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Cutufla chez lui

Conversation avec Alfredo "Cutufla" Franchesqui

Publié le 1er octobre 2005, par : Chabelita, guayacan

Nous remercions Alfredo "Cutufla" de nous avoir reçus pour ce long entretien qui s’est déroulé chez lui le dimanche 26 juin 2005. Les photos sont issues de sa collection personnelle.

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Chabelita : Comment as-tu débuté dans la musique ?

Alfredo : Avant de commencer la musique j’étais artiste peintre. L’art me plaisait et je suis tombé amoureux de la musique grâce au petit ami d’une de mes tantes. Il jouait dans un orchestre qui s’appelait "Orquesta de los Vigilantes". Il jouait du cuatro (qu’il repose en paix ! car il est décédé). Et ma grand-mère à cette époque me demandait : "ta tante va sortir avec son fiancé, peux-tu l’accompagner ?", c’était la coutume d’avoir des chaperons, tu sais ce que ça veut dire... Quand les jeunes filles sortaient avec leurs fiancés à cette époque, il y avait toujours un gamin qui les accompagnait pour qu’ils ne fassent pas ce que la morale réprouve. C’est à cette occasion que j’ai vu pour la première fois un monsieur jouant sur des timbales il s’appelait "Piñango" (je ne me rappelle pas son nom, son surnom était "Piñango"). Quand je le vis jouer de cet instrument j’ai su qu’il était pour moi. J’avais 13 ans et ça m’a ensorcellé. Dès lors j’ai arrêté de peindre. J’ai rangé mon chevalet, laissé tomber la peinture, attrappé une liga ?, mis un verre de métal qui sonnait ainsi : "pin pin", j’ai déconnecté l’antenne de la télévision de ma mère, car elle avait des spirales, je l’ai mise à côté et elle sonnait : "pssss pssss psss" et ça faisait la cymbale. Et mon oncle m’a acheté une tumbadora avec 13 bolivares, je la mettais en bas ainsi et c’étaient les cuirs. La cloche avec un verre "tin tin". C’est comme ça que j’ai débuté dans la musique. J’avais 13 ans.

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Guayacán : A quelle époque ?

Alfredo : J’ai 51 ans aujourd’hui, mon premier bal professionnel a été à 15 ans, j’ai commencé au début des années 70.

Chabelita : Tu as appris à jouer seul, tu n’as pas pris de cours ?

Alfredo : Non. J’ai appris à jouer la flûte et tous mes instruments seul. J’étais autodidacte, j’ai pris des cours par la suite. César Monge le tromboniste de la Dimensión Latina m’expliquait ce qu’était une croche, une noire,... Ce que voulait dire le "4/2", "4/4".

Le premier groupe dans lequel j’ai joué fut le Sexteto Los Sociales. On jouait des reprises du sextet de Joe Cuba. Le guitariste d’alors était Francisco Rivero Pancho Parra, le premier pianiste de La Renovación. Là je me suis fait ma petite carrière comme timbalero. J’étudiais énormément à l’époque. Je pratiquais 8 heures par jour. Avec Cheo Navarro qui était le timbalero du Grupo Mango (actuellement il dirige Bailatino), Alfredo Padilla...on vivait tous dans le même secteur : 23 de Enero. On se réunissait et on parlait beaucoup d’Orestes Vilato [1], par exemple.

J’ai ensuite rejoint le Sexteto Venezolano mon second groupe. Sont partis avec moi : Kiko Rivero Pancho Parra comme bassiste, Nelson Navas au chant (plus tard il fut le chanteur du Sexteto Juventud).

Le premier disque que j’ai enregistré fut "Hola Ocumare" avec "Principe y su Sexteto", où chante Orlando Castillo "Watusi".

