dis sincérement c’est à ce moment-là que je me suis pris d’émotion et de passion pour la musique.
A 13 ans j’ai commencé les études formelles au conservatoire. Omar y était mon professeur. J’ai débuté par l’étude de la technique pour jouer « el redoblante » et tout ce qui concernait la batterie. A la maison j’avais un « timbalito » (pas un « timbal » mais un « timbalito », plus petit qu’un « timbal ») qu’un ami m’avait offert car il savait que j’adorais ça.
Et avec j’ai commencé à jouer dans la rue en face de la maison à chaque fin de semaine. Dès que j’en avais l’occasion, je sortais le « timbalito » et je jouais. Et dès que je le sortais, des amis arrivaient pour que nous jouions ensemble. Ce sont de jolis moments. Je m’en souviens avec beaucoup d’émotion.

En plus de la musique classique, je jouais la musique traditionnelle : « le joropo » [1].

Ces rythmes m’attiraient beaucoup. J’écoutais les chansons à la radio, en essayant de les apprendre. Ensuite, j’ai progressé en musique classique, je suis entré dans l’orchestre symphonique de ma région : l’orchestre infantile, puis le juvénile, et l’orchestre professionnel. De là je suis passé à l’orchestre du Venezuela à Caracas. Puis le gouvernement vénézuélien m’a offert une bourse pour que je me spécialise en percussion classique, pour approfondir la façon de jouer actuelle. J’ai décidé de venir en France car j’avais étudié avec des maîtres de la percussion classique française. J’aimais la langue et tout...

Mon intérêt pour le jazz est né en même temps. Je situe aujourd’hui mon style dans le latin-jazz. Je privilégie la salsa car c’est une musique que les gens aiment. Etant amateur de danse, je sais que les gens adorent qu’on leur joue une musique dansante. Je vois la salsa de cette façon je la mélange beaucoup avec le jazz. J’aime le style de New York, c’est ma marque. La salsa qui me touche au cœur est celle de : Johnny Pacheco, Hector LaVoe, Willie Colón, la Fania All Stars, Eddie Palmieri, Ray Barretto, Ricardo Ray, Bobby Cruz, Ismael Rivera, Celia avec la Sonora Matancera. Ce que j’ai écouté en premier c’est ça Celia Cruz avec la Sonora Matancera, le Gran Combo de Puerto Rico, la Sonora Ponceña,...

BS : Plus précisement : pourquoi la France ?

FV : L’Etat vénézuélien -comme je te l’ai dit tout à l’heure- m’a octroyé une bourse d’études. Il m’est passé par la tête d’aller en Autriche (ils m’ont accepté dans une école autrichienne). J’ai aussi pensé aller en Russie. Comme toute personne qui n’a jamais voyagé, j’avais le monde à mes pieds et ce qui m’intéressait c’était la technique qu’offraient ces pays. Je ne me préoccupais pas du climat, ni des conditions. Une fois parti de chez moi, je n’avais pas peur, je voulais affronter quelque chose qui me motivait. Aller apprendre d’autres choses, ce que beaucoup de gens ne pouvaient faire. Ce que je voulais c’était ça. Et pour ça je voulais partir en Autriche. Imagine ! En Autriche je serais mort de froid (rires)...

BS : Et ici aussi tu as étudié au conservatoire ?

