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Bobby Valentín - Biographie VI

Bobby Valentín et son orchestre

Publié le 5 avril 2004, par : Chabelita

Après 35 ans de carrière toujours au "top" !

- Comme jamais.

La production Como nunca ouvre la décennie 90 avec "Ayer la vi" chantée par Tato Peña ; "Que si pienso en ti" de Roberto Anglero chantée par Giovanni Lugo. "Con El Amor Nunca Se Juega", "Si Un Dia Te Sientes Sola", "Sin Temor Ni Medidas", "Complicacion", "Como Me Duele La Piel", "You’ll Never Find", "Al Reves".

Le 2 juin 1991 un hommage est donné à Valentín et Oscar D’Leon lors du 8ème Día Nacional de la Salsa à Puerto-Rico.

La date du 9 septembre 1991 marque la célébration des 25 ans du groupe, concert enregistré sur l’album 25 Aniversario Del Rey Del Bajo (Bronco 159) au Centro de Bellas Artes de San Juan. Avec de nouvelles versions des succès : El Pollito, Margarito, Huracán, Cuando te vea, Pirata de la mar, Soy boricua avec les voix des chanteurs originaux.

Le chanteur Tato Peña quitte l’orchestre en 1991 et Giovanni Lugo en 1994.

En 1992 sort Donde lo dejamos (où en étions-nous resté ?) avec Marvin Santiago. Ce dernier ayant dû quitter l’orchestre à cause de sa dépendance aux drogues, qui l’a conduit en prison. Ils sont à nouveau réunis avec les titres : El Barrendero, Me Voy pa ’l campo a vivir de Roberto Anglero, Pongale a usted la rima et Se unieron, se unieron. No Recuerdo No Recuerdo, Detras De Ese Disfraz, Ahora Dime Si Me Quieres, Oyeme Locutor. Ce disque a eu un succès confidentiel à sa sortie faute de marketing [1]

En 1993, il est arrangeur pour le projet Descarga Boricua de Frank Ferrer.

Bobby Valentín qui rêvait d’avoir son propre groupe de Latin Jazz débute avec Bobby Valentín y su Latino Acústico au théâtre de l’université de Puerto-Rico.

Le 11 juin 1994 il rejoint ses collègues de la Fania pour le 30ème anniversaire du groupe au Coliseo Hiram Bithorn de San Juan.

En 1996 sort Symbol Of Prestige (Bronco 166) la couverture de l’album reprèsente une piscine ayant une forme de basse qu’on imagine placée dans le jardin de Bobby Valentín.

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Symbol Of Prestige - 1997

Une femme fait partie du trio de chanteurs : María "Marina" Marrero, avec Héctor Iván Rivera et Johnny Vázquez, ils chantent ensemble sur Como no creer en Dios, María Marrero chante Una mujer y no la esclava de Harry Suárez, Cuéntale d’Alberto Bourbon. Héctor Iván Rivera chante Yo soy tu dolor de Tito Rodriguez, No llores más, Johnny Vázquez : Amor de fax de Harry Suárez. Marina n’est pas restée plus d’un an, les deux autres sont restés.

- La grande réunion.

En 2000, il réunit de vieux amis et chanteurs de son orchestre. Frankie Hernández et Luigi Texidor, Johnny Vázquez, Johnny Pacheco et Néstor Sánchez font partie de La Gran Reunion (Bronco 170) première production du nouveau millénaire. [2]

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La Gran Reunion - 2000

On y retrouve de grands succès de l’orchestre : Ahora Me Toca, El 18 Mecino, Pasion De Fuego, Se Me Olvido Que Te Olvide, Bueno Que Me Pase, El Telegrama, Los De La Esquina, Filosofia De Un Confinando, La Flaca, Mucho Cante, Sal A Buscar, Se Me Olvido Que Te Olvide (Version Balade) , Bajo Con Piano-Piano Con Bajo.

Frankie Hernández décéde le 13 janvier 2001 à 56 ans.

Johnny Vázquez se retire du groupe après 27 ans et 15 disques. Fin d’une grande époque.

Le 27 février 2002 à la prison d’Etat de PR, un concert est donné avec : Cheo Feliciano, Papo Lucca, Roberto Roena, Giovanni Hidalgo, Marvin Santiago, Luigi Texidor, Wichi Camacho, Josué Rosado, Héctor Iván Rivera, Charlie Aponte, et Rubén Blades : 35 Aniversario En Vivo : Vuelve A La Carcel, 2 CD et DVD (Bronco 171).