¡Cutufla !
Un de mes amis Jesús Gómez (chanteur du groupe Sonero Clásico del Caribe) m’a appelé un jour. Bien avant que je ne commence à jouer des timbales avec le Sexteto Los Sociales. Il m’a dit : "Qu’est-ce que tu joues ? Je suis un percussionniste complet !" Alors que je ne jouais encore de rien... "Viens chez moi, on va répéter demain matin". A la répétition il m’a dit : "attrape ce bongo, Alfredo". J’ai pris le bongo -à l’envers- et j’ai commencé à jouer. C’est alors que sa mère qui s’appelait Teresa, m’a crié : "Arrête, arrête, arrête. Qu’est-ce que c’est que ça ? Qu’est ce qu’il fait avec ce bongó tout désaccordé. En plus ce bongo est à l’envers. Le bongo on le met comme ça !". C’était elle le directeur de l’orchestre. "Vous ne faites rien d’autre que : cutufla, cutufla, vous allez rester avec vos cutufla maintenant." Et c’est ainsi que j’ai gardé ce surnom.
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revue Swing Latino
Biographie de Cutufla parue dans le numéro ???

A cette époque j’ai enregistré un disque avec Jesús Gómez qui s’appelait "el Rey del timbal", on ne trouve plus ce disque maintenant. Même chose pour deux autres disques que j’ai enregistré avec l’orchestre "La Cosa Nuestra". Je suis resté très peu de temps avec Jesus Goméz, un an environ.

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Après le Sexteto Venezolano, avec mon compère Watussi, Francisco Rivero le pianiste, Nico Monterola, "Venao" Natarciso (on le surnommait "Venao" il était joueur de tres), les trombonistes d’Oscar d’León : Nene et Taito Piñango (les frères Piñango), Hungría Roja au bongo, nous avons formé "La Renovación".

Guayacán : Pour revenir au Sexteto Venezolano, quel style de formation c’était ?

Alfredo : Un sextet : basse, tres et percussions rien de plus. Il n’y avait pas de cuivres. Tous les groupes suivaient le modèle du Sexteto Juventud, un groupe TRES connu au Venezuela, qui a énormément vendu de disques et Tabaco était un chanteur très apprécié, son timbre de voix plaisait beaucoup. Tous les jeunes groupes qui débutaient recherchaient un style proche du Sexteto Juventud.

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Guayacán : Parlons de la Renovación

Alfredo : Après le Sexteto Venezuela, nous formons La Renovación. Leo Pacheco n’en faisait pas encore partie. La Renovación a été créée avec Watussi comme seule chanteur. Nous jouions tous les jeudis dans un endroit nommé "La Distinción". La Dimensión Latina s’est formée à cet endroit, elle n’existait pas encore alors. Avec mon compère Watussi nous avons été chercher Leo Pacheco dans la rue Calle Real de la cañada en el "23 de Enero" pour recruter un autre chanteur pour la Renovación. Nous avons joué dans tout le Venezuela mais cet orchestre n’a pas duré longtemps avec ses membres originels. Le pianiste est parti, Watussi a rejoint "Federico y su combo", "Los Satélites" pardon, et moi le Sexteto Juventud. Leo Pacheco est resté avec la Renovación et ils ont fait d’autres disques. J’ai fait leur premier enregistrement avec Watussi, un 45 tours appelé "La Renovación".

Ma véritable carrière de musicien a commencé avec le Sexteto Juventud.

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Guayacán : Tu es resté combien de temps avec le Sexteto Juventud ?

Alfredo : A peu près 5 ans. Avant que Tabaco ne parte, je suis arrivé comme timbalero. C’était l’époque du disque "el Pato" mais je n’ai pas participé à ce disque. Ayant eu quelques mésententes avec Olínto Medinas (bassiste directeur du groupe), Carlos Quintana "Tabaco" a décidé de se retirer du groupe. Et c’est moi qui ait été chercher mon ami Nelson Navas, le chanteur du Sexteto Venezuela. Il est entré dans le groupe et nous avons enregistré immédiatement "Espiritualmente" avec le label Discaracas. Ce titre a été un grand succès en Colombie. Cela dure encore aujourd’hui. Cette chanson a frappé plus que tout autre du Sexteto.

