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Deldongo à la guinguette

16 juillet 2006

Publié le 1er septembre 2006, par : Chabelita

La guinguette Le Petit Robinson
164 quai de Polangis
94340 Joinville le pont

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Les lampions du Petit Robinson

Le programme était alléchant ce dimanche à la Guinguette, non seulement la prestation d’un des meilleurs orchestres salsa français : Deldongo, et les adieux aux soirées parisiennes d’Aimeline, notre DJ préférée qui a animé des soirées mémorables.

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Deldongo Salsa Group

Malheureusement la date était mal choisie à cause de la canicule, des vacances scolaires et de la concurrence d’un concert du monstre Oscar d’Léon au Cabaret Sauvage [1]. On apprendra aussi que de nombreux danseurs ont préféré profiter de la gratuité des quais de Seine, aux dépens du parquet de 200 m2, des lampions et ventilateurs de la guinguette.

Tout cela a sans doute condamné à mort les soirées salsa à la guinguette Le Petit Robinson (qui n’avaient pas eu lieu depuis un an), ce que nous regrettons vivement.

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Deldongo Salsa Group

Dernièrement des salseros bordelais se plaignaient de la pauvreté du nombre de soirées salsa dans leur ville. Mais en même temps avouaient ne pas aller souvent à la Casa Latina car débourser 10 €, c’était trop. Comment faire vivre des soirées dans ces conditions ? C’est l’histoire du chat qui se mord la queue.

En tout cas les heureux présents à la guinguette ce soir-là ont put se délecter du son des musiciens hors pair de l’orchestre. Tous sont excellents, les arrangements et les textes de Deldongo sont un régal. C’est à n’y rien comprendre quand on voit d’autres orchestres parisiens au niveau nettement inférieur faire le plein. Et les promoteurs ignorer Deldongo, Diabloson ou Franklin Veloz, des orchestres brillants.

Catou avait fait le bon choix dans sa programmation. Il suffit de regarder le nom des musiciens accompagnant Deldongo ce soir-là pour comprendre qu’il y avait du beau monde :

Piano, Voix Deldongo
Basse Stephane Demey
Bongo : Edwin Sanz
Timbales : Jim Lopez
Conga : Jorge Posada
Trompettes : Philippe Slominski
 ?
Trombone Eddy Borges
Sax Thomas Koenig
Voix, choeurs : Jean Paul Tamayo
Elvis Ponce
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Edwin Sanz et Eddy Borges

Deldongo nous a interprété avec beaucoup d’humour les titres de son 1er album : "El Perro", "Marilou Jack", "C’est la Ouate", entre autres.

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Deldongo

Et nous a présenté les chansons de son prochain CD, dont l’excellentissime "La Timbale" que j’adore. Sur le thème de la difficulté de vivre du musicien, il touche au coeur le public avec des arrangements très dansants. Adapter le français à la salsa n’est pas aisé mais Deldongo le fait avec brio, toujours en rime et avec beaucoup d’humour, chapeau Maestro :

Depuis des années je cherche à décrocher la timbale
A monter au firmament et à Sunset boulevard avoir mon étoile
Pour gagner quelques misères, je continue toutes mes galères

Ca me démange de vous dévoiler les soneos de ce morceau, mais je préfére que vous les découvriez sur scène ou sur le prochain CD de Deldongo, car la fin de la chanson est vraiment superbe... Deldongo a un grand talent de compositeur qui devrait démentir le coro :

Choeur :
Non ça ne marche pas, jamais ça ne marchera
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Stephane Demey (basse) et Jorge Posada (conga)

Pour terminer Deldongo est parti dans un délire sur la chanson "Alexandrie, Alexandra" popularisée par Claude François. Cela lui a permis d’improviser de très émouvants soneos à l’attention d’Aimeline. Celle-ci a fait ses adieux au public français [2] avant de se faire entraîner sur la piste invitée par tous les danseurs à tour de rôle.

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Deldongo et Aimeline

Le concert s’est terminé à 1h15 (plus qu’Oscar, non ?) alors que le public aurait bien voulu continuer, car une soirée avec Deldongo et ses compères c’est un réel un enchantement.

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Espèrons que Catou puisse inviter à nouveau Deldongo dans de meilleures conditions. Car en l’absence de la concurrence d’un concert d’Oscar d’Leon et des quais, c’est un groupe qui peut facilement remplir (à craquer) la guinguette. Avec pourquoi pas un retour exceptionnel d’Aimeline aux platines...


les photos sont un peu sombre, à cause de la pénombre de la guinguette, désolée.

Chabelita


[1] Pour ma part j’ai choisi de faire l’impasse, Oscar repassant 15 jours plus tard dans les arènes de Vic Fezensac.

[2] On pourra revoir Aimeline mixer ponctuellement dans des soirées hors de France.