Syndiquer tout le site

Article

Dave Valentin - Biographie

Publié le 15 juillet 2008, par : Maya Roy

Dave Valentin sera le dimanche 27 juillet 2008 en concert au festival Tempo Latino.

JPEG - 12.8 ko
Dave Valentin

Flûtiste virtuose du latin jazz, Dave Valentin refuse d’être enfermé dans une identité musicale purement latine.

Certes ses parents sont originaires de Mayagüez à Porto Rico, mais il est né à New York, dans le Bronx, en 1952. Le cosmopolitisme de ce quartier fait qu’il baigne dès l’enfance dans les musiques cubaines et portoricaines, mais aussi dans la soul, le Rythm & Blues et le jazz. Ce sont les percussions qui l’attirent d’abord, à l’âge de dix ans, il maîtrisait déjà congas et bongos, et c’est comme percussionniste qu’il entre à la New York School of Music and Arts de New York.

Pour séduire l’une de ses camarades flûtistes, il lui demande de l’initier : en un mois, il joue mieux qu’elle ! L’entreprise de séduction échoue, mais à dix-sept ans, il adopte définitivement l’instrument. Il trouve alors un éminent professeur en la personne de Hubert Laws, auprès duquel il acquiert une technique irréprochable et une belle sonorité tout en donnant libre cours à sa virtuosité. Et même si son instrument de prédilection est la flûte traversière, il maîtrise une douzaine de flûtes diverses, des flûtes amérindiennes à celles de Thaïlande en passant par le Japon et la Roumanie.

Premier artiste à avoir signé avec GRP, Dave Valentín a enregistré depuis 1978 dix-sept albums sous son nom pour ce label, dans lesquels figurent nombre de ses compositions.

Tous témoignent des influences multiples qui nourrissent sa musique : jazz, rythmes cubains, brésiliens, pop, funk, rythm & blues... En 1985, il a d’ailleurs été sélectionné pour le Grammy du meilleur instrumentiste de R&B.

Parallèlement, il enregistre et travaille avec nombre d’étoiles de la salsa : la Fania All Stars, Manny Oquendo et le Conjunto Libre, et il sera aussi directeur musical de l’orchestre de Tito Puente avec lequel il figure dans le film de Fernando Trueba « Calle 54 » où l’on peut admirer l’originalité de ses improvisations et sa façon inimitable d’utiliser la flûte à la manière d’un instrument de percussion. Ses solos illuminent aussi d’innombrables enregistrements avec les grands noms de la scène jazz parmi lesquels Herbie Mann, McCoy Tyner, Hilton Ruiz, Humberto Ramírez, Mongo Santamaría, Arturo Sandoval, David Sánchez, Danilo Pérez ou Paquito D’Rivera.

La dernière décennie a été particulièrement féconde pour le flûtiste.

En 1999, il passe chez Concord, enregistre Sunshower, et intègre le Caribbean Jazz Project du vibraphoniste Dave Samuels, magnifique orchestre expérimental avec lequel il enregistre trois albums dont The Gathering, de 2002, couronné d’un Grammy Award du meilleur album de latin jazz. Deux nouveaux albums solo ont paru depuis pour le label High Note : World on a String (2005), allusion à l’un des standards du jazz popularisé par Cab Calloway et Bing Crosby et immortalisé entre autres par Frank Sinatra et Ella Fiztgerald, et en 2006 « Come Fly with me », dont le très sérieux All Music Guide dit qu’il est l’un des meilleurs.

Les musiciens de son quintette Tropic Heat, du nom d’un album de 1993, sont des compagnons de route de longue date.

Le pianiste irlandais Bill O’Connell, également compositeur, est un vétéran du jazz qui l’accompagne depuis vingt-cinq ans, auteur notamment d’un hommage à Tito Puente sur l’avant-dernier album.

Le batteur libanais Robbie Ameen, qui a travaillé avec Dizzy Gillespie, a été aussi batteur du groupe de Rubén Blades Seis del Solar pendant quinze ans. Il connaît à fond les rythmes afro-caribéens.

Avec le bassiste Lincoln Goines, lui aussi un habitué des scènes de jazz latin ou non, il a réalisé « Funkyfying the clave ». « Afrocuban grooves for bass and drums », un livre-audio-vidéo ou l’on entend également le piano de Bill O’Connell.

Enfin, aux congas et au bongó, le Portoricain Richie Flores est un enfant prodige : à huit ans, il jouait à Porto Rico avec Batacumbele et l’Apollo Sound de Roberto Roena. On l’a vu avec Cachao à Tempo 2007, il a remplacé depuis quelques années Milton Cardona dans la formation de Dave Valentín, et il a heureusement appris que disputer la rapidité de frappe à son mentor Giovanni Hidalgo n’était pas le seul chemin du latin jazz.

Un quintette de grosses pointures à découvrir de toute urgence, avec des musiciens qui font circuler la musique, sans oublier que sur scène, Dave Valentín est un véritable showman.

©Maya Roy

  • Message 1
    • par JARRY evelyne, 15 novembre 2013 - Dave Valentin - Biographie

      J’ai eu la joie de connaitre Dave valentin en France lors de sa venue pour une prestation à Montmorency dans le Val d’Oise, il y a déjà bien longtemps ; j’étais vraiment subjuguée par sa musique et sa dextérité à jouer différents instruments, avec une telle facilité et ce qui ne gâte rien, l’homme est d’une extrême modestie et d’une grande gentillesse. J’ai eu la chance de le retrouver quelques années après à un festival de jazz à Vienne en France c’était le temps de joyeuses retrouvailles, et j’ai accompagné le groupe à l’aéroport qui repartait le lendemain. J’ai perdu les coordonnées qu’ils m’avaient alors laissé, après avoir essayé en vain par l’intermédiaire des maisons de disques de le joindre ce n’est que récemment sur Facebook que j’ai pu retrouver virtuellement Dave, j’espère qu’il va me recontacter car vraiment c’est un homme hors du commun extraordinaire musicalement et je voudrais connaître si des dates de concert sont prévues en France je ne manquerais pas de m’ y rendre Bravo aussi à ces musiciens qui sont aussi formidables Merci pour ce message Evelyne