Chabelita : Tu as écrit la chanson ?

Alfredo : Oui, moi et Raúl Parada. Dans le quartier de Raúl Parada ("Yaritagua") nous avons écrit cette chanson. On était jeune, on buvait des bières et on se mettait à écrire. On répétait. C’est ainsi que sont nées les lignes mélodiques, los cortes et tout.

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Guayacán : C’est l’époque durant laquelle la salsa venait réellement du Barrio (NDT : quartiers populaires)...

Alfredo : Oui. On ne parlait pas de "clave", on ne savait pas s’il s’agissait d’une "clave" 3/2 ou 2/3, avant on ne parlait pas de ça, il était plus question de sentiments. Les chansons de "Espiritualmente" et "Vestida de Blanco" sont hors "clave" mais à cette époque on jouait avec beaucoup de coeur.

Chabelita : Vous avez fait beaucoup de concerts ?

Alfredo : Oui, avec le Sexteto on a été jusqu’aux Antilles Néerlandaises, une fois par an on faisait un concert pour une prison, on jouait beaucoup... Cela nous a apporté une grande satisfaction, nous avons gagné de nombreux prix, en plus de ceux que le Sexteto avait récolté auparavant. Ce groupe à énormément vendu de disques, surtout dans les quartiers populaires vénézuéliens, et il continuera à le faire.

Guayacán : Quand tu es parti du Sexteto Juventud, c’est parce que l’orchestre c’est dissous ou tu es parti seul ?

Alfredo : Non, le groupe a continué. J’ai participé à la Descarga de los Barrios, une formation dans laquelle venaient tous les musiciens de Caracas pour participer à une descarga (Jam Session) et jouer gratuitement tous les dimanches dans les quartiers populaires. Quelque chose d’incroyable.

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Ce mouvement a duré 4 ans. J’ai fait un film de 45 min. de la "Descarga de los Barrios" que j’ai laissé à Pedro Viloria directeur du groupe. Et il a perdu le film ! J’en avais une autre partie que j’ai laissé à l’épouse d’un de mes amis. Celui-ci est mort et maintenant sa femme ne sait plus où se trouve le film... Le document se promène donc...De cette formation il n’y a jamais eu de disque. Les meilleurs musiciens du Venezuela venaient, parfois ceux de New-York de passage jouaient dans la descarga : Eddie Montalvo, José Mangual Jr, Harry Aguiar (tromboniste de Héctor Lavoe)... On jouait de tout, des compositions de tous les groupes... Chacun connaissait les chansons des autres, on jouait de tout... Par exemple, quand César Monge venait, il apportait les arrangements de la Dimensión Latina et on les jouait.

Chabelita : Pourquoi la Descarga de los Barrios s’est arrêtée ?

Alfredo : Au bout d’un moment... chacun est parti de son côté. De là est né le "Grupo Mango", le quartet "Los Compadres" et bien d’autres orchestres. Ce n’était pas un groupe mais une réunion de musiciens qui étaient là pour la descarga, c’est un orchestre qui n’a jamais existé. Malgré tout les gens en parlent encore.

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Pour revenir au Sexteto Juventud, quand je l’ai quitté, nous avons formé le "Cuarteto Los Compadres". Avec : Nano Grand, Raúl Parada (tres), Larry Briceño (basse), et moi. Nous sommes restés 5 ans ensemble mais sans jamais réussir à enregistrer. Nous avions un style à la Melón, avec des reprises de la Ponceña : on faisait les mambos et les cuivres avec la voix. C’est le dernier groupe dans lequel j’ai joué avant de partir pour les Etats-Unis.

Guayacan : Cela eut lieu quand et pourquoi ?

