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2007 Toros y Salsa Festival / concert de Bailatino

Publié le 1er octobre 2007, par : Chabelita

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Bailatino
Toros y Salsa 2007

Bailatino est avant tout une famille, ces musiciens unissent leurs partitions d’autant plus facilement qu’ils ont derrière eux 12 ans d’expérience en commun.

Une famille, cela implique que tous sont sur un pied d’égalité, tous composent, arrangent et apportent leur pierre à l’édifice.

Avec Bailatino pas de chansons sirupeuses érotico-romantiques qui font vendre et passer à la radio, mais une salsa pure et dure, sans concessions. On retrouve l’essence de ce genre musical : la saveur du barrio et le respect des formats classiques : le cha-cha-cha, le danzon, la charanga, le boléro, le guaguanco, le son montuno. En ce sens ils sont en totale résistance face au système actuel.

Sur scène, on a le bonheur de retrouver toute l’excellence des albums, avec les solos en plus. Comment font-ils seulement à 9 pour sonner comme ça ?

Samedi 8 septembre 2007

En costume noir, ils nous ont présenté leur univers, en commençant par « El Bigoton », surnom de Phidias Danilo Escolona, célèbre animateur de radio et de télévision qui a popularisé le nom et le genre Salsa au Venezuela.

El santo del bigoton pronto se celebrará
Con sus tremendos mostachos en radio y televisión
A las nenas vuelve locas este Phidias « el bigoton »
(...)
Phidias Danilo Escalona es el que tiene el sabor
Con su programa de radio es tremenda sensación
A las doce de la tarde no pierda programación
Bientôt on fêtera la Saint « du moustachu »
Avec ses superbes moustaches à la radio et à la télévision
Il rend les filles dingues, ce Phidias « le moustachu »
(...)
Phidias Danilo Escalona est celui qui a la saveur
Avec son programme de radio il fait sensation
A midi n’oublie pas l’émission
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Johan Muñoz
Toros y Salsa 2007
Bailatino
©Chabelita

Ce morceau est vocalisé par le charismatique Edgar Dolor Quijada qui chante en souriant avec une diction parfaite et un délicieux respect de la clave.

Tous les membres de l’orchestre chantent les chœurs et dansent. Les arrangements sont ciselés et respectés à la lettre.

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Mortadelo

Le second « sonéro » et benjamin du groupe, Marcial Isturiz, prend le relais pour chanter « Conoci tu falsedad » avec un timbre puissant. Ce morceau se poursuit avec un solo d’Eliel Rivero au trombone.

Tu falsedad ya la conocí
Con ella aprendí, algo nuevo en la vida
J’ai connu ta fausseté
Avec elle j’ai appris quelque chose de nouveau dans la vie

Les autres ne seront pas en reste et pourront s’exprimer chacun à leur tour : Alberto Crespo au piano, Johan Muñoz au trombone et Alexis Escobar à la flûte traversière.

On poursuit l’incursion dans le monde de Bailatino avec « La Mansión » = « la demeure » où Edgar chante l’amour de deux personnes de classes sociales différentes, ce qui n’est pas du goût de tous. Dans un milieu où « El amor se mide por cifras, que atrocidad ». On retrouve Alexis Escobar à la flûte et Cheo Navarro aux timbales.

Le respect de la salsa passe par la maîtrise de l’improvisation ; cet art est salué sur le thème « Invitación al soneo », écrit par Eliel Rivero. Où Marcial et Edgar rendent hommage aux Soneros, tout en montrant leur savoir-faire : “Aqui les cantan Marcial Isturiz representando la nueva generacion”.

¿En donde estan los soneros del ayer ?
Unos se han ido y otros tardan en volver.
Où sont les soneros d’hier ?
Certains nous ont quitté et d’autres tardent à revenir.

La grande force collective de l’orchestre se poursuit avec « Amigo nunca », « Mi vecina » et l’époustouflant morceau « Muñeca » cousu-main pour Alberto Crespo qui force le respect dès l’introduction, et qui continuera à épater dans des solos tout au long du morceau. Cheo Navarro fait une démonstration au bongo.