FV : En France, j’ai étudié au conservatoire. D’abord je suis arrivé au conservatoire de Grenoble, conservatoire régional où le professeur parlait espagnol, c’était plus facile. Et on me l’avait recommandé à Caracas. J’ai étudié un an là-bas, et de là le directeur de l’école de percussion de Strasbourg : Gabriel Bouchet, m’a écouté jouer et m’a immédiatement invité à prendre des cours à l’école de percussion de Strasbourg. Avec un grand enthousiasme dès le premier instant où il m’a entendu jouer, il ne me quittait pas, par exemple ce jour-là il m’a suivi jusqu’à chez moi. Là, je lui ai préparé des pates et on a déjeuné ensemble. Il voulait que j’aille étudier dans cette école. Et pour moi c’était une bonne chose. Imagine : aller étudier à l’école de percussion de Strasbourg ! Une école de réputation internationale. Et ici en Europe : la première pour la musique contemporaine, pour la musique classique, avec des sujets tels que le jazz ou la musique de certains pays d’Afrique. Pour moi cela a été très important d’apprendre là-bas avec ce professeur. Ensuite je suis parti en Région Parisienne. Je devais offrir un diplôme à mon pays à cause de la bourse. C’était une responsabilité. Il me fallait obtenir un diplôme national car l’école de Strasbourg remet un certificat de spécialisation mais pas de diplôme, prix et autres...Je suis donc entré au conservatoire ici. J’ai étudié dans un cours spécial avec le professeur du conservatoire de Paris. Puis celui de la rue de Madrid, le CNR. Ensuite je suis arrivé à Boulogne avec Michel Cals qui était en même temps directeur de l’orchestre de musique de scène à l’Opéra de Paris. Au bout de quelques années j’ai obtenu un prix, puis je suis allé à Aubervilliers. Là j’ai obtenu un autre prix et en même temps j’étais exécutant de l’orchestre symphonique international de Paris. Je suis toujours membre d’honneur. Je passais mon temps à jouer en interprétant un répertoire classique à la Sorbonne, à l’UNESCO,..

J’ai beaucoup travaillé aussi avec l’orchestre de Boulogne, l’orchestre symphonique voyageant au Luxembourg, d’un côté à l’autre...

J’ai participé aux Big Band de jazz de Boulogne et de Grenoble. Une vie toujours bien remplie. Toujours en train de jouer la musique qui me plait avec cet orchestre que j’ai fondé.

J’ai enregistré mon 1er disque « A Bailar la Rumba ». Ce disque m’a donné beaucoup de satisfaction et m’a donné envie d’en faire un autre. Il se vend toujours. Je suis content, ça m’a ouvert des portes. Les gens l’ont entendu à la radio : sur radio Latina qui dès le départ a appuyé mon travail. Une chanson « A Bailar la Rumba » passe souvent sur les ondes ; il y a aussi une version en français des « Feuilles Mortes » qui a bien marché aussi à la radio. Et dernièrement c’est « Sin Mi Bomba Me Muero » qu’on entend le plus. Il y a des émissions de radio antillaises qui diffusent beaucoup le medley de Son. J’en suis content.

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BS : Tu penses enregistrer avec ton nouveau groupe "Franklin Veloz y Los Caballeros" ?

FV : Oui, j’ai bien avancé sur les nouvelles chansons. Nous travaillons actuellement sur les arrangements et mon plus grand souhait est d’enregistrer dès que possible un disque de salsa/Latin-Jazz avec "Franklin Veloz y Los Caballeros".

Je souhaiterais enregistrer à la fin de cette année pour que le disque sorte sur le marché avant l’été suivant. Je prends mon temps pour faire l’enregistrement car aucune carrière commerciale ne m’oblige, je n’ai pas de contrat signé qui m’astreigne à sortir un disque par an. Et j’en profite. Ce serait mieux si dans le futur je devais enregistrer un disque par an. Si quelqu’un s’intéressait à moi pour que je puisse le faire, je le ferai. Mais à l’heure actuelle c’est une bonne opportunité pour peaufiner : un disque tous les 6 ans. (rires). Non ! J’ai terminé d’enregistrer “ A Bailar La Rumba ” en 1998 mais il n’est sorti sur le marché qu’en 2000. En 2002, j’ai enregistré “ Marimba de Venezuela ”, j’ai donc enregistré avec 4 ans d’écart.

