El Negro Bembón
Publié le 18 octobre 2002, par :
Grand classique de la salsa, repris par de nombreux groupes (dont le groupe français Fatal Mambo qui a modifié les paroles).
Cette chanson anti-raciste a été composée par le portoricain Bobby Capó (1922-1989).
El Negro Bembon signifie le noir aux grosses lèvres. La chanson traite d’un homme qui a tué un noir à cause de son faciès : ses lèvres étaient épaisses (caractéristique des traits négroïdes). C’est la seule raison du crime, crime raciste donc.
On trouve ces allusions physiques dans pas mal de chansons comme : Bemba Colorà de Celia Cruz, mais au-délà des titres beaucoup de textes y font allusion.
Il faut avoir à l’esprit que le terme « bemba » ou « bembón » garde un côté affectif. Beaucoup d’écrivains traitent de cela comme d’un thème positif, faisant partie intégrante de leur identité caribéenne [1]
El Negro Bembon
Ismael Rivera
Album : « Ismael Rivera : El Sonero Mayor
Référence : Seeco 9320
| Original | Traduction |
|---|---|
| Mataron al negro bembón Mataron al negro bembón Hoy se llora noche y día Porque el negrito bembón Todo el mundo lo queria Porque el negrito bembón Todo el mundo lo queria |
Ils ont tué le noir lippu Ils ont tué le noir lippu Aujourd’hui on pleure nuit et jour Car le petit noir lippu Tout le monde l’aimait Car le petit noir lippu Tout le monde l’aimait |
| Y llegó la policia Y arrestaron al maton Y uno de las policias Que tambíen era bembón Le toco la mala suerte De hacer la investigación Le toco la mala suerte De hacer la investigación |
La police est arrivée Et ils ont arrêté le meurtrier Et un des policiers Qui était lui aussi lippu A eu la malchance De faire l’enquéte A eu la malchance De faire l’enquéte |
| Y saben la pregunta que le hizo al maton Porque lo mato Diga usted la razon Y saben la pregunta que le dio el maton : yo lo mate por ser tan bembón El guardia escondio la bemba y le dijo : Eso no es razon |
Et vous savez la question qu’il a posée au meurtrier Pourquoi l’avez-vous tué Dites la raison Et vous savez la réponse que lui a donné le meurtrier : je l’ai tué parce qu’il était trop lippu Le garde s’est caché les lèvres et il a dit : Ce n’est pas une raison |
[1] voir poêmes de Nicolás Guillén

