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El Jibaro y La Naturaleza

Bobby Valentín

Publié le 18 juin 2003, par : Chabelita

Puerto Rico avait dans la première moitié du XXème siècle une économie très peu diversifiée basée sur l’industrie sucrière, sur celle du tabac et du café. De catastrophes naturelles en catastrophes économiques, l’exode massif des portoricains vers les Etats-Unis a vidé les campagnes. Le rapprochement avec les Etats-Unis et l’urbanisation galopante ont fini de dégrader l’écologie de l’île [1]. Cette chanson, soulignant les problèmes écologiques de Puerto-Rico, est nostalgique du bon vieux temps où "le Jibaro" était heureux. Chanson préférée de Bobby Valentín, il l’a popularisée au milieu des années 70. A noter le rôle du "cuatro" [2] qui vient souligner l’attachement à la ruralité et aux racines.

El Jibaro y La Naturaleza

- Album : 35 Aniversario En Vivo : Vuelve A La Carcel
- Bronco 171, 2002.

- Auteur : Eladio Jiménez
- Voix : Josué Rosado
- Cuatro : Pedro Gúzman
- Basse, Direction : Bobby Valentín
- Piano : Jose Lugo
- Trompettes : Angie Machado ; Juan Duclerc
- Trombone : Eliut Cintron
- Sax Alto : Angel Torres
- Sax bariton : Samuel Velez
- Timbales : Wilfredo Cruz Miranda
- Conga : William "Kachiro" Thompson
- Bongó : Richard Carrasco
- Choeurs : Luisito Carrion ; Pichie Perez ; Chegui Ramos
- Musiciens invités : Roberto Roena, Papo Lucca, Pedro Guzman, Giovanni Hidalgo.

  • En 2002 cette chanson a été enregistrée à la prison "Oso Blanco" à Puerto-Rico. Mais elle figurait en 1976 sur un des meilleurs albums de Bobby Valentín :Afuera (Bronco 104) chantée par Marvin Santiago.
Original Traduction
Ya no se ve el humilde campesino bajar de la montaña por el camino... On ne voit plus l’humble paysan descendre de la montagne par le chemin
Ya no se ven los trapiches, el pilón y la maceta, On ne voit plus les moulins à sucre, ni les réservoirs d’eau, ni les bouquets,
No se ve la carreta ni de pajas el bohío. On ne voit plus la charrette, ni la cabane traditionnelle.
Ya no hay aroma de caña y café,
y en la montaña el verdor no se ve,
Il n’y a plus d’arôme de canne, ni de café
Et dans la montagne la verdeur ne se voit plus
todo se ha ido, como esfumado
Qué pasará me estoy preguntando,
Qué pasará me estoy preguntando.
Tout est parti, comme en fumée
Que va-t-il se passer ? Je me le demande
Que va-t-il se passer ? Je me le demande
La naturaleza muere y el jíbaro está llorando La nature se meurt et le paysan pleure
La naturaleza perece -caramba- y el jibaro sigue sollozando La nature s’éteint et le paysan sanglote encore
La naturaleza muere y el jíbaro está llorando La nature se meurt et le paysan pleure
Ya no hay aroma de caña, no hay aroma de café ;
Jíbaro qué puede ser, quizás tú sepas la causa.
Il n’y a plus d’arôme de canne, plus d’arôme de café
Pourquoi paysan ? Peut-être en connais-tu la cause ?
La naturaleza muere y el jíbaro está llorando La nature se meurt et le paysan pleure
Y el olor, y el olor, y el olor del cafetal,
Oígame compay Ubaldo,
Eso se está apurando..
Et l’odeur, et l’odeur, et l’odeur du caféier
Ecoute-moi l’ami Ubaldo
Tout cela se tarit
La naturaleza muere y el jíbaro está llorando La nature se meurt et le paysan pleure
etc... (répétition des mêmes paroles)

[1] Selon le guide Ulysse "Puerto-Rico" p 35 : "en 1982, la U.S. Geological Survey s’emploie à tester 19 plages de l’île et doit en fermer 10 pour cause de contamination chimique dangereuse. (...) 12% de tous les déchets toxiques illégaux enfouis aux Etats-Unis se trouvaient sur le territoire portoricain." Ce ne sont que quelques exemples frappants, à mettre en parallèle avec l’urbanisation et l’abandon des campagnes.

[2] Cuatro = guitare d’origine portoricaine utilisée dans la musique rurale et introduite dans la salsa par Yomo Toro.

  • Message 1
    • par dj_pepeluis, 23 avril 2006 - El Jibaro y La Naturaleza

      se esta apurando....s’accelere ou va plus vite besos pepeluis