Au Venezuela j’ai eu des critiques très positives, sur ce travail. J’avoue volontiers avoir pris beaucoup de temps pour le sortir sur le marché. J’ai commencé à enregistrer ce disque en 1997, année où j’ai fini 2 chansons. J’ai décidé d’enregistrer 7 chansons en plus (6 en fait : le disque a 8 chansons, 9 si on compte la version "single" de “ A Bailar la Rumba ”). Alfredo Rodriguez m’a donné l’opportunité d’enregistrer certains titres qu’il avait reçu de Niño Rivera. Pour moi ça a été une grande chance d’interpréter la musique de Niño Rivera : “ Como se Canta Bonito ” par exemple. Alfredo a eu l’idée de me les faire enregistrer car Niño n’avait pas eu l’opportunité de le faire. Quand cela c’est présenté, j’en étais ravi.

L’avis de Descarga.com sur cel album
Voila une super nouveauté « salsa-descarga-jazz » arrivant tout droit du Venezuela. Franklin Veloz, un jeune et talentueux directeur d’orchestre et joueur de vibraphone a fait un disque dansant de premier ordre avec le légendaire pianiste cubain Alfredo Rodriguez (Cubanismo, Juan Pablo Torres, Patato etc.) et le percussioniste de grande qualité : Orlando Poleo. Une note doit être faite sur le vocaliste Yeci Ramos qui a fait un travail remarquable en insufflant une intensité proche de la timba cubaine sur certains arrangements, tout spécialement sur la brûlante chanson éponyme "A Bailar La Rumba." Il chante même une salsa en français ("Les Feuilles Mortes").
Ce CD est une surprise bienvenue, et rendra heureux à la fois les amateurs de jazz et de salsa. Hautement recommandé. (Bruce Polin, 9 mai 2005) [2].

C’est un survol de la géographie caribéenne avec la Bomba de Puerto Rico, les Sons de Cuba, le style festif de la rumba qui signifie "fête". “ A Bailar la Rumba ” mais rumba dans le sens festif du terme : « allons à la rumba » comme on dit au Venezuela. La rumba c’est la fête. Dans les fêtes on passe tout type de musique mais l’esprit de New York est présent dans cette chanson (arrangée entiérement par Omar Plasencia, nous avons travaillé ensemble). Nous sommes arrivés à de bons résultats et cela me satisfait.

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BS : Ils ont réédité le disque ?

FV : Oui. Le disque a été distribué par WAGRAM. Et 3 ans après un label très intéressant pour la distribution : NEXT a ressorti le disque. Pour mon prochain travail j’espère être plus indépendant. Avec NEXT nous sommes allés directement à la distribution. Nous ne sommes pas passés par un autre label. Pour le prochain disque je vais essayer de faire la même chose : directement à la distribution avec une nouvelle maison de disques.

Marimba/Vibraphone
Le vibraphone est un instrument à percussion analogue au xylophone, comportant des lamelles métalliques au-dessous desquelles sont disposés des tubes résonateurs. Le marimba est en bois, et ne comporte pas de pédale pour élargir le son de la note, contrairement au piano et au vibraphone.
Les orchestres de musique afro-caribéene connus pour l’utilisation du vibraphone sont ceux de Tito Puente, Louie Ramirez, Joe Cuba, Jimmy Sabater,..

BS : Parle-moi du dernier disque

FV : Avec “Marimba de Venezuela” on est dans un tout autre style.

En effet “Marimba de Venezuela” est un disque dédié au Venezuela et tout spécialement en hommage à un compositeur qui s’appelle Antonio Lauro [3] un compositeur vénézuélien de magnifiques valses.

Il prend ce rythme de valse et le décore, le nourri, de toute la richesse de la musique vénézuélienne, quant au rythme, colori, etc... Je suis amoureux de ce compositeur et de ses valses.
Il est mort en 1986 mais il nous a laissé cet héritage. C’était un guitariste, il composait sur cet instrument.
J’ai harmonisé avec mon groupe ces mélodies qu’il a laissé. Alors que l’accompagnement du groupe traditionnel vénézuélien est : harpe, cuatro, basse et maracas ; j’ai utilisé : marimba, cuatro, basse et maracas.