Alfredo : Je suis parti à New York en 77 ou 78. Je voulais étudier la musique, étudier les baguettes et aussi changer d’air. Mon compère Watussi était déjà à New York. J’ai tout de suite fait un remplacement chez Manny Oquendo ce qui m’a permis de connaître des gens. J’ai fait partie de "Los Rumberitos", un groupe de tambours uniquement. Ensuite on a monté un groupe avec Johnny Sedes, duquel est sorti "Barlovento" avec Watusi. Je devais jouer avec Angel Canales, mais ça ne s’est finalement pas fait. A partir de là je suis parti en Europe.

Guayacan : Tu es resté peu de temps à New York ?

Alfredo : Non, je suis resté pas mal de temps. Ce qui s’est passé c’est que je ne souhaitais pas jouer dans des clubs car on y gagnait pas bien sa vie. [2]. A cette époque on gagnait entre 25 et 30 dollars par bal, les musiciens gagnaient beaucoup d’argent quand ils allaient au Venzuela, en Colombie, quand ils jouaient dans les Carnavals...

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Alfredo Cutufla et Tito Puente

Chabelita : C’est à ce moment là que tu as rencontré Tito Puente ?

Alfredo : Tito Puente je l’ai rencontré avant au Venezuela. Nous n’étions pas de proches amis mais oui on se connaissait, il m’invitait toujours à jouer à ses concerts.. Nous avons fait un programme de télévision ensemble au Venezuela. Nous avons joué à New York et en France (au "Fill One") ensemble.

Guayacán : Comment es-tu arrivé de New York en Europe ?

Alfredo : Je suis arrivé dans les années 80. D’abord au Luxembourg, puis je suis resté à Amsterdam avec un de mes amis. Je suis arrivé de New York avec Cuchi Almeida, pour un contrat à Bruxelles. Le contrat n’a pas été honoré, mais je suis resté avec un ami à Amsterdam, j’y suis resté 9 mois. J’ai alors commencé à jouer à Bruxelles et je vivais entre les deux villes. A Bruxelles je jouais avec le groupe "La Salsa de Hoy" avec le conguero Willie Acosta, le bassiste Leslie López, le pianiste José Ávila, le chanteur Chin Valentín. Puis je suis parti en France pour un contrat de 2 mois ... j’ai connu ma femme... et je suis resté.

A Paris j’ai commencé à jouer avec Los Salseros : Rodolfo Pacheco (voix), Candela (timbalero), Cuchi... Puis de "Los Salseros" je suis passé à "La Manigua" (1985). Ce fut une des plus grandes formations (salsa) française au niveau de l’organisation,... elle comportait le bassiste-arrangeur Daniel Lagarde, Guillermo Fellové à la trompette. Dans la Manigua originale le timbalero était El Negro Trasante [3] (qui a ensuite joué avec les Gipsy Kings), il est parti et j’ai pris sa place. Il y avait Charuto Capuano chanteur, Mario Canonge piano et Miguel Gómez aux congas. Nous sommes restés un certain temps ainsi puis nous avons ajouté une trompette : Patrick Altero a été recruté. Fellové est parti laissant sa place à Philippe Slovinsky (qui joue avec Poleo aujourd’hui). Nous avons joué dans les meilleurs festivals européens, nous avons même fait la 1ère partie de Miles Davis à Juan-Les-Pins.

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Javier Plaza

Nous avons enregistré l’unique disque de La Manigua "Mambo".

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Le groupe s’est ensuite séparé. J’ai alors intégré le "Combo Ven Tu" avec Felipe Monge au piano, Enrique Fernández (fut directeur musical de Mario Bauzá, maintenant il fait partie de l’orchestre de Tito Puente, sax), Cuchi Almeida, Rodolfo Pacheco et moi. Nous avons seulement enregistré une démo, rien de plus. La Charanga Nueva a été crée en 1987, je ne jouais pas de timbales au départ mais guïro et campana. Le timbalero était un français qui s’appelait Claude, Mario Masse à la flûte, le bassiste était Mas Colnel et le pianiste : Bibi Lucien.