On poursuivra avec leur signature « Bailatino llego » :

Llego la hora de tocarle a los bailadores
Con nuestro ritmo tropical y sus cantores
Damos las gracias a nuestros seguidores
Que ahora podran disfrutar de nuestras canciones
Es por ustedes que esta vivo este momento
Que con sus fiestas revivieron el encuentro
De aquellos rumberos de viejos tiempo
L’heure est arrivée de jouer pour les danseurs
Avec notre rythme tropical et ses chanteurs
Nous remercions ceux qui nous suivent
Qui peuvent maintenant jouir de nos chansons
C’est pour vous que ce moment existe
Avec leurs fêtes ils ont fait revivre la rencontre
De ces danseurs des temps anciens

Le dernier morceau est devenu un hymne dans le quartier de Marín (Caracas, Venezuela) « Pa’Guapacha » chanté par Marcial qui rend hommage à un grand percussionniste cubain, qui a formé des générations de vénézuéliens et dont le souvenir n’est pas près de s’éteindre dans son quartier :

Dicen que estan sonando los tambores
Alla en el barrio
La gente por la avenida empieza a subir
Para oir a Guapacha, arriba en Marín

Rumba sones y guarachas
Tambo chachacha y boleros
La alegria esta en la parte
Llegando ya los rumberos
Tambien vienen los que saben para cantar con los cueros
On dit que les tambours sonnent
Là-bas dans le quartier
Les gens par l’avenue commencent à monter
Pour entendre Guapacha, là-haut à Marín

Rumba, Son et guarachas
Tambo chachacha et boleros
La joie est là
Les danseurs arrivent déjà
Viennent aussi ceux qui savent chanter avec les cuirs

Felipe Blanco -élève de Guapacha- nous offre un solo de congas. José « Mortadelo » Soto fera chanter sa basse et les doigts d’Alberto Crespo pétilleront à nouveau sur le clavier de son piano.

Dimanche 9 septembre 2007

Et comme souvent à Dax, le concert du lendemain sera totalement différent.

Bailatino aura la tâche de clôturer le festival.

« Bailatino Llego », « Tu falsedad » et « La Mansion » nous ferons retrouver la saveur du concert de la veille. Tandis que « Cualquier Zapato me sirve » verra débarquer sur scène les musiciens des autres orchestres du festival. Ainsi Alberto « Kriptony » Texeira (Grupo Esencia) viendra faire un duel de Soneros avec Marcial Isturiz qui durera de longues minutes entre le choeur "Cualquier zapato me sirve para echar un pie". De ce fait le thème de la chaussure reviendra souvent dans les improvisations, même si je n’ai pas tout compris des blagues qui faisaient bien rire Marcial quand il disait par exemple "Puerto Rico y Venezuela son dos vias del chuchu tren". Pendant ce temps le timbalero du groupe Esencia a attrapé les baguettes délaissées par Cheo Navarro alors occupé au bongo.

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Eddie ’guagua’ Rivera + Alberto Crespo
Toros y Salsa 2007
©Chabelita

Le phénomène prendra de l’ampleur sur « Mi Vecina » où tous les trombones du festival viendront souffler en même temps. Indescriptible ! Trombones de Bailatino Eddie « Guagua » Rivera empruntera la basse de Mortadelo, qui n’aura plus qu’à nous montrer ses talents de danseur et de choriste. Le timbalero d’Iba a Se rejoindra la fête. Les musiciens souligneront la rencontre historique -ici- sur la même scène, des musiciens de Puerto Rico, Cuba et du Venezuela jouant ensemble. Le pianiste du Conjunto Chappottin est venu remplacer Alberto Crespo au piano qui en a profité pour immortaliser l’événement sur son appareil photo. Il fallait voir la béatitude de tous les musiciens et du public à ce moment-là ! Unique.

Les choses se calmeront sur la chanson suivante, probablement un titre du 3ème album de Bailatino qui devrait sortir en décembre-janvier. Où Cheo Navarro nous offre un énorme solo de timbales. Le timbalero et le saxophoniste-flûtiste d’Iba a Se resteront sur scène avec Bailatino.

« Invitacion al soneo » verra le retour d’Alberto « Kriptony » Texeira et des musiciens cubains (Conjunto Chappottin) sur scène.

Le tout se terminera en apothéose sur « Muñeca » avec Eddie ’Guagua’ Rivera jouant la basse les yeux fermés.

Les musiciens ne comptaient pas s’arrêter, ils ont offert un bonus-track en coulisses : tous les trombones ensemble pour une ultime descarga.

Merci François, j’en ai encore la chair de poule.

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  • Message 2
    • par Chabelita, 27 janvier 2010 - 2007 Toros y Salsa Festival / concert de (...)

      C’est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons ce 27 janvier 2010 le décès d’Alexis ESCOBAR le flûtiste de Bailatino. Toutes nos pensées vont à la famille de ce talenteux musicien qui avait su charmer son public à Dax en 2007. Et à ses amis de Bailatino qui doivent être ébranlés par ce malheur si soudain.

  • Message 1
    • par rito duarte, 22 janvier 2009 - Bailatino à Toros Y Salsa - Dax 2007

      soy de venezuela bailatino es el mejor yo quiero este concierto como hago soy presidente de una asosiacion ASOCOSALSA es de coleccionista me podris ayudar a conseguirlo mi mail es rduar4@gmail.com orishalatinbar@hotmail.com cualquier infomacion por favor enviamela por mail