J’ai remplacé la harpe par le marimba pour donner une autre sonorité aux valses de Lauro, plus en phase avec les instruments dont je joue. J’utilise la harpe quand je joue sur scène. Mais je n’ai pas voulu enregistrer avec elle car je voulais exploiter au maximum le marimba. Voir quelle richesse il pouvait offrir et faire un apport différent à cette musique.

Par chance (rires) le disque a beaucoup plu, j’ai reçu de très bons commentaires. Il est sorti très vite sur le marché. J’y ai invité Cheo Hurtado qui est le meilleur joueur de cuatro au monde selon moi. Et David Peña, contrebassiste vénézuélien. Tous deux font partie d’une fameuse formation vénézuélienne appelée “ensamble Gurrufio ”.

Ce CD passe pas mal à la radio à l’heure actuelle au Venezuela, ici à Paris aussi : sur FIP, sur Radio Latina 99.00 FM. Ces derniers ont été les premiers à le passer. C’est sûr, c’est un disque qui plait, il est programmé jusque sur les vols d’Air France. Ils l’y ont laissé deux mois. Ce sont des signes positifs.

C’est un disque de musique vénézuélienne qui marche, alors que personne ne connait cette musique traditionnelle vénézuélienne. Il arrive ainsi sur le marché comme quelque chose de nouveau. Et les gens disent : “qu’est-ce qui arrive à Franklin ? Il nous met la salsa et d’un coup il nous laisse avec nos envies et maintenant il nous joue du joropo ! ” (rires) Non, ce qui c’est passé c’est que c’étaient des objectifs que je poursuivais. Cela fait partie aussi de la diffusion de ces musiques qui n’arrivent pas parfois aux oreilles des gens à cause de la saturation du marché, parfois même à cause des radios elles-même qui ne cherchent pas à faire connaître ces musiques. Radio Latina -elle- essaye et je suis satisfait de tout ce qu’ils ont fait.

Le nouveau disque de musique traditionnelle vénézuélienne est un travail en profondeur, très important, qui a nécessité beaucoup de recherches. Pour qu’il soit marquant il faut que cela soit fait de cette manière.

J’ai reçu -entre autres- le soutien d’un éminent musicien vénézuélien qui se nomme Alirio Diaz qui se partage entre Rome et son village natal de Carora. Il m’a amené des remarques sur mon travail, non seulement il a écouté le disque, mais il en a signé le livret. Et qu’il ait fait ça pour moi c’est beaucoup d’émotion car Alirio Diaz était le meilleur ami d’Antonio Lauro et musicalement il y a une complicité totale. Il est très content de mon travail. Cela m’a donné un bon coup de pouce pour un autre disque de musique vénézuélienne que j’ai le projet de réaliser.

Le dernier n’est en fait que le 1er d’une série. Le prochain je ne sais pas quand je vais le faire mais ce qui est sûr c’est que je le ferai. Avec « Marimba de Venezuela » je veux me déplacer dans différentes régions. Là j’étais dans la plaine vénézuélienne. Maintenant je veux aller sur la côte. Et du fait que ce disque a beaucoup plu, on me demande d’en faire un autre. Je pense enregistrer ce même disque mais accompagné d’un orchestre symphonique. C’est une invitation qu’on me fait ici -en France- et au Venezuela. La même musique que « Marimba de Venezuela » mais accompagnée d’un orchestre symphonique.

Cela va prendre du temps car je dois faire d’abord le disque de salsa/Latin-jazz. Il est possible que cet album sorte avec 4 ans d’écart ; pour celui de salsa/Latin Jazz entre « A Bailar la Rumba » et celui des « caballeros » les années s’allongent : 7 ans (rires). Mais je suis en vie et j’ai envie de le faire. Le marché est aussi un peu fragile et c’est très couteux, tu le sais. Ca compte aussi.

BS : Tes influences en matière de salsa vénézuélienne ? : Ray Perez, Trabuco venezolano,..