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Bobby Valentín vuelve a la carcel - 2002
35 aniversario en vivo

Bobby Valentín retourne à la prison "l’ours blanc" [3], vétu d’un uniforme jaune de prisonnier, menottes aux poignets, entouré de deux policiers ... Rassurez-vous, son incarcération est temporaire ! Il fait une entrée théâtrale, devant 600 détenus, sur les premiers accords de Son 35, son 4 Cuerdas, [4] pour célèbrer les 35 ans de son orchestre [5] :

  • Son 35, son cuatro cuerdas, un vacilón que no tiene fin, el que no sepa que aprenda... escuche usted la Orquesta de Bobby Valentín... Su carta de presentación es su experiencia... Son 35 cuerdas, no hay quien su paso detenga"

La fête prend son envol avec Cuidado, un mambo-jazz où Bobby Valentín présente ses musiciens et les laisse s’exprimer : Giovanni Hidalgo sort du lot aux congas. Héctor Iván fera monter la température avec Aquí no me Quedo. Sur El Jíbaro y la Naturaleza on retrouve la voix claire et puissante de Josué Rosado qui lance l’appel du jíbaro dénonçant la modernité qui détruit son milieu ambiant. Sur cette chanson il faut écouter le solo de cuatro de Pedro Guzmán. Luigi Texidor chante El Muñeco de la Ciudad avec un solo aux congas de Kashiro Thompson. On retrouve Luigi Texidor sur Jacobo Basura. Marvin Santiago chante No quiero Morirme Todavía (alors qu’il connait de graves problèmes de santé) et Por el Ojo de la Cerradura. Vient le tour de Cheo Feliciano qui rend hommage au grand interprète de boléros : Vicentico Valdés dans Conversación en Tiempo de Bolero, il chante aussi la composition de Curet Alonso La Leonor. Cantaré con una Orquesta est interprèté par Wichi Camacho. Sur Ven Rumbero Charlie Aponte avec sa technique d’improvisation bien rodée a invité ses amis à rivaliser avec lui sur les soneos (morceau reproduit uniquement sur le DVD), un moment magique où les soneros se livrent une bataille amicale. Rubén Blades chante La Belleza del Son et El Caiman. Rubén Blades avait écrit La Belleza del Son pour qu’elle soit interprètée par Marvin Santiago. Ici Rubén l’interprète comme il aurait voulu qu’elle le soit. Cette chanson parle aux condamnés :

  • ’...Solamente será libre el que tiene el alma abierta, el que no cierra la puerta a su propia humanidad, el que busca la verdad y crea su propio destino, el que endereza camino a punta de voluntad sin que importe dónde está ni cuan dura sea la vida, siempre se encuentra una salida pal que vive con dignidad. Es una simple verdad que hoy comparto con ustedes, que aún entre cuatro paredes, el alma vive en libertad...’.

Le final est un thème instrumental : Amigos avec Papo Lucca au piano et Roberto Roena au Bongó.

Achetez d’urgence le CD et le DVD de cet évènement, ils sont devenus des classiques pour tout bon salsero !


La carrière de Bobby Valentín est loin d’être terminée [6] et nous ne manquerons pas d’ajouter quelques chapîtres sur ce sujet.




[1] Selon le journal "Primera Hora" de Puerto-Rico édition du 15 octobre 2003, ce disque a eu peu d’impact car il : "coincidait avec l’hospitalisation du bassiste vétéran, qui a souffert de plusieurs opérations". Les biographies officielles ne mentionnent pas cet épisode de la vie de Bobby Valentín.

[2] Tous les musiciens sont : Nestor Sanchez, Luigi Texidor, Frankie Hernandez, Johnny Vasquez, Hector Ivan Rivera, Bobby Valentin : Basse, Charlie Sepulveda : Trompette, Angie Machado : Trompette, Jose Rios : Sax Alto, Roberto Calderon : Sax Baryton et alto, Eliut Cintron : Trombone, Jose Lugo : Piano, Wilfredo "Willito" Lopez : Congas, Wilfredo "Freddy" Miranda : Timbales, Celso Clemente Jr. : Bongo, Pichie Perez : Maracas et guïro, Luisito Carrion : choeur, Frankie Hernandez : choeur, voix, Osvaldo Roman : choeur, Jorge Laboy : Guitare, Martin Nieves : Clavier, Papo Valle et El Trio Borinquen : trio de voix, Johnny Pacheco : Invité spécial sur "Sal a Buscar".

[3] Oso Blanco vieille prison de Puerto-Rico dont la fermeture est programmée.

[4] Chanson composée pour l’occasion et interprètée par Josué Rosado et Héctor Iván Rivera, chanteurs actuels de l’orchestre.

[5] 27 ans après son premier concert enregistré dans une prison.

[6] A l’heure actuelle Valentín reste à la tête de Bronco Records et de son orchestre.