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Puis chacun a fait son truc et nous sommes restés : Gilles, Hubert, le violiniste Jean-Luc Pineau, Rodolfo Pacheco, Cuchi est entré comme bassiste, le pianiste était Franklin Losada.

Nous sommes tous restés ensemble sauf Gilles parti en Guyane. Nous jouons plus séparément qu’avec La Charanga car c’est un orchestre qui coûte très cher et qui est difficile à maintenir : 15 musiciens, tous professionnels..

Depuis 1988 le chanteur est Javier Plaza, il a toujours chanté avec la Charanga Nueva, il vivait à Paris mais a émigré à Cologne.

Cet orchestre n’a jamais eu de période faste. Nous n’avons pas eu quelqu’un pour nous représenter, pour vendre le groupe. Si le groupe s’est maintenu c’est parce que les personnes sont bonnes, responsables. Chacun a sa carrière à côté.

Les enregistrements réalisés avec la Charanga Nueva n’auraient pas vu le jour sans mon gran ami, le producteur Philippe Labroue, sa femme Marion et ses parents. Sans son aide il aurait été impossible de sortir les videos et disques de la Charanga Nueva.

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Pochette Bailen Mi Charanga

Mais ce groupe il faut le voir jouer avec 15 personnes !

Nous jouons nos propres chansons, les arrangements sont les nôtres. Rien de copié. Un des rares orchestres ici qui ait un répertoire original. Et nous avons un répertoire capable d’assurer 3 concerts à la suite ! Toutes les chansons sont de Javier Plaza, Mauricio Coppola et moi-même.

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Cuchy Almeida

J’ai dédié un titre à Mongo Santamaría car personne ne lui a fait aucun hommage jusqu’ici. Or, c’était un des plus grands musiciens de son époque. J’ai aussi écrit sur un pianiste qui s’appelait Jorge Dalto. Sa dernière formation fut "Son Primero" [4]. Ce sont les deux seules chansons qui ne sont pas à nous : un titre qui se nomme Cuco Y Olga, où j’ai modernisé les arrangements de Mongo Santamaría (j’y ai mis des violons et choeurs, le morceau était instrumental), et l’autre "Ya Lo Ves" du groupe "Son Primero", remodelé. Tous les autres titres sont des morceaux originaux.

Guayacán : Et que manque-t-il au disque pour sortir ?

Alfredo : Rien, nous sommes en train de le mixer, nous allons laisser passer l’été... Et surtout nous cherchons une maison de disque qui veuille bien distribuer le produit. Le plus dur, studio et enregistrement avec 15 musiciens on l’a déjà fait.

Guayacán : Par conséquent il ne nous reste plus qu’à te souhaiter de trouver cette maison de disque, et que tout se passe très bien avec ce nouvel album.

Alfredo : Effectivement, merci !

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Alfredo ’Cutufla’

Retrouvez ci-dessous des extraits du dernier album de Cutufla :

Cutufla extrait 2
(C) Alfredo Cutufla (P) Studio Labroue
IMG/mp3/Cutufla2.mp3
Cutufla extrait 5
IMG/mp3/Cutufla5.mp3

et encore plus d’extraits ICI en attendant la sortie du CD.


[1] grand percusionniste, voir ici NDLE

[2] Alfredo nous a raconté qu’il est arrivé avec beaucoup d’argent à New York car au Venezuela les musiciens vivaient très bien à l’époque : "cet argent que j’avais quand je suis arrivé à New York, je n’ai toujours pas réussi à le récupérer après tant d’années"

[3] Jorge Trasante, interview ICI.

[4] voir ICI NDLE

  • Message 1
    • par Chabelita, 12 février 2006 - > Extraits CD Cutufla

      Retrouvez des extraits du dernier CD de Cutufla dans l’interview "Cutufla chez lui" (bas de page).

      Bientôt en vente...

      Sur le Web Cutufla chez lui