FV : Ces orchestres ne sont pas très connus ici mais on les écoutait beaucoup dans mon quartier à l’époque où j’étais dans la fièvre de la salsa. Tabaco y sus Metales, Naty y su Orquesta, Grupo Mango, bien sûr. Ce dernier est peut-être celui qui m’a le plus influencé. Car je joue du vibraphone et ce groupe en a aussi un en la personne de Freddy Roldan. Omar Plasencia était membre du Grupo Mango : quand Freddy Roldan n’était pas libre, Omar venait jouer du vibraphone. Cela l’a amené à faire partie de façon fixe pendant quelque temps du Grupo Mango car il jouait aussi bien que Freddy. Dans le quartier on écoutait : Tabaco, Los Dementes, Sexteto Juventud, ...j’en oublie quelques-uns.

J’adorais certains maestros : la Billo. Bien sûr : Oscar d’Leon, la Dimension Latina. Le groupe vénézuélien dont j’ai écouté le plus de chansons : La Dimension Latina et Oscar d’Leon. Je m’intéraissais à tout car je voulais apprendre. Mais celui qui m’a le plus influencé fut sans doute le Grupo Mango, car j’ai joué leurs chansons.

BS : Les prochains concerts ?

FV : Je vais en Suisse le 7 août à la fête du village tropical, c’est à Genève. J’ai un festival en France à Annecy : le 28 août. J’ai un concert en Région Parisienne, à Boulogne en juin. Et un concert au New Morning le 29 septembre avec les « Caballeros ».

Je souhaite vous remercier, pour l’entretien. J’ai visité votre site et ce sont des supports qui doivent exister. Ils donnent l’opportunité aux gens de connaître cette musique. Continuez. Et merci pour l’attention que vous m’avez toujours accordé.

RETROUVEZ FRANKLIN VELOZ EN CONCERT version Salsa


Pour les 20 ans de la Salle Nougaro !
TARIF D / Soirée salsa /Concert debout
Retrouvez Franklin Veloz y los Caballeros : son salsa latin jazz band de 9 musiciens.
En 1ère partie : Oscar Latin : Chaleur, fiesta, mojitos et autres plats épicés accompagnent une musique enlevée, dansante et conviviale.
PDF - 363 ko
Concert 21/10/2006


Photos © site officiel de Franklin Veloz

Booking : carthago musiques du monde

info@carthago.org


[1] NDT : le joropo est un style musical polyrhythmique en 6/8 par 3/4, joué par des ensembles comprenant : harpe, cuatro (guitare à quatre cordes), maracas, et bandola (petite guitare à 5 cordes). Dans la version moderne on y inclut la basse. C’est la musique vénézuélienne par excellence, la plus typique.

[2] Version originale : Here’s a terrific salsa-descarga-jazz release direct from Venezuela. Franklin Veloz, a talented young bandleader and vibraphone player has created a first-rate dance release that features the legendary Cuban pianist Alfredo Rodriguez (Cubanismo, Juan Pablo Torres, Patato etc.) as well as the top-pick percussionist Orlando Poleo. Note must be made of vocalist Yeci Ramos who does a remarkable job infusing an almost Cuban timba intensity to the some of the arrangements, especially the sizzling cover track "A Bailar La Rumba." He even sings a salsa number in French ("Les Feuilles Mortes").
This one came as a welcome surprise, and will keep both the salsa and jazz listeners very happy.
Highly recommended. (BP, 2005-05-09)

[3] Antonio Lauro (Né à Ciudad Bolívar le 3.8.1917 ; Décédé à Caracas le 18.4.1986) Antonio Lauro est considéré comme un des principaux maestros latino-américain de la guitare, ayant contribué à amplifier le répertoire universel de cet instrument. Directeur de l’ Orchestre Symphonique du Venezuela et du trio Raúl Borges, il a composé de nombreuses pièces pour guitare parmi lesquelles il faut souligner la valse Natalia, de renommée internationale.