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El Gran Varón

Willie Colón

Publié le 3 janvier 2003, par : Montunero

Une histoire sur l’homoséxualité, les attentes et déchirures familiales, le Sida en conclusion. Une chanson un peu dure mais marquante.

El Gran Varón

Willie Colón
Album : Altos Secretos / Top Secrets / FANIA 655
Année : 1989
Produit par Willie Colón

- Bobby Allende : Conga
- Willie Colón : Voix principale
- Jimmy Delgado : Bongó
- Bob Franchesini : Sax
- Gary Graham : Keyboards
- Eugene Perez : Basse
- Marcus Persiani : Piano
- Marc Quinones : Timbales, percussions mineures
- Jay Dittamo : Drum
- Sammy Garcia : Percussion
- Jonathan Hanser : Keyboards
- Arturo Ortiz : Keyboards
- Bob Quaranta : Piano
- Jaime Ramos : Trombone

Original Traduction
En la sala de un hospital
A las 9 y 43 nació Simón
Es el verano del 63
El orgullo de Don Andrés
Por ser varón
Fue criado como los demás
Con mano dura
Con severidad nunca opinó
Cuando crezcas vas a estudiar
La misma vaina que tu papá,
Oyelo bien tendrás que ser
Un gran varón.
Dans une chambre d’hôpital,
A 9h43, Simon est né
C’est l’été 1963
Don Andrés est très fier
Que ce soit un garçon
Il a été élevé comme les autres,
D’une main dure,
Avec sévèrité, sans jamais désobéir
Quand tu grandiras, tu vas suivre
La même voie que celle de ton père
Que ce soit bien entendu, il faudra que tu sois
Un homme, un vrai.
Al extranjero se fue Simón
Lejos de casa se le olvido aquel sermón
Cambió la forma de caminar,
Usaba falda, lápiz labial
Y un carterón
Cuenta la gente que un día el papá
Fue a visitarlo sin avisar,
Vaya que error,
Una mujer le habló al pasar
Le dijo : hola que tal papá como te va
¿No me conoces ? yo soy Simón,
Simón tu hijo, el gran varón.
Simon est parti à l’étranger
Loin de sa maison, il a oublié ce sermon
Il a changé sa façon de marcher,
Il mettait des jupes, du rouge à lèvre
Et portait un sac à main
On raconte qu’un jour le père
Partit lui rendre visite sans le prévenir.
Ah quelle erreur,
Une femme l’interpella en le croisant
Elle lui dit : « Bonjour papa, comment vas-tu ? 
Tu ne me reconnais pas ? Je suis Simon
Simon, ton fils, l’homme, le vrai ».
No se puede corregir a la naturaleza
Palo que nace dobla’o,
Jamás su tronco endereza.
On ne peut pas retoucher ce que la nature a fait
Un arbre qui a poussé tordu,
Ne redressera jamais son tronc.
No se puede corregir... On ne peut pas retoucher…
Se dejo llevar por lo que dice la gente
Su padre jamás le habló
lo abandonó para siempre
Il s’est laissé influencer par ce que disaient les gens
Son père ne lui a jamais parlé,
Et l’a complètement abandonné
No se puede corregir... On ne peut pas retoucher…
No te quejes Andrés,
No te quejes por nada
Ne te plains pas, Andrés,
Ne te plains surtout pas
Si del cielo te caen limones,
Aprende a hacer limonadas.
Si des citrons tombent du ciel,
Apprend à faire de la limonade
No se puede corregir... On ne peut pas retoucher…
Y mientras pasan los años
El viejo cediendo un poco
Simón ya ni le escribía,
Andrés estaba furioso
Et pendant que les années passaient,
Le vieux faiblissant un peu,
Simon ne lui écrivait même pas,
Andrés était furieux
No se puede... On ne peut pas retoucher…
Por fin tuvo noticias
De donde su hijo estaba
Andrés nunca olvidó
El día de esa triste llamada.
Enfin, il a reçu des nouvelles
De l’endroit où était son fils
Andrés n’a jamais oublié
Le jour de ce triste appel
Alelelelele lelelele leleleleleeee Alelelelele lelelele leleleleleeee
Alelelelele lelelele lelelelelee Alelelelele lelelele lelelelelee
En la sala de un hospital
De una extraña enfermedad murió Simón
Es el verano del 93
Al enfermo de la cama 10 nadie lloró
Simon, Simooooooon, Simon.
Dans une chambre d’hôpital
Simon est mort d’une maladie étrange
C’est l’été 1993 [1]
Personne n’a pleuré le patient de la chambre 10
Simon Simoooon simon
No se puede corregir... On ne peut pas retoucher…
Hay que tener compasión
Basta ya de moraleja
El que este libre de pecado
Que tire la primera piedra.
Il vaut mieux éprouver de la compassion
C’en est assez de la morale
Que celui qui n’a jamais péché
Jette la première pierre
No se puede corregir... On ne peut pas retoucher…
El que nunca perdona tiene el destino cierto
De vivir amargos recuerdos en su propio infierno.
Celui qui ne pardonne jamais peut être certain
De vivre dans un enfer peuplé d’amers souvenirs.
No se puede corregir... On ne peut pas retoucher….
Alelelelele lelelele lelelelele
Alelelelele lelelele
Alelelelele lelelele lelelelele
Alelelelele lelelele

[1] Dans d’autres versions les dates sont 1